Autres indicateurs économiques
Restez aux faits de l'évolution des indicateurs économiques clés.
Économie américaine
Mise à jour le 16 avril 2026
La situation a légèrement évolué
L'économie américaine a terminé l'année 2025 sur une note nettement plus modérée que ce qui avait été initialement annoncé. Selon le BEA, le PIB réel n'a progressé que de 0,7 % en rythme annualisé au quatrième trimestre 2025 — bien en deçà de la forte expansion de 4,4 % enregistrée au troisième trimestre —, principalement en raison de la plus longue fermeture des services publics de l'histoire des États-Unis, qui a à elle seule fait perdre 1,0 point de pourcentage à la croissance, compte tenu de la chute de 17 % des dépenses fédérales.
Sur l'ensemble de l'année, le PIB réel a progressé de 2,1 % en 2025, un résultat solide.
En matière de productivité, la situation est plus nuancée que ne le laissaient supposer les données antérieures, tandis que les coûts salariaux unitaires ont connu un revirement brutal. Les coûts salariaux unitaires ont bondi de 4,4 % au quatrième trimestre 2025, sous l'effet d'une hausse de 6,3 % de la rémunération horaire dans un contexte de gains de productivité modestes.
Depuis le début de 2026, le marché du travail américain est stable en apparence, mais manque de véritable dynamisme. La moyenne sur trois mois pour 2026 s'établit à seulement 68 000 emplois par mois, et la croissance de l'emploi en glissement annuel n'est que de 0,2 %. Le taux de chômage a légèrement baissé à 4,3 % en mars, mais cela s'explique en grande partie par une contraction de la population active plutôt que par une véritable création d'emplois.
L'impact pour votre entreprise
- La demande américaine reste importante, mais le risque d’un ralentissement s’accroît. Avec 70 % des exportations canadiennes toujours destinées aux États-Unis, ce marché revêt une importance capitale ; toutefois, les droits de douane (50 % sur l’acier, 50 % sur l’aluminium, 25 % sur les automobiles) et la révision prochaine de l’ACEUM prévue en juillet 2026 signifient que les règles du jeu sont en train de changer. Préparez-vous en conséquence.
- Les investissements transfrontaliers comportent désormais un risque tarifaire réel. Les projets axés sur le marché américain doivent désormais tenir compte de l'imprévisibilité structurelle des échanges commerciaux comme une norme et non comme une exception.
- Les perspectives prometteuses aux États-Unis quant à la productivité ajoutent de la pression sur les entreprises canadiennes à miser sur leur propre productivité au risque de voir un gouffre se creuser face aux compétiteurs.
Stratégies éprouvées
- Si les tarifs douaniers vous inquiètent: consultez le site Info-Tarif Canada, un outil gratuit qui permet aux exportateurs canadiens de trouver les tarifs applicables à un produit spécifique sur un marché étranger.
- Si vous envisagez d'étendre vos activités à l'extérieur du Canada ou de diversifier votre marché au-delà des États-Unis : 4 conseils pour exporter vos services avec succès
Marché du pétrole
Mise à jour le 16 avril 2026
Les prix du pétrole brut ne baisseront pas de sitôt
Le marché du pétrole brut est sens dessus dessous depuis fin février 2026. Le 28 février, les frappes américano-israéliennes contre l'Iran ont entraîné le blocage du détroit d'Ormuz — un goulet d'étranglement par lequel transitent quotidiennement environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole. En l'espace de deux semaines, le prix du brut a bondi de 40 %, passant d'environ 65 dollars américains le baril fin février à près de 95 dollars, avant de dépasser brièvement les 100 dollars et d'atteindre un pic à plus de 119 dollars début mars — son plus haut niveau depuis 2022.
