Du soutien financier et des ressources pour les entreprises touchées par la COVID-19.

Soutien pour les entreprises touchées par la COVID-19.

Lettre économique mensuelle

Avril 2021

Feature article

C’est chaud, c’est chaud!

Non, on ne parle pas de la température, mais plutôt du marché résidentiel qui continue de fracasser des records. La pandémie a changé les préférences en matière de logements de nombreux Canadiens. Résultats: on enregistre des augmentations de prix moyen de 17 % pour l’ensemble du pays et même de 35 % dans certaines municipalités. L’engouement se poursuivra-t-il encore longtemps? L’augmentation des prix est-elle rationnelle ou y-a-t-il une bulle immobilière au Canada?

Les prix sont en hausse partout au pays

Malgré une sévère récession en 2020, le marché immobilier n’a pas bronché. S’il y a un secteur qui en aura surpris plus d’un durant cette crise, c’est sans doute le marché du logement.

À preuve: la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoyait, au début de la crise, une baisse du prix moyen de 9 à 18 % comparativement aux niveaux antérieurs à la pandémie. Or, en février 2021, l’indice des prix des propriétés MLS avait au contraire bondi de 17 % par rapport à pareille date l’an dernier – avant que la pandémie ne frappe le Canada.

Cette hausse est observée partout au pays alors que les prix ont augmenté entre janvier et février dans 39 des 40 marchés couverts par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI).

La dernière fois que l’indice des prix des logements avait connu une telle croissance, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) avait procédé à un resserrement des mesures macroprudentielles pour freiner la hausse. Des mesures fiscales avaient aussi été adoptées afin de restreindre l’investissement spéculatif étranger sur les marchés de Vancouver et Toronto.

Y a-t-il une bulle?

La crainte d’une bulle immobilière au Canada plane depuis plusieurs années. En fait, cette menace refait régulièrement surface depuis la crise qu’a connue le marché immobilier américain en 2008. Certains analystes immobiliers et économistes ont récemment sonné l’alarme.

Une bulle n’est pas simplement une augmentation rapide des prix. C’est une augmentation rapide des prix stimulée par une importante demande – une demande déconnectée des facteurs fondamentaux et non soutenable.

La SCHL estime que des risques de surchauffe s’accentuent un peu partout pays, mais que le risque de surévaluation des propriétés dans l’ensemble du Canada est modéré. D’ailleurs, l’évaluation globale de la situation en mars dernier demeurait modérée. Par contre, si l’engouement exagéré observé dans plusieurs marchés continue à ce rythme, les indicateurs pourraient basculer au rouge rapidement. Le tiers des régions métropolitaines sous la loupe de la SCHL ont augmenté de niveau de vulnérabilité depuis décembre.

Nouvelles préférences

La pandémie a effectivement modifié les préférences des acteurs du marché. Les acheteurs cherchent des habitations plus grandes et sont prêts à s’éloigner davantage des grands centres urbains.

Des ménages qui économisaient pour pouvoir s’offrir un pied-à-terre en ville ont préféré la périphérie – là où ils avaient probablement déjà les moyens d’acheter. Il y a donc une hausse importante de la demande.

Du côté de l’offre, les personnes âgées qui songeaient à déménager en résidence ont probablement décidé de remettre à plus tard ce projet, compte tenu que ce type d’habitation a eu mauvaise presse durant la pandémie.

Des conditions économiques favorables malgré la récession

En temps de récession, les autorités en place adoptent évidemment des politiques monétaires et fiscales expansionnistes afin de stimuler la croissance économique et l’emploi.

La Banque du Canada a donc abaissé son taux directeur et a procédé à l’achat d’actifs afin de diminuer les taux d’intérêt auxquels font face les ménages. Les gouvernements ont augmenté significativement les transferts aux ménages. Même les mesures sanitaires ont contribué à maintenir indirectement la santé financière des ménages durant la crise, en restreignant la consommation et soutenant ainsi l’épargne.

Par conséquent, la qualité des prêts hypothécaires reste relativement forte, une situation bien différente de celle qui prévalait aux États-Unis en 2008, même si la part des hypothèques avec un ratio prêt sur revenu supérieur à 450 % est en hausse.

À quoi s’attendre?

L’arrivée du printemps annonce généralement le début de la saison chaude pour le marché immobilier. La croissance des prix devrait continuer sur sa lancée en 2021 et même pendant une partie de 2022. La demande demeurera vigoureuse au fur et à mesure que l’emploi continuera de récupérer et que l’immigration reprenne de la vigueur. Le gouvernement fédéral cherche d’ailleurs à admettre plus de 400 000 nouveaux résidents permanents en 2021 (1,2 million au cours des trois prochaines années).

