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Autres indicateurs économiques

Restez aux faits de l'évolution des indicateurs économiques clés.

Économie américaine

Mise à jour le 11 février 2026

Graphique LÉM: Économie américaine

Des gains de productivité pourrait expliquer la forte croissance

L’économie américaine continue d’afficher une résilience notable, mais la lecture des données de fin 2025 demeure partiellement brouillée par les retards de publication liés à la fermeture des services publics. La Réserve fédérale américaine souligne une croissance qui serait restée bien solide au T4 2025, portée par la demande des ménages et l’investissement des entreprises — notamment en équipement et en intelligence artificielle — avec un meilleur équilibre entre offre et demande de travail et des gains de productivité qui auraient contribué à l’expansion.

Côté productivité, les données indiquent une hausse annualisée de la productivité du secteur non agricole de 4,9 % au T3 2025, avec une baisse des coûts unitaires de main‑d’œuvre (−1,9 %), ce qui alimente l’idée que l’économie parvient à produire davantage sans accélération proportionnelle de l’emploi qui ralentissait encore en janvier 2026.

L'impact pour votre entreprise

  • La demande américaine demeure un soutien potentiel pour les exportations canadiennes (biens et services), même dans un contexte de tensions commerciales et d’incertitude politique.
  •  Une économie américaine robuste peut aussi soutenir l’investissement transfrontalier et les projets orientés vers le marché américain.
  • Les perspectives prometteuses aux États-Unis quant à la productivité ajoutent de la pression sur les entreprises canadiennes à miser sur leur propre productivité au risque de voir un gouffre se creuser face aux compétiteurs.

Stratégies éprouvées

  • Si les tarifs douaniers vous inquiètent: consultez le site Info-Tarif Canada, un outil gratuit qui permet aux exportateurs canadiens de trouver les tarifs applicables à un produit spécifique sur un marché étranger.
  • Si vous envisagez d'étendre vos activités à l'extérieur du Canada ou de diversifier votre marché au-delà des États-Unis : 4 conseils pour exporter vos services avec succès

Marché du pétrole

Mise à jour le 11 février 2026

Graphique LÉM: Prix du pétrole

Les prix du brut demeurent faibles

Les prix du pétrole demeurent volatils, pris entre les risques géopolitiques et une demande mondiale incertaine. Même si les prix restent assez faibles par rapport aux normes historiques, les indicateurs principaux affichent des hausses de l'ordre de 10-15% depuis le début de 2026. Mi-février, le WTI s’établissait autour de 65 $ US le baril, tandis que le Brent européen se situait près de 70 $ US le baril. 

Les membres de l'OPEP qui avaient repris la production en 2025 ont plutôt suspendu leurs augmentations prévu au premier trimestre de 2026. L'organisation s'attend à un ralentissement de la demande de son brut dès le deuxième trimestre. La production des pays membres ayant déjà chuté en janvier de  439 000 barils par jour par rapport à décembre 2025, en raison des réductions au Kazakhstan, en Russie et au Venezuela. 

Les conditions de marché du brut demeurent chancelantes, mais un surplus de brut est toujours anticipé à l'échelle mondiale, ce qui maintiendra les prix plutôt faibles sur l'ensemble de l'année.

L'impact pour votre entreprise

  • La fluctuation des prix du pétrole peut avoir une incidence directe sur le coût du transport et de la logistique. Une hausse des prix du pétrole peut diminuer les coûts du carburant, ce qui peut entraîner une hausse des coûts de production des biens et des services. Pour l’instant, la hausse demeure timide et les prix faibles.
  • Les PME des secteurs à forte consommation d'énergie, tels que l'industrie manufacturière et l'agriculture, sont plus sensibles aux mouvements du marché pétrolier. Si vous opérez dans ces secteurs ou que vous transigez fortement avec ces derniers, vous pourriez ressentir l’impact des changements plus rapidement.
  • Des prix plus élevés du pétrole peuvent réduire le revenu disponible des consommateurs, ce qui entraîne une diminution des dépenses en biens et services discrétionnaires. À l'inverse, des prix à la pompe plus faibles auront un impact positif sur les PME des secteurs liés à la consommation discrétionnaire.

Stratégies éprouvées

  • Le prix des produits énergétiques peut être un facteur déterminant de votre structure de coût. Ils ont aussi un impact général sur le budget des consommateurs. Une bonne stratégie de gestion des coûts et de la fixation de prix peut vous démarquer de vos compétiteurs.

Taux de change

Mise à jour le 11 février 2026

Graphique LÉM: Taux de change

Le huard se raffermit, mais rien pour brasser la cage 

Le dollar canadien s’est raffermi depuis les creux observés à l’automne. Le huard s’échangeait autour de 70 cents américains début novembre, alors qu’il a remonté à près de 74 cents à la fin janvier. La plus récente appréciation du dollar canadien par rapport au billet vert s’explique davantage par la piètre performance de ce dernier que par des facteurs fondamentaux soutenant de façon plus structurelle la devise canadienne. L’appréciation de l’or et des autres métaux précieux a récemment offert un certain soutien au huard, mais l’écart entre les taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine et de la Banque du Canada continue de limiter les gains de change.

L'impact pour votre entreprise

  • En général, la variation du dollar canadien sur les PME dépendra de la nature de vos activités et de leur dépendance à l'égard des importations par rapport aux exportations.
  • Un dollar canadien faible soutient les exportations. Si, au contraire, vous importez des intrants ou de la machinerie, vos coûts d’opération pourraient s'atténuer à court terme.

