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Janvier 2026

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Une année qui s’annonce mouvementée

Dans notre dernière édition, nous avons brossé le tableau de nos perspectives économiques pour 2026. Nous agrandissons maintenant notre regard, en cernant les trois principales tendances qui, parmi un éventail d’enjeux qui touchent de près et de loin les entreprises canadiennes, marqueront une année mouvementée.

Elles ne sont pas nouvelles, mais ces trois tendances auront des effets tangibles sur les entreprises au cours des 12 prochains mois : l’incertitude géopolitique, la transition démographique et la percée fulgurante de l’IA. Alors qu’on prévoit une croissance économique positive mais modeste au pays, les entreprises canadiennes qui tiendront compte de ces trois facteurs dans leurs stratégies auront les reins plus solides pour assurer leur pérennité.

Incertitude géopolitique

Les tarifs et les échanges commerciaux ont occupé le devant de la scène en 2025 – et nous y serons encore confrontés en 2026. 

D’une part, l'examen obligatoire de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) entraînera des discussions officielles entre le Canada et les États-Unis qui débuteront à la mi-janvier 2026. Bien que de nombreux droits de douanes aient été imposés en 2025, et que le niveau moyen des tarifs douaniers entre les États-Unis et le Canada a considérablement augmenté, le taux moyen des droits de douane sur les exportations canadiennes était à ce jour de 5,9 % puisque près de 90 % des exportations sont encore protégées par l’ACEUM.

Certaines hausses tarifaires, qui devaient entrer en vigueur en janvier 2026, ont été repoussées à janvier 2027. C’est le cas de certains produits du bois, notamment les meubles rembourrés, les armoires de cuisine et les meubles-lavabos. Cette pause, accueillie favorablement par les industries touchées, insuffle aussi une certaine dose d'optimisme à la veille des discussions commerciales.

L’élargissement récent des bouleversements géopolitiques ravivent toutefois le vent d’incertitude qui souffle à l’échelle mondiale et pourrait compliquer l'examen conjoint de l’ACEUM, prévu en juillet 2026.

Malgré les tensions commerciales et l’incertitude géopolitique, certains développements récents offrent des perspectives plus favorables pour les entrepreneurs. Au niveau international, les canaux de communication entre le Canada et la Chine ont rouverts, tandis que les entreprises qui opèrent à l’échelle nationale pourront compter sur la simplification des échanges entre les provinces. Ces évolutions ne dissipent pas tous les risques, mais elles apportent des leviers concrets pour les entreprises qui cherchent à stabiliser leurs opérations et à préparer leur croissance.

Changement démographique

Ce n’est un secret pour personne, le Canada vieillit – et vite. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? En premier lieu, un taux d’emploi en déclin malgré des créations d’emplois. Dans les années 1970, on comptait huit Canadiens en âge de travailler pour chaque personne âgée de 65 ans et plus. Ce chiffre est aujourd'hui plus proche de trois, et ce malgré la forte croissance de la population ces dernières années qui en aura minimisé l’impact. 

En fin de compte, cela signifie qu'il y aura moins de travailleurs potentiels (par rapport aux retraités) pour stimuler l'activité économique et financer les programmes sociaux. 

Ces changements démographiques ont déjà des effets concrets sur les entreprises canadiennes, et ces pressions s’amplifieront à long (et court) terme. 

  • Pénurie de main-d’œuvre : l’incertitude ralentit la croissance économique, mais plusieurs entreprises ont encore du mal à recruter des travailleurs, à cause du portrait démographique régional ou du type de compétence requis. Les entreprises ainsi durement touchées sont plus susceptibles de connaître une croissance plus faible, d'être moins compétitives et de subir une détérioration de la qualité de leurs produits et services. Même si votre entreprise ne subit pas directement le manque de main-d’œuvre, la situation engendre une pression à la hausse sur les coûts salariaux globaux. Les entreprises peuvent réduire leur dépendance à la main-d’œuvre en adoptant des technologies et en automatisant certaines tâches.
  • Transition d’entreprise : Il n’y a pas que les employés qui vieillissent, les dirigeants d’entreprise aussi, ce qui représente un enjeu majeur pour la pérennité des PME et de la vitalité économique. Les transferts d’entreprises ont des impacts cruciaux sur le maintien des emplois et des savoir-faire, mais pour les dirigeants ça représente aussi des opportunités de croissance (rachat de compétiteurs, bassin de nouveaux talents, liste de clients, offre de service bonifier et complémentaire à vos activités actuelles.)
  • Profil de consommateur :  Règle générale, les dépenses de consommation ralentissent après un certain âge. Le vieillissement de la population canadienne entraînera donc un ralentissement de la demande pour des biens et services. Certains secteurs s'en sortiront mieux que d'autres. Parmi les principaux gagnants, on trouve évidemment les secteurs tels que les soins de santé, l'industrie pharmaceutique et les solutions d’accessibilité pour vieillir à domicile, qui sont nécessaires pour prendre en charge une population vieillissante. Le segment des nouveaux retraités, les 65-74 ans, reste actif pour le tourisme mais la tendance diminue après 75 ans. D'autres secteurs risquent d'être confrontés à davantage de difficultés. Des études montrent que les personnes âgées ont tendance à acheter des produits de meilleure qualité et à les conserver plus longtemps. Cela aura un impact sur les habitudes de consommation et les cycles de vente des produits de consommation (comme les voitures et les appareils électroménagers).  