Des vents contraires se lèvent et pourraient légèrement ralentir la frénésie actuelle. D’une part, le marché obligataire utilisé comme taux de référencement pour les taux hypothécaires est à la hausse. Même si la Banque du Canada est déterminée à conserver un faible taux directeur, les taux d’emprunts se sont montrés déconnectés du taux directeur. Il y a fort à parier que la fragilité du marché immobilier et son importance grandissante pour l’économie canadienne forcera la banque centrale à se montrer très prudente lorsque viendra le moment d’augmenter les taux.

Il n’est pas rare qu’un actif soit surévalué, sans qu’il y ait une bulle. Une surévaluation et une correction des prix entraîneraient des conséquences tout autant néfastes pour l’économie – même sans l’éclatement d’une bulle.

D’autre part, la menace spéculative et la crainte de manquer une bonne affaire (Fear-of-missing-out) pourraient amener les autorités publiques à mettre sur pied de nouvelles mesures fiscales ou macroprudentielles afin de ralentir l’exubérance sur les marchés. Le Bureau du surintendant des institutions financières vient d’annoncer qu’il entend reprendre le processus de consultation sur le taux admissible minimal applicable aux prêts hypothécaires non assurés. Par le passé, ce type de politiques s’est avéré efficace à ralentir la croissance, mais seulement momentanément.

L’impact sur votre entreprise

  • Les entreprises œuvrant dans les domaines résidentiel, de la construction et de l’ameublement continueront de profiter de la forte demande et d’une offre limitée.
  • L’approvisionnement en matériaux pour la rénovation et les constructions neuves donnent du fil à retordre aux entreprises. Assurez-vous d’avoir des inventaires prêts à répondre à la demande printanière.
  • La hausse des prix des logements se poursuivra et les taux hypothécaires montent graduellement. Les ménages pourraient donc avoir moins d’argent à dépenser ailleurs dans l’économie.

Canadian economy at a glance

Jamais deux sans trois?

Le Canada n’aura pas su échapper à une troisième vague de la COVID-19. Des restrictions sanitaires ont réapparu en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

L’économie canadienne s’est montrée résiliente face à la seconde vague du virus. Les nouvelles restrictions auront probablement un impact encore plus mitigé sur l’économie grâce à la bonne cadence des campagnes de vaccinations dans l’ensemble du pays. La relance fera probablement encore du surplace au début du printemps avant que l’économie ne redécolle pour de bon cet été.

La relance s’est poursuivie malgré la deuxième vague

Le PIB canadien a augmenté pour un neuvième mois consécutif en janvier. La croissance de 0,7 % est largement supérieure au maigre 0,1 % enregistré en décembre. Encore une fois, la résilience de l’économie canadienne face à la deuxième vague est surprenante. Rappelons qu’en janvier, plusieurs provinces ont durci les mesures sanitaires et forcé la fermeture de plusieurs commerces. Le pays avait d’ailleurs perdu plus de 200 000 emplois pendant ce mois.

Selon les estimés préliminaires de Statistique Canada, le PIB réel aurait augmenté d'environ 0,5 % en février. L'activité économique globale au Canada représenterait alors 98 % du niveau prépandémique.

Impression de déjà vu, la troisième vague frappe

L’économie canadienne aura su tirer son épingle du jeu face à la deuxième vague de la COVID-19. C’est de bon augure pour l’avenir, maintenant que la troisième vague s’est installée au pays. Les provinces les plus populeuses ont annoncé de nouvelles mesures sanitaires qui restreindront l’activité économique pendant quelques jours, voire des semaines selon la province et le secteur d’activité.

Les entreprises et les consommateurs semblent s’être adaptés à la situation. L’économie canadienne se montrera probablement tout autant (sinon plus) apte à résister à la troisième vague pour poursuivre sa croissance. La bonne cadence des campagnes de vaccinations et les températures plus clémentes devraient aider à lutter contre ces variants et freiner cette vague plus rapidement.

Pas de répit pour les secteurs à contact élevé

Même si l’activité économique a traversé la deuxième vague sans trop d’égratignures, ce n’est pas le cas pour tous les secteurs. En effet, la reprise se fera à nouveau attendre davantage pour les secteurs ayant des contacts directs avec des clients.

