Autres indicateurs économiques
Restez aux faits de l'évolution des indicateurs économiques clés.
Économie américaine
Mise à jour le 13 mai 2026
Reprise de la dynamique
Après un ralentissement marqué fin 2025, l'économie américaine a retrouvé une forte dynamique début 2026. Le PIB réel a progressé de 2,0 % en rythme annualisé au premier trimestre 2026, soutenu par les investissements, les exportations et un rebond des dépenses publiques après la faiblesse liée à la fermeture partielle du gouvernement fédéral fin 2025. Les prévisions pour le deuxième trimestre restent également solides pour l'instant.
En matière de productivité, le portrait est nuancé. La productivité du travail a augmenté de 0,8 % au premier trimestre 2026 (2,9 % en glissement annuel), ce qui suggère une normalisation progressive après la volatilité observée précédemment. Les pressions sur les coûts salariaux unitaires se sont atténuées par rapport à la fin de 2025, avec une hausse de 2,3 % au premier trimestre après une forte augmentation au trimestre précédent. Cependant, l'inflation s'accélère à nouveau. Les prix à la production ont bondi de 6,0 % en glissement annuel en avril — leur plus haut niveau depuis décembre 2022 — tandis que les prix à la consommation ont augmenté de 3,8 %, principalement sous l'effet des coûts de l'énergie.
Le marché du travail tient bon, mais perd clairement de son élan. L'économie a créé 115 000 postes en avril, tandis que le taux de chômage s'est maintenu à 4,3 %. Toutefois, les indicateurs sous-jacents laissent entrevoir un ralentissement : le taux d'activité a légèrement baissé au cours de l'année, les créations d'emplois se concentrent de plus en plus dans quelques secteurs, et les salaires réels sont désormais en baisse. En somme, le marché du travail n'est plus un puissant moteur de croissance aux États-Unis.
L'impact pour votre entreprise
- La croissance a repris début 2026, mais devrait rester globalement modérée. Jumelée à un ralentissement du marché du travail et à une inflation plus élevée, cette dynamique laisse entrevoir encore moins de perspectives de croissance pour les industries canadiennes axées sur l'exportation.
- Les investissements transfrontaliers comportent désormais un risque tarifaire réel. Les projets axés sur le marché américain doivent considérer l'imprévisibilité structurelle des échanges commerciaux comme la norme, et non comme l'exception. Veillez à intégrer ces frictions commerciales dans vos décisions en matière de tarification, d'approvisionnement et d'implantation.
- Les gains de productivité aux États-Unis rappellent aux entreprises canadiennes l'importance de miser sur leur propre productivité, sous peine de se faire distancer par leurs concurrents.
Stratégies éprouvées
- Si les tarifs douaniers vous inquiètent: consultez le site Info-Tarif Canada, un outil gratuit qui permet aux exportateurs canadiens de trouver les tarifs applicables à un produit spécifique sur un marché étranger.
- Si vous envisagez d'étendre vos activités à l'extérieur du Canada ou de diversifier votre marché au-delà des États-Unis : 4 conseils pour exporter vos services avec succès
Marché du pétrole
Mise à jour le 13 mai 2026
Les prix du pétrole brut ne baisseront pas de sitôt
Le marché du pétrole brut est sens dessus dessous depuis fin février 2026. Le 28 février, les frappes américano-israéliennes contre l'Iran ont entraîné le blocage du détroit d'Ormuz — un goulet d'étranglement par lequel transitent quotidiennement environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole. En l'espace de deux semaines, le prix du brut a bondi de 40 %, passant d'environ 65 dollars américains le baril fin février à près de 95 dollars, avant de dépasser brièvement les 100 dollars et d'atteindre un pic à plus de 119 dollars début mars — son plus haut niveau depuis 2022.
La production de l'OPEP s'est effondrée de 27,5 % en mars — soit une perte de près de 7,9 millions de barils par jour —, les producteurs du Golfe étant dans l'incapacité d'exporter via le détroit bloqué. Le 5 avril, les huit membres principaux de l'OPEP+ se sont réunis virtuellement et ont décidé de mettre en œuvre un nouvel ajustement de la production de 206 000 barils par jour à compter de mai 2026, tout en réaffirmant leur flexibilité pour suspendre ou inverser la suppression progressive de leurs réductions volontaires en fonction des conditions du marché. L'OPEP a également revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale pour le deuxième trimestre 2026 de 500 000 barils par jour, à 105,07 millions de barils par jour — bien qu'elle ait maintenu inchangées ses prévisions de croissance de la demande pour l'ensemble de l'année 2026 à 1,38 million de barils par jour, soutenues par la demande chinoise et indienne.
Les conditions du marché du pétrole brut restent instables, mais il n'y a pas de pénurie mondiale de pétrole à l'heure actuelle. Les cours du Brent et du WTI resteront élevés, mais de nombreux observateurs s'attendent toujours à ce que le baril reste sous la barre des 100 dollars américains pendant la majeure partie de l'année. Les perspectives dépendent toutefois presque entièrement de la durée du conflit et du rythme de la reprise des flux à travers le détroit d'Ormuz.