Stratégies éprouvées

Taux d’intérêt

Mise à jour le 11 février 2026

Graphique LÉM: Taux d'intérêt

La Banque du Canada restera sur pause

Le dernier changement à la politique monétaire de la Banque du Canada était une baisse de 25 points de base à la fin octobre 2025. Le conseil des gouverneurs de la banque centrale canadienne a souligné lors de cette dernière annonce que sa politique monétaire ne pouvait contrer à elle seule le ralentissement que connait l’économie canadienne présentement. La banque centrale a réaffirmé ce point au début de 2026. 

L'inflation est encore maîtrisée au pays mais les mesures d'inflation de base montrent des signes de légères reprise haussière. Par contre, à 2,25 %, le taux directeur est au point plancher de la fourchette estimée du taux neutre (c.-à-d. un niveau qui ne stimule ni freine la croissance économique du pays).

Le taux directeur a cumulé 275 points de réductions depuis le récent sommet de ce cycle en juin 2024. Les taux effectifs aux ménages ont reculé de 160 points depuis, et ceux des entreprises d’environ 210 points seulement. 

L'impact pour votre entreprise

  • Les baisses de taux d’intérêt passées ont apporté un certain répit financier aux ménages et entreprises, ce qui est de bon augure pour l’économie dans son ensemble. 
  • Nous anticipons un taux directeur stable pour au moins, la première moitié de 2026. Les baisses de taux de fin 2025 continueront à se propager dans l’économie, mais d'une manière timide puisque les risques internationaux demeurent élevés ce qui ralentit la transmission de la politique monétaire à travers les différents canaux de l'économie.
  • Les entreprises doivent rester patientes, car la reprise de la demande sera progressive et modeste. Des défis sectoriels persistants demeurent.

Stratégies éprouvées

  • Suivez attentivement l’évolution des taux pour optimiser la situation financière de votre entreprise. Le calculateur de prêt commercial vous permettra de déterminer les intérêts associés à votre prêt.
  • Alors que les taux sont probablement à leur plancher à court terme et stable pour plusieurs mois, c’est un bon moment pour entamer vos projets d’investissement et sécuriser un taux. Utilisez nos outils financiers pour calculer le ratio emprunt/capitaux propres de votre entreprise, ainsi que d’autres ratios importants dont les banques tiennent compte lorsqu’elles évaluent les demandes de crédit.

Marché résidentiel

Mise à jour le 11 février 2026

Graphique LÉM: Marché résidentiel

Le marché maintient une bonne cadence au niveau national

L’activité se maintient sur le marché de la revente résidentielle, mais le nombre de transactions enregistré reste timide. Le volume de transations a ralenti en décembre 2025 par rapport à novembre. On note une légère hausse du prix moyen des résidences (pondéré), mais celle-ci s’avère modeste alors que l’indice MLS du prix des maisons était toujours orienté en baisse.

Environ un million de ménages doivent renouveler leur hypothèque en 2026, souvent à des taux beaucoup plus élevés que leurs taux initiaux de l'ère pandémique. La SCHL prévoit d'ailleurs une accélération des arrérages hypothécaires (paiements en retard de 90 jours ou plus) jusqu'à la fin de 2026.

L'impact pour votre entreprise

  • On s'attend toujours à un marché résidentiel timide mais en croissance pour 2026. Les entreprises œuvrant dans les domaines de la construction et de l’ameublement seront parmi les premiers à ressentir les variations sur le marché. 
  • Même si votre entreprise n’est pas directement dépendante du secteur résidentiel, les tendances de ce marché ont des conséquences sur toutes les entreprises. D’une part le logement est le poste budgétaire le plus important des consommateurs. L’enjeu d’abordabilité pèse aussi lourdement sur les dirigeants qui s'efforcent d'attirer et de retenir les meilleurs talents nécessaire à leurs opérations.

Stratégies éprouvées

Confiance des PME

Mise à jour le 11 février 2026

Graphique LÉM: Confiance des PME

2026: plus lent, mais plus confiant

Après la faiblesse observée à l’automne 2025, l’optimisme des PME s’est redressé en janvier 2026. L’indice à long terme du Baromètre des affaires du CFIB s’établit à 59,5 (proche de sa moyenne historique), tandis que l’indice à court terme a progressé à 52,4. On note toutefois que la demande insuffisante demeure un obstacle majeur pour une part importante des PME.

Même son de cloche du côté de l'enquête de BDC sur les intentions d'investissement des entreprises canadiennes. Les dirigeants d’entreprise demeurent méfiants car les défis persistent mais on entrevoit une certaine stabilisation des conditions économiques. La prévisibilité augmente puisqu'on fait face aux mêmes vents de face que l'an dernier et les PME s'y sont ajustées.

L'impact pour votre entreprise

  • La confiance des entreprises joue un rôle crucial dans l'élaboration des décisions stratégiques et du potentiel de croissance des PME. Lorsque la confiance des entreprises est élevée, les PME sont plus susceptibles d'investir dans de nouveaux projets, dans la technologie et à embaucher.
  • Il est important que les PME surveillent les indicateurs économiques pour prendre des décisions en connaissance de cause. 

Stratégies éprouvées

  • Sachant que la confiance s'améliore chez les entreprises canadiennes, assurez-vous, vous aussi d’avoir une vision alignée sur l’environnement externe et surveillez bien vos ratios au risque de tirer de la patte plus tard. Planifier votre stratégie en conséquence.