La relance économique suit la forme d’un K et chaque nouvelle vague accentue les inégalités entre les industries. En janvier, lorsque les restrictions sanitaires de la deuxième vague étaient à leur apogée dans plusieurs provinces, le PIB du secteur regroupant l’hébergement, la restauration, les arts, le divertissement et les loisirs reculait pour un cinquième mois consécutif.

Une reprise de l’emploi identique à celle du PIB

L’emploi a progressé significativement en mars avec l’ajout de 303 000 emplois au pays. Des gains importants ont été faits dans les secteurs les plus touchés par la pandémie et les mesures de confinement. L'emploi a progressé dans le commerce de détail (+ 95 000), dans les services d'hébergement et de restauration (+21 000) et dans l'information, la culture et les loisirs (+62 000). Pour ce dernier secteur, il s’agit d’un premier gain depuis septembre.

Toutefois, cette reprise de l’emploi chez les entreprises à contact élevé sera éphémère et on s’attend à ce qu’une partie de ces gains disparaisse en avril en raison du retour des restrictions. L’emploi réagit fortement dans ces secteurs parce qu’ils sont à forte intensité de main d’œuvre (contrairement aux industries à forte intensité de capital).

La vitesse à laquelle l'emploi s'est redressé en mars illustre bien la dynamique de la reprise: une fois que les restrictions sur un secteur sont levées, l’activité et l’emploi repartent à vitesse grand V.

L’impact sur votre entreprise

  • De nouvelles mesures sanitaires viendront ralentir la réouverture de l’économie. Chaque nouvelle vague du virus allonge la période de reprise de l’économie canadienne.
  • L’impact sur l’économie devrait être assez limité cette fois-ci, compte tenu du bon déroulement des campagnes de vaccinations qui limitent les hospitalisations et la capacité des ménages et des entreprises à s’adapter aux restrictions.
  • La vitesse à laquelle l’emploi s’est redressé en mars indique que la reprise se fera rapidement une fois que les restrictions seront levées dans les secteurs à contact élevé. Assurez-vous d’avoir un plan d’embauche prêt pour la réouverture de l’économie.

U.S. economy at a glance

Tous les voyants sont au vert

Contrairement à plusieurs pays développés, les États-Unis semblent épargnés par la troisième vague. Les indicateurs sont même tous au vert: la vaccination, les nouveaux cas quotidiens, l’emploi, la confiance, rien ne semble pour l’instant mettre en péril la réouverture de l’économie. Si la tendance se maintient, la croissance devrait atteindre 6,5 % en 2021.

Une longueur d’avance

La relance économique américaine devance de plus en plus celle du Canada. La campagne de vaccination américaine a été lente à décoller, mais les perspectives d’immunisation collective gagnent du terrain.

Au début avril, près du tiers de la population avait reçu au moins une dose de vaccin et 17 % de la population était pleinement vaccinée. Chaque jour qui passe est un pas de plus vers une réouverture complète et durable de l’économie au sud de la frontière.

Biden annonce encore des dépenses pour la relance

Après l’annonce d’une aide de 1,9 billion de dollars US destinés au ménage à la mi-mars, le président américain a présenté un plan de 2 billions sur 8 ans afin de soutenir une croissance à plus long terme – notamment par des investissements en infrastructure. L’administration Biden estime que ce programme créera des millions d’emplois. De plus, ce programme sera principalement financé par une augmentation des impôts prélevés aux entreprises (contrecarrant totalement la baisse de 2017).

Enfin des emplois

L’emploi américain a augmenté d’une manière impressionnante en mars. En fait, il s’agit de loin de la meilleure performance depuis l’automne dernier. Environ 916 000 emplois ont été récupérés.

La réouverture de l’économie profite de la vitesse de vaccination des Américains et de la croissance du nombre de personnes immunisées.

La croissance de l’emploi devrait donc se poursuivre, alors qu’il manque encore 8,4 millions d’emplois avant que les États-Unis ne retrouvent leur niveau prépandémique. La récupération de ces emplois pourrait être devancée si le marché du travail continue sa croissance au rythme observé en mars.

L’optimisme est de retour

La confiance des consommateurs a fait un bond impressionnant de 20 points en mars. Le bon déroulement de la campagne de vaccination et les chèques de stimulus déposés dans les comptes des ménages y sont pour beaucoup. L’indice de confiance du Conference Board a atteint 109.7, le plus haut niveau depuis le début de la pandémie. Cette montée en flèche témoigne d’une croissance économique qui devrait se renforcer au cours des prochains mois. Un tel regain d’optimisme se reflète habituellement dans l’achat de produits à prix élevé, comme des maisons et des autos.