L’avènement de technologie I.A.

L’adoption de l’intelligence artificielle (IA) progresse au Canada, mais le fossé entre les grandes entreprises et les PME reste marqué. Les entreprises plus grandes, notamment dans la finance ou la logistique et la fabrication, déploient déjà des solutions avancées pour automatiser leurs processus et optimiser la prise de décision. À l’inverse, beaucoup de PME hésitent encore, freinées par les coûts technologiques, le manque de compétences internes et la complexité d’intégration. Les solutions à plus petite échelle continueront à se multiplier.

Parallèlement, la question de la souveraineté numérique prend de l’ampleur. Au niveau national, tout comme à l’échelle provinciale, des investissements dans des infrastructures d’IA pour réduire la dépendance aux plateformes étrangères et protéger les données sensibles s’accentueront cette année. Cette orientation ouvre des opportunités aux fournisseurs locaux de ce type de service, mais aussi aux acteurs de la chaîne d’approvisionnement des aménagements nécessaires à cet effet.

Cette montée en puissance s’accompagne d’une demande accrue pour les talents technologiques : ingénieurs, spécialistes en cybersécurité et développeurs de logiciels. Les entreprises, dont de nombreuses PME, devront rivaliser pour attirer ces profils. D’autre part, le personnel et le temps alloués à certaines tâches répétitives, analytiques ou administratives pourront être réaffectés à des activités à plus forte valeur ajoutée.

Plus cette technologie évolue, plus les risques associés augmentent aussi pour les entreprises et, encore une fois, les plus petites y sont plus vulnérables. Les cyberattaques sophistiquées, la désinformation automatisée et les deepfakes menacent la réputation et la sécurité des entreprises. Elles devront investir dans des systèmes robustes de détection et de protection pour maintenir la confiance de leurs clients et partenaires. 

L’impact pour votre entreprise :

Les entreprises canadiennes qui anticipent ces enjeux – en comblant le retard par rapport aux grandes entreprises, en sécurisant leurs infrastructures et en formant leurs équipes – seront mieux armées pour en tirer avantage.

  • Encore cette année, les entreprises ont intérêt à préparer différents scénarios, en particulier si vous exportez. Profitez des simplifications du commerce interprovincial pour diversifier vos marchés et partenaires.
  • Prévoyez des stratégies dès aujourd’hui pour préparer votre entreprise aux changements qu’apportent le vieillissement de la population et le ralentissement de l’immigration. La nouvelle année est un bon moment pour adapter votre offre et votre stratégie commerciales, tel qu’ajuster votre cycle de vente, adopter des technologies ou saisir des opportunités de fusion et acquisition.
  • La course à l’IA s’accélère chez les PME : de nouvelles solutions adaptées sont à nos portes, alors soyez prêts à tester et à vous positionner pour profiter rapidement des avantages. Soyez curieux, structuré et vigilant dans votre approche.
Perspectives canadiennes

La reprise se fera attendre

L’économie canadienne amorce une autre année sous le signe de l’incertitude, après avoir réussi à tirer son épingle du jeu dans le brouillard de 2025. Le PIB réel a en effet progressé de 1,5 %, entre janvier et octobre 2025, en dépit d’un climat qui aurait pu nous réserver le pire.

Les derniers mois ont toutefois été un peu plus houleux. En octobre, le produit intérieur brut (PIB) a décliné par rapport à septembre (-0,3 %). Le secteur des services, qui représente environ 70 % de l’économie canadienne, a reculé de 0,2 %. Le secteur des biens a fait volte-face et reculé de 0,7 %, après la forte reprise de septembre Le secteur manufacturier et celui de l’extraction de pétrole et de gaz expliquent en grande partie ce déclin. 