La production de l'OPEP s'est effondrée de 27,5 % en mars — soit une perte de près de 7,9 millions de barils par jour —, les producteurs du Golfe étant dans l'incapacité d'exporter via le détroit bloqué. Le 5 avril, les huit membres principaux de l'OPEP+ se sont réunis virtuellement et ont décidé de mettre en œuvre un nouvel ajustement de la production de 206 000 barils par jour à compter de mai 2026, tout en réaffirmant leur flexibilité pour suspendre ou inverser la suppression progressive de leurs réductions volontaires en fonction des conditions du marché. L'OPEP a également revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale pour le deuxième trimestre 2026 de 500 000 barils par jour, à 105,07 millions de barils par jour — bien qu'elle ait maintenu inchangées ses prévisions de croissance de la demande pour l'ensemble de l'année 2026 à 1,38 million de barils par jour, soutenues par la demande chinoise et indienne.
Les conditions du marché du pétrole brut restent instables, mais il n'y a pas de pénurie mondiale de pétrole à l'heure actuelle. Les cours du Brent et du WTI resteront élevés, mais de nombreux observateurs s'attendent toujours à ce que le baril reste sous la barre des 100 dollars américains pendant la majeure partie de l'année. Les perspectives dépendent toutefois presque entièrement de la durée du conflit et du rythme de la reprise des flux à travers le détroit d'Ormuz.
L'impact pour votre entreprise
- La fluctuation des prix du pétrole peut avoir une incidence directe sur le coût du transport et de la logistique. Une hausse des prix du pétrole peut diminuer les coûts du carburant, ce qui peut entraîner une hausse des coûts de production des biens et des services.
- Les PME des secteurs à forte consommation d'énergie, tels que l'industrie manufacturière et l'agriculture, sont plus sensibles aux mouvements du marché pétrolier. Si vous opérez dans ces secteurs ou que vous transigez fortement avec ces derniers, vous pourriez ressentir l’impact des changements plus rapidement.
- Des prix plus élevés du pétrole peuvent réduire le revenu disponible des consommateurs, ce qui entraîne une diminution des dépenses en biens et services discrétionnaires.
Stratégies éprouvées
- Le prix des produits énergétiques peut être un facteur déterminant de votre structure de coût. Ils ont aussi un impact général sur le budget des consommateurs. Une bonne stratégie de gestion des coûts et de la fixation de prix peut vous démarquer de vos compétiteurs.
Taux de change
Mise à jour le 16 avril 2026
Le dollar canadien pris dans un bras de fer — hausse de l'énergie, baisse du dollar
La trajectoire du dollar canadien en 2026 a défié toute logique historique. Le huard a atteint un sommet de 0,74 $ US fin janvier — son plus haut niveau depuis mi-2025 — avant de s'inverser brusquement. Début avril, il était tombé sous la barre des 0,72 $ US, atteignant son plus bas niveau de 2026, alors même que les prix de l'énergie grimpaient en flèche.
Le WTI est passé de 65 à 70 dollars américains en février à plus de 100 dollars américains fin mars — une hausse de plus de 40 % — mais le dollar canadien n'en a pas profité. Historiquement, le statut du Canada en tant que grand exportateur d'énergie aurait dû soutenir la devise dans de telles circonstances. Le dollar canadien se comporte désormais davantage comme une devise cyclique que comme une devise liée aux matières premières. À l'avenir, le dollar canadien a peu de chances de se redresser de manière significative. Un rebond durable nécessiterait soit une résolution du conflit au Moyen-Orient, soit un resserrement de l'écart de taux entre le Canada et les États-Unis, soit une amélioration significative des perspectives de croissance canadiennes — aucun de ces éléments ne semblant imminent.
L'impact pour votre entreprise
- En général, la variation du dollar canadien sur les PME dépendra de la nature de vos activités et de leur dépendance à l'égard des importations par rapport aux exportations.
- Un dollar canadien faible soutient les exportations. Si, au contraire, vous importez des intrants ou de la machinerie, vos coûts d’opération pourraient augmenter à court terme.
Stratégies éprouvées
- Il est important que les PME gèrent les risques de change et envisagent des stratégies pour atténuer les effets négatifs potentiels. Découvrez comment gérer le risque de change lors de la vente à l’étranger.