La consommation a reculé de 1,2 % en février après avoir augmenté de 3,0 % en janvier. On s’attend à ce que la consommation, propulsée par l’augmentation des revenus découlant du plan de soutien et de nouveaux emplois, affiche de solides gains en mars.

Le manufacturier a le vent dans les voiles

L'activité manufacturière a poursuivi son élan en mars avec un gain de 3.9 points par rapport à février. L’indice des directeurs d’achats (PMI), qui a atteint un sommet en près de 40 ans de 64,7, reflète la reprise du secteur de la fabrication. Cet indice indique la direction dominante des perspectives économiques pour ce secteur d’activité.

Les perspectives pour le secteur sont peut-être même trop fortes. Ce qui pourrait ainsi s’avérer pire que «pas assez».

Nombreux manufacturiers sont en effet aux prises avec des contraintes de production et d’approvisionnement causées par la pandémie qui limite leurs capacités à répondre à la demande croissante. La fermeture in extremis du canal de Suez complique une situation déjà difficile pour les fabricants.

L’impact sur votre entreprise

  • L’investissement massif de 2 billions $ pour les infrastructures au sud de la frontière créera des opportunités importantes pour les entreprises canadiennes. La résurgence du «Buy American Act» limitera probablement le potentiel de gains canadiens, mais l’intégration étroite entre les deux économies ne changera pas de sitôt.
  • La réouverture de l’économie américaine devance la réouverture canadienne qui combat toujours une troisième vague du virus. Les entreprises canadiennes bénéficieront de la forte demande américaine et des difficultés des entreprises locales à y répondre.
  • La compétition pour des matériaux et matières premières abordables s’accélérera avec la réouverture de l’économie américaine et la fermeture du canal de Suez. Assurez-vous d’avoir les inventaires nécessaires pour répondre à la demande.

Oil market update

Marché du pétrole: vers un prix d’équilibre?

Les cours du brut ont atteint un sommet en près de deux ans à la mi-mars. Le baril de Brent s’est approché des 70 $US et le baril américain de WTI a oscillé autour de 65 $US au lendemain de la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) de poursuivre les restrictions d’offre en avril.

Toutefois, l’organisation a réévalué cette décision lors de sa dernière rencontre, le 1er avril. Malgré la déferlante d’une troisième vague du virus qui entache les perspectives pour la demande de pétrole à court terme, et l’importance des réserves de pétrole accumulées au cours de la dernière année, l’OPEP+ augmentera sa production progressivement pendant l’été.

Les reconfinements ralentissent la demande

La demande de brut a connu un premier trimestre au-delà des attentes. L’amélioration de l’activité industrielle en Europe et aux États-Unis, jumelée aux températures glaciales de février, ont soutenu la demande mondiale de pétrole malgré l’ampleur de la deuxième vague sur la mobilité et l’activité économique à l’hiver.

La troisième vague commence à se faire sentir dans plusieurs pays développés, en dépit des campagnes de vaccination qui vont bon train. La férocité des variants du virus poussent les autorités à renforcer les mesures sanitaires, avec pour effet de ralentir la relance des économies industrialisées.

Les perspectives de demande de pétrole ont donc été révisées à la baisse, une fois de plus, entraînant avec elle les prix du brut.

Malgré tout, l’offre repartira bientôt

La troisième vague ne semble pas importuner l’OPEP, la Russie et ses alliés. Lors de la rencontre du 1er avril, l’organisation a conclu que la situation permettait un assouplissement des quotas restrictifs dès le mois de mai. Cette décision reflète également le désir de la nouvelle administration américaine qui a encouragé publiquement l’Arabie Saoudite à maintenir les prix de l’énergie abordables.

Selon le nouvel accord, la production des pays membres pourra augmenter de 350 000 barils par jour (b/j) en mai, de 350 000 b/j supplémentaires en juin et de 400 000 b/j en juillet.

L’Arabie Saoudite éliminera également ses réductions volontaires supplémentaires en ajoutant 250 000 b/j à la production en mai, 350 000 b/j en juin et 400 000 b/j en juillet. Le Royaume s’était commis volontairement à réduire sa production de 1 mb/j en plus de l’entente de l’OPEP+ afin de soutenir les prix davantage. En avril, l’OPEP+ retiendra toujours près de 8 mb/j du marché.