Le PIB aurait aussi reculé en novembre, de 0,1 %, selon les estimations préliminaires de Statistique Canada. Le pays afficherait alors une croissance économique supérieure à 1,4 % pour les 11 premiers mois de 2025, par rapport à la même période de l’année précédente.

Le commerce international évolue encore sans tendance claire

Les échanges commerciaux demeurent la véritable carte maîtresse des perspectives économiques canadiennes. Après une forte volatilité en 2025, les données d’octobre illustrent bien cette incertitude : les exportations ont progressé de 2,1 % pour atteindre 65,6 G$, tandis que les importations ont bondi de 3,4 % à 66,2 G$, faisant basculer la balance commerciale d’un léger surplus en septembre à un déficit en octobre.

Ces mouvements importants au cours de la dernière année gonflent artificiellement le PIB, sans refléter une amélioration durable de l’économie réelle. La demande intérieure reste modérée et les tensions commerciales avec notre principal partenaire, les États-Unis, accentuées par des droits de douane sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, continuent de peser sur les perspectives. Les premières estimations laissent présager un recul des exportations pour l’ensemble de 2025, tandis que les importations seraient neutres. Cette dynamique élargit le déficit commercial du pays et réduit la contribution du commerce international à la croissance du PIB. Un phénomène qui pourrait vraisemblablement se poursuivre en 2026.

Le marché de l’emploi, aussi épargné dans son ensemble

Même si la création d’emplois a ralenti en 2025, le Canada comptait alors 226 300 personnes de plus au travail qu’en 2024. Malgré l’incertitude et l’inquiétude des entreprises, le secteur privé a contribué à plus de 200 000 de ces nouveaux emplois, alors qu’au net, le nombre de travailleurs autonomes a diminué d’un peu moins de 30 000. 

L’emploi a tout de même joué au yoyo lors des derniers douze mois avec des variations mensuelles importantes. Il existe aussi des disparités régionales non négligeables et il importe de souligner que le taux de chômage demeure en hausse alors que les postes vacants ont nettement diminué. 

En décembre, le marché du travail a montré des signes d’accalmie alors que Statistique Canada dénombrait à peine 8 200 emplois de plus qu’en novembre et que le taux de chômage national augmentait de 0,3 point, à 6,8 %.

Les ménages restent prudents malgré les efforts de la Banque du Canada

La Banque du Canada a réduit le taux directeur de 100 points au cours de 2025, passant de 3,25 % en janvier à 2,25 % un an plus tard. Pourtant, cette mesure n’a pas amené les ménages à recourir à l’emprunt outre mesure, comme l’indique la variation du crédit aux ménages. Il semble effectivement que les décisions de la banque centrale canadienne aient eu moins d’impact que dans le passé sur le marché des taux d’intérêt, et donc sur l’emprunt. Les taux d’obligations 5 ans, par exemple, n’ont pratiquement pas varié au cours des douze derniers mois.

Habituellement, les réductions de taux par la banque centrale mettent plusieurs mois avant de faire sentir leur plein effet dans l’économie. Il y a donc encore bon espoir de voir les baisses de taux annoncées en 2025 soutenir l’économie réelle en 2026. Toutefois, il faudra probablement espérer que les autres taux d’intérêt (les taux fixes) suivent la parade, car les ménages canadiens semblent continuer à faire preuve de prudence en dépit de taux variables plus bas.

L’impact pour les entreprises

  • Le maintien de l’incertitude, particulièrement dans le commerce international, et la croissance modeste du PIB rendent les prévisions financières et stratégiques encore plus complexes pour les entreprises en 2026. Misez sur une approche par scénarios, assurez-vous d’avoir des bilans financiers à jour et complets afin d’optimiser vos coûts et sécuriser vos marges.
  • Les baisses de taux de la banque centrale n’ont pas encore stimulé l’emprunt, ce qui retarde les projets d’expansion ou de modernisation des entreprises. Il serait surprenant de voir d’autres réductions par la Banque du Canada de sitôt. Si vous avez des projets ou de la maintenance qui requièrent du financement, c’est un bon moment pour vous y attarder.
  • Malgré la résilience, la demande intérieure reste modérée. La volatilité du marché du travail pousse les ménages à la prudence, ce qui limite la consommation. Les entreprises qui sont plus orientées vers le marché domestique doivent aussi s’attendre à une volatilité de la demande. Une approche par scénarios et une évaluation de l’optimisation de l’entreprise seront profitables en 2026, que vous exportiez ou non.
Perspectives provinciales

Colombie-Britannique

L'économie de la Colombie-Britannique s'est renforcée en 2025. La croissance du PIB réel s'est accélérée pour atteindre environ 1,2 %, soit un taux supérieur à la moyenne nationale et bien plus élevé qu’en 2024. Cette croissance économique est toutefois restée inférieure à la moyenne décennale de 2,8 %.