L'impact pour votre entreprise
- La montée des prix du pétrole entraîne une augmentation des coûts de carburant, ce qui se répercute sur les coûts de production des biens et des services. Tant que la situation au détroit d'Ormuz n'est pas résolue, prévoyez des marges de manœuvre dans vos budgets d'exploitation.
- Les PME des secteurs à forte intensité énergétique, tels que l'industrie manufacturière et l'agriculture, sont particulièrement exposées. Dans un contexte de forte volatilité comme celui-ci, si vous êtes actif dans ces secteurs ou auprès de fournisseurs qui en dépendent, vous risquez de ressentir plus rapidement l'impact de la hausse des prix de l'énergie.
- Du côté de la demande, des prix de l'énergie élevés réduisent le revenu disponible des consommateurs, entraînant une baisse des dépenses consacrées aux biens et services non essentiels. Les entreprises qui dépendent de la consommation discrétionnaire devraient surveiller de près l'évolution de leurs ventes.
Stratégies éprouvées
- Le prix des produits énergétiques peut être un facteur déterminant de votre structure de coût. Ils ont aussi un impact général sur le budget des consommateurs. Une bonne stratégie de gestion des coûts et de la fixation de prix peut vous démarquer de vos compétiteurs.
Taux de change
Mise à jour le 16 avril 2026
Le dollar canadien vole encore bas
En 2026, l'évolution du dollar canadien a continué de défier son lien traditionnel avec le pétrole.
Après avoir atteint un sommet proche de 0,74 $ US fin janvier, le dollar canadien a d'abord reculé au début du printemps, touchant un creux annuel d'environ 0,72 $ US début avril, avant de se redresser partiellement pour s'échanger autour de 0,73 $ US en mai — et ce, malgré la forte hausse des prix du brut.
Alors que le WTI a dépassé les 100 dollars américains à la suite de tensions géopolitiques, le dollar canadien n'a pas réagi de manière significative. La relation historique entre le pétrole et le dollar canadien s'est considérablement affaiblie au fil du temps — en particulier lors de chocs d'offre comme celui-ci, auxquels le huard réagit nettement moins qu'aux hausses tirées par la demande. Le dollar canadien se comporte désormais davantage comme une devise cyclique que comme une devise liée aux matières premières.
À court terme, le dollar canadien a peu de chances de se redresser de manière significative. Un rebond durable nécessiterait soit une résolution du conflit au Moyen-Orient, soit un resserrement de l'écart de taux entre le Canada et les États-Unis, soit une amélioration significative des perspectives de croissance canadiennes — aucun de ces éléments ne semblant imminent, bien que les marchés commencent à anticiper des hausses de la Banque du Canada en seconde moitié de 2026.
L'impact pour votre entreprise
- En général, la variation du dollar canadien sur les PME dépendra de la nature de vos activités et de leur dépendance à l'égard des importations par rapport aux exportations.
- Un dollar canadien faible soutient les exportations. Si, au contraire, vous importez des intrants ou de la machinerie, vos coûts d’opération pourraient augmenter à court terme.
Stratégies éprouvées
- Il est important que les PME gèrent les risques de change et envisagent des stratégies pour atténuer les effets négatifs potentiels. Découvrez comment gérer le risque de change lors de la vente à l’étranger.
Taux d’intérêt
Mise à jour le 13 mai 2026
Une pause qui se transforme en stratégie
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de ses trois réunions de 2026, et s'enligne probablement vers une quatrième pause consécutive en juin. Toutefois, cette pause ne doit plus être considérée comme une simple attitude attentiste, le gouverneur Macklem ayant explicitement laissé entrevoir la possibilité de hausses consécutives si l'inflation s'élargit, ou de baisses si les tensions commerciales pèsent davantage sur l'économie.
L'activité économique reste modérée, la croissance peine à retrouver son élan et des signes évidents indiquent que les capacités excédentaires persistent. Parallèlement, les perspectives d'inflation évoluent de manière un peu inquiétante. La phase de désinflation de février s'avère temporaire, les prix de l'énergie et la dissipation des effets de base favorables devant pousser l'inflation à la hausse à court terme, tandis que les mesures de l'inflation sous-jacente ne laissent entrevoir qu'un ralentissement limité.
Dans ce contexte, la Banque dispose d'une marge de manœuvre réduite dans les deux sens. L'assouplissement mis en œuvre depuis mi-2024 a largement produit ses effets, mais le regain des pressions inflationnistes rend difficile de justifier de nouvelles baisses, même si l'économie continue de fonctionner en deçà de son potentiel. Au total, le taux directeur a baissé de 275 points de base depuis le début du cycle de baisses en juin 2024. Les taux d'emprunt effectifs pour les ménages ont baissé seulement de 151 points de base, tandis que ceux des entreprises ont reculé d'environ 200 points de base. Les taux effectifs ont même récemment recommencé à augmenter légèrement, reflétant une hausse des primes de risque sur le crédit.