Il faudra aussi écouler les inventaires

Les stocks de pétrole sont encore très importants et largement supérieurs au niveau qui prévalait avant la pandémie, estime l’Agence internationale de l’énergie. L’inventaire des pays de l’OCDE se chiffrait à plus de 3 milliards, soit 110 millions de barils de plus en janvier 2021 par rapport à janvier 2020.

La perspective d'une demande plus faible qu’initialement anticipée et la reprise de la production de l'OPEP+ laissent présager une accumulation d’inventaire au cours du second trimestre.

L’approvisionnement en pétrole pendant la période estivale ne devrait pas poser problème, ce qui devrait maintenir les prix autour des niveaux observés récemment.

En bref

La troisième vague de la COVID-19 pousse plusieurs pays développés à se reconfiner partiellement, ce qui freinera la mobilité et la reprise de l’activité économique globale.

La demande de pétrole devrait donc ralentir également à court terme. L’OPEP et ses alliés ont tout de même convenu d’augmenter la production de brut graduellement dès le mois de mai, et ce malgré les inventaires toujours élevés. Les prix ne devraient pas trop varier pendant que l’économie mondiale combat cette troisième vague.

Other economic indicators

Changement à la politique monétaire en vue

La prochaine annonce de la part de la Banque du Canada est prévue pour le 21 avril. On s’attend à ce que le conseil des gouverneurs annonce la réduction du rythme de son programme d'assouplissement quantitatif. La Banque procédait à l’achat d’obligations gouvernementales à hauteur d’au moins 4 milliards de dollars par semaine depuis l’automne. Le programme pourrait même prendre fin totalement d’ici la fin de l’année, ce qui exercera une pression à la hausse sur les taux.

Le huard se maintient près de 0,80$

Le dollar canadien se maintient au-dessus de 0,79 $US depuis quelques semaines et a même franchi le cap du 0,80 $US pendant plusieurs jours à la mi-mars. L’engouement pour plusieurs matières premières canadiennes, comme le bois, se poursuit ce qui supporte la demande pour le huard malgré la légère correction des prix du brut. Le dollar canadien devrait continuer à osciller autour de 80 cents américains durant le mois d’avril malgré l’avènement de la troisième vague et les mesures de confinements qui pèsent sur la reprise économique du pays.

Regain d’optimisme chez les entrepreneurs

Selon notre plus récent sondage sur les intentions d’investissement, l’optimisme gagne du terrain chez les entrepreneurs canadiens. La balance d’opinion des entrepreneurs envers l’économie canadienne est passée en terrain positif pour la première fois depuis la pandémie. Une balance d’opinion positive (+14 dans ce cas-ci) indique qu’une plus grande proportion d’entreprises présage un environnement économique qui sera favorable à leur entreprise pour les 12 prochains mois. La proportion d’entreprises plus optimiste a augmenté de 15 points de pourcentage depuis le dernier trimestre. Même si le sondage a été réalisé avant que la troisième vague ne prenne d’assaut l’économie canadienne, la tendance de la perspective des entrepreneurs envers l’économie canadienne était à la hausse même durant la deuxième vague.

Les prix des matériaux de base sont toujours élevés

L’indice des prix des produits de base de la Banque du Canada a connu une croissance fulgurante depuis un an. Les industries des ressources naturelles (produits de base) représentent environ 10 % de l'économie du Canada et près de 50 % des exportations. Les prix des matières premières ont grimpé en flèche pendant la pandémie de COVID-19, et nous pensons qu'ils continueront à le faire en 2021 soutenu par une demande solide.

Les produits de bois et le bois d'œuvre ont bénéficié de l'expansion du marché résidentiel et de la croissance des rénovations de maisons (intérieures et extérieures) causées par le confinement. Les mesures de relance budgétaire, le faible niveau du dollar et les taux d'intérêt plancher ont favorisé la reprise en Chine au printemps, ce qui a instantanément augmenté la demande de métaux industriels. Les prix des métaux et des minéraux ont également été soutenus par le besoin croissant de technologies résultant de la hausse du télétravail dans le monde entier.

Ces hausses de prix pourraient donner du fil à retordre aux entrepreneurs qui verront leurs marges bénéficiaires diminuées. La bonne nouvelle c’est qu’ils seront capables de transférer une partie de cette hausse aux consommateurs qui ont vu leurs revenus et leurs épargnes augmentées pendant la pandémie.

Partager