Taux d’intérêt
Mise à jour le 16 avril 2026
La Banque du Canada maintiendra ses taux inchangés malgré de nouveaux risques d'inflation
La Banque du Canada a désormais maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de trois réunions consécutives et s'apprête probablement à le faire une quatrième fois lors de sa prochaine décision du 29 avril.
D'une part, l'économie canadienne s'est contractée de 0,6 % en rythme annualisé au quatrième trimestre 2025, et environ 95 000 emplois ont été perdus au cours des trois premiers mois de 2026. L'économie semble toujours fonctionner en deçà de son potentiel et de sa capacité. D'autre part, l'inflation globale — qui s'était ralentie à 1,8 % en février — devrait connaître une forte hausse dans les mois à venir, les prix de l'énergie ayant bondi de 57 % à la pompe à la suite du conflit au Moyen-Orient et l'effet de base lié à la suppression de la taxe sur le carbone s'estompant à partir d'avril. L'inflation sous-jacente s'est établie à 2,3 % en février, avec des risques à la hausse désormais présents ; la Banque du Canada dispose d'une certaine marge de manœuvre pour maintenir sa position même en cas de hausse des chiffres de l'inflation.
Le taux directeur a baissé de 275 points de base au total depuis le dernier pic de ce cycle en juin 2024. Les taux effectifs pour les ménages ont baissé de 153 points de base depuis lors, tandis que ceux pour les entreprises n’ont baissé que d’environ 200 points de base. Les taux effectifs ont récemment augmenté en raison d’une prime de risque plus élevée sur la dette.
L'impact pour votre entreprise
- Les baisses de taux d’intérêt passées ont apporté un certain répit financier aux ménages et entreprises, ce qui est de bon augure pour l’économie dans son ensemble.
- Nous anticipons un taux directeur stable pour la majorité de 2026. Les faibles taux continueront à supporter l’économie, mais d'une manière timide puisque les risques internationaux demeurent élevés ce qui ralentit la transmission de la politique monétaire à travers les différents canaux de l'économie et hausse la prime de risque.
- Les entreprises doivent rester patientes, car la reprise de la demande sera progressive et modeste. Des défis sectoriels persistants demeurent.
Stratégies éprouvées
- Suivez attentivement l’évolution des taux pour optimiser la situation financière de votre entreprise. Le calculateur de prêt commercial vous permettra de déterminer les intérêts associés à votre prêt.
- Alors que les taux sont probablement à leur plancher à court terme et stable pour plusieurs mois, c’est un bon moment pour entamer vos projets d’investissement et sécuriser un taux. Utilisez nos outils financiers pour calculer le ratio emprunt/capitaux propres de votre entreprise, ainsi que d’autres ratios importants dont les banques tiennent compte lorsqu’elles évaluent les demandes de crédit.
Marché résidentiel
Mise à jour le 16 avril 2026
Le marché semble être affecté par de nouveaux vents contraires liés aux taux
L'activité reste stable sur le marché de la revente résidentielle, le nombre de transactions enregistrées étant resté stable en mars par rapport à février, mais en baisse de 2,3 % par rapport à 2025. Les volumes de transactions sont restés modérés pendant quatre mois consécutifs, laissant présager un ralentissement du marché à l'approche du printemps. Le prix moyen pondéré des logements a légèrement augmenté, mais cette hausse est restée modeste, l'indice des prix des logements MLS ayant continué de baisser.
La vague de renouvellements de prêts hypothécaires reste le principal point de vulnérabilité — et l'autorité de régulation bancaire canadienne tire désormais la sonnette d'alarme. Aujourd'hui, la hausse des taux du marché due à la guerre au Moyen-Orient ajoute une nouvelle pression à un cycle de renouvellement déjà tendu. En janvier 2026, 3,1 millions de prêts hypothécaires — soit 52 % de l'encours total — devaient être renouvelés d'ici fin 2027, dont 1,3 million de prêts à taux fixe et à taux variable à versements fixes renouvelés pour la première fois depuis que les taux avaient atteint leurs plus bas niveaux pendant la pandémie.