La construction résidentielle a été un moteur clé de la croissance, les mises en chantier atteignant leur plus haut niveau depuis la pandémie. Parallèlement, les dépenses de consommation sont restées remarquablement robustes, les ventes au détail ayant augmenté de 6,3 % jusqu'en octobre, soit la plus forte hausse corrigée de toutes les provinces canadiennes, les taux d'intérêt plus faibles ayant soulagé les ménages endettés.

L'emploi en Colombie-Britannique a légèrement reculé en décembre, mais la province en a tout de même créé 24 000 en 2025. Néanmoins, le taux de chômage a augmenté pour atteindre 6,4 %, le nombre de personnes entrant sur le marché du travail dépassant le nombre d’emplois créés. 

Alberta

L'économie de l'Alberta devrait connaître une croissance d'environ 1,8 % en 2026, surpassant ainsi la plupart des provinces. Cette performance est attribuable à un afflux important de population et à des exportations énergétiques stables et ce, malgré l'incertitude commerciale et la baisse des prix du pétrole. 

Le marché du travail, après avoir perdu un peu de son élan en décembre, affiche un taux de chômage proche de 6,5 %. La province a tout de même enregistré les meilleures hausses trimestrielles de l'emploi (hors reprise post-Covid) au quatrième trimestre, avec 48 500 nouvelles embauches par rapport au troisième trimestre. Malgré un léger recul en octobre, les ventes au détail maintiennent leur cadence, soutenues par les dépenses des ménages et la demande liée à la migration.

Sur le front énergétique, la production pétrolière se maintient à des niveaux historiquement élevés, aidée par l'expansion du pipeline Trans Mountain. Les prix du WTI oscillent toutefois sous la barre des 60 dollars américains le baril dans un marché en situation de surproduction. L'activité de forage a repris un peu de sa vigueur en décembre, par rapport à l'année dernière, avec environ 128 plateformes actives en Alberta, ce qui témoigne d'investissements modestes et de la poursuite des opérations sur le terrain.

Saskatchewan

L'économie de la Saskatchewan devrait croître d'environ 1,7 % en 2026, conservant ainsi sa place parmi les provinces les plus performantes du Canada. Et ce, malgré les difficultés commerciales et la baisse des prix des matières premières. 

Le marché du travail a fait preuve d'une résilience remarquable en début d'année, affichant le plus faible taux de chômage au Canada, à 4,0 % en juin. L’augmentation du bassin de travailleurs potentiels, jumelée au climat d’incertitude qui s’est accentué, a toutefois entraîné une forte hausse du taux de chômage qui s'établit désormais à 6,5 %, alors que le taux national est en baisse.

Les ventes au détail restent solides, mais elles ont également commencé à ralentir depuis le milieu de la dernière année, en raison de l'affaiblissement du marché du travail et des droits de douane imposés par la Chine sur de nombreux produits agricoles.

Par ailleurs, la production de potasse devrait connaître une forte augmentation avec la mise en service de la mine BHP Jansen, qui vise une production annuelle de 4,35 millions de tonnes à partir de 2026, renforçant ainsi le rôle de la Saskatchewan en tant que premier producteur mondial de potasse.

Manitoba

L'économie du Manitoba devrait connaître une croissance modérée d'environ 1,0 % en 2026, reflétant les difficultés persistantes liées aux droits de douane et la faiblesse des investissements en capital, malgré le soutien budgétaire de la province. Les ventes au détail ont stagné, selon les données récentes indiquant une stabilité des dépenses de consommation jusqu'à la fin de 2025. La croissance reste toutefois modérée par rapport aux autres provinces. 

Le marché du travail, soutenu par la croissance démographique et l’immigration, continue d'afficher de bons résultats. Le chômage devrait rester relativement faible, même si les embauches ralentissent dans les secteurs de la fabrication et du commerce. Du côté industriel, les expéditions manufacturières restent un moteur clé, avec une moyenne d'environ 2,2 milliards de dollars par mois. Les récentes tendances suggèrent une forte reprise, mais le retour de la volatilité incite à la prudence.

L’économie manitobaine, bien que très diversifiée, est plus sensible aux fluctuations nationales. Les barrières interprovinciales devraient continuer à s'atténuer en 2026, ce qui est une aubaine pour la province qui dépend fortement du commerce intérieur.