En conséquence, la politique monétaire entre dans une phase d'attente — non pas parce que les conditions sont stables, mais parce qu'elles sont de plus en plus contradictoires.
L'impact pour votre entreprise
- Les baisses de taux d'intérêt passées ont apporté un certain soulagement financier aux ménages et aux entreprises, ce qui est de bon augure pour l'économie dans son ensemble. Toutefois, les effets de ces baisses s'estompent progressivement depuis le début de l'année, en partie en raison de la hausse des primes de risque sur le crédit.
- Nous prévoyons un taux directeur stable pendant la majeure partie de l'année 2026, bien que le risque d'une hausse ne puisse être écarté si l'inflation s'accélère. Les baisses passées continuent de soutenir l'économie, mais l'incertitude liée au contexte international freine l'investissement et l'accès au crédit, limitant la portée de cet assouplissement.
- Les entreprises doivent rester patientes, car la reprise de la demande sera progressive et modeste. Des défis sectoriels persistants demeurent.
Stratégies éprouvées
- Suivez attentivement l’évolution des taux pour optimiser la situation financière de votre entreprise. Le calculateur de prêt commercial vous permettra de déterminer les intérêts associés à votre prêt.
- Alors que les taux sont probablement à leur plancher à court terme et stable pour plusieurs mois, c’est un bon moment pour entamer vos projets d’investissement et sécuriser un taux. Utilisez nos outils financiers pour calculer le ratio emprunt/capitaux propres de votre entreprise, ainsi que d’autres ratios importants dont les banques tiennent compte lorsqu’elles évaluent les demandes de crédit.
Marché résidentiel
Mise à jour le 16 avril 2026
Le marché semble être affecté par de nouveaux vents contraires liés aux taux
L'activité reste stable sur le marché de la revente résidentielle, le nombre de transactions enregistrées étant resté stable en mars par rapport à février, mais en baisse de 2,3 % par rapport à 2025. Les volumes de transactions sont restés modérés pendant quatre mois consécutifs, laissant présager un ralentissement du marché à l'approche du printemps. Le prix moyen pondéré des logements a légèrement augmenté, mais cette hausse est restée modeste, l'indice des prix des logements MLS ayant continué de baisser.
La vague de renouvellements de prêts hypothécaires reste le principal point de vulnérabilité — et l'autorité de régulation bancaire canadienne tire désormais la sonnette d'alarme. Aujourd'hui, la hausse des taux du marché due à la guerre au Moyen-Orient ajoute une nouvelle pression à un cycle de renouvellement déjà tendu. En janvier 2026, 3,1 millions de prêts hypothécaires — soit 52 % de l'encours total — devaient être renouvelés d'ici fin 2027, dont 1,3 million de prêts à taux fixe et à taux variable à versements fixes renouvelés pour la première fois depuis que les taux avaient atteint leurs plus bas niveaux pendant la pandémie.
L'impact pour votre entreprise
- On s'attend toujours à un marché résidentiel timide mais en croissance pour 2026. Les entreprises œuvrant dans les domaines de la construction et de l’ameublement seront parmi les premiers à ressentir les variations sur le marché.
- Même si votre entreprise n’est pas directement dépendante du secteur résidentiel, les tendances de ce marché ont des conséquences sur toutes les entreprises. D’une part le logement est le poste budgétaire le plus important des consommateurs. L’enjeu d’abordabilité pèse aussi lourdement sur les dirigeants qui s'efforcent d'attirer et de retenir les meilleurs talents nécessaire à leurs opérations.
Stratégies éprouvées
Confiance des PME
Mise à jour le 13 mai 2026
Les PME s'habituent peu à peu à l'incertitude
Le mois d'avril a été marqué par un léger rebond, l'indice de confiance FCEI s'élevant à 58,5, mais la reprise reste partielle. La confiance demeure globalement alignée sur les niveaux observés fin 2025, et bien en deçà du seuil généralement associé à une expansion plus durable.
Bien que le sentiment des entrepreneurs se soit stabilisé, il reste fragile et très sensible aux pressions sur les coûts et aux chocs externes, sans pour autant signaler une reprise durable.
L'impact pour votre entreprise
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La confiance des entreprises joue un rôle crucial dans la prise de décision stratégique et le potentiel de croissance des PME. Avec un indice encore volatil, le moment est à la planification. Préparez vos projets d'investissement pour être prêt à agir rapidement.
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Surveillez de près l'évolution de vos coûts d'intrants et de votre carnet de commandes. Dans un contexte où la confiance est fragile, ces signaux avancés vous permettront d'ajuster rapidement votre stratégie.
Stratégies éprouvées
- Sachant que la confiance est encore minée chez les entreprises canadiennes, assurez-vous, d’avoir une vision alignée sur l’environnement externe de votre industrie (demande, conditions de financement, etc.) Planifier votre stratégie en conséquence.