Ontario

L'économie de l'Ontario a terminé l'année 2025 sur une note positive. La province a ajouté 13 000 emplois en décembre et 60 000 au quatrième trimestre 2025. Ces augmentations ont compensé les pertes importantes survenues au cours des autres trimestres de l’année dans les secteurs de l'acier et de l’automobile qui ont été frappés durement par les droits de douane. 

L'Ontario a profité de la création de 72 000 emplois en 2025, grâce principalement à une amélioration des exportations au troisième trimestre. Les secteurs touchés par les droits de douane, tels que l'acier, sont toujours en forte baisse, mais les exportations automobiles ont repris du jalon et contribuent à la croissance de l'emploi dans le secteur manufacturier plus récemment.

De plus, les dépenses des ménages ont continué de croître malgré l'incertitude économique. En conséquence, les ventes au détail ont augmenté au troisième trimestre, tout comme les reventes de maisons. L'économie de l'Ontario se remet lentement du choc causé par les droits de douane.

Québec

Les conditions sous-jacentes au Québec semblent s'être affaiblies au troisième trimestre : la consommation des ménages a diminué et les investissements des entreprises ont fortement baissé dans les domaines des machines, de l'équipement et de la propriété intellectuelle. 

Le taux de chômage est resté faible dans la province, à 5,4 % en décembre, malgré un ralentissement de la création d'emplois au cours de l'année, ce qui reflète le resserrement du marché du travail dans la province. 
Les ménages ont continué à épargner : le taux d'épargne net des ménages est passé de 6,7 % au deuxième trimestre à 8,0 % au troisième trimestre.

L'amélioration de la confiance des consommateurs les inciterait à débloquer une partie de ces économies pour les consacrer à des dépenses au cours des prochains trimestres. 

Nouvelle-Écosse 

Les efforts de diversification de la Nouvelle-Écosse portent leurs fruits. Si les exportations totales de produits de la mer ont diminué de 5,1 % en raison de la forte baisse des exportations vers la Chine, la province a pu expédier davantage de produits vers l'Europe, compensant ainsi une partie des pertes. 

L'emploi a légèrement augmenté en décembre et le taux de chômage s'est établi à 6,4 %. 

Les consommateurs ont continué à dépenser au troisième trimestre 2025, et les ventes au détail ont augmenté de 3,3 % entre janvier 2025 et octobre 2025 par rapport à l'année précédente. 

Nous prévoyons une hausse des dépenses de consommation cette année, au fur et à mesure que le marché du travail se stabilisera davantage. 

Nouveau-Brunswick 

L'économie du Nouveau-Brunswick a ralenti en 2025, l'incertitude et les droits de douane ayant nui au commerce et à la confiance des consommateurs. Les exportations ont chuté de 9,1 % depuis le début de l'année, ce qui a eu un impact sur la production manufacturière. 

Le marché de l'emploi s'est raffermi en 2025 et le taux de chômage a baissé à 6,6 %. 

Les ventes au détail ont augmenté de 4,5 % entre janvier et octobre 2025 par rapport à l'année précédente. Mais, en y regardant de plus près, on constate que les ventes ont été en moyenne plus faibles ces derniers mois. 

Île-du-Prince-Édouard 

Alors que les tensions entre le Canada et les États-Unis s'intensifiaient, la province a réussi à attirer davantage de touristes en 2025. Les taux d'occupation ont été plus élevés à chaque mois pendant la haute saison, soutenant la croissance économique de l'île. 

Le marché de l'emploi s'est raffermi à la fin de l’année, créant ainsi 94 800 postes pour l’ensemble de l’année et compensant toutes les pertes d'emploi enregistrées en 2025.

Les consommateurs ont continué à dépenser malgré les tensions commerciales. Si les ventes ont été irrégulières en 2025, elles sont restées supérieures aux niveaux de 2024. La stabilisation des conditions du marché du travail devrait amener les ménages de l'île à continuer à dépenser. 

Terre-Neuve-et-Labrador 

La production pétrolière a été un moteur économique important pour la province en 2025 : la production a augmenté de 37 % en octobre (en glissement annuel). Si les prix du pétrole ont atteint de nouveaux creux, pesant sur les revenus, l'augmentation de la production devrait continuer à soutenir la croissance cette année. 

Le marché de l'emploi a été relativement stable au cours du premier semestre, mais les baisses enregistrées ces derniers mois ont fait grimper le taux de chômage à 10,7 % en décembre. 

Les consommateurs ont lentement augmenté leurs dépenses au cours des derniers mois de 2025, reflétant une amélioration de la confiance. Cette tendance devrait se poursuivre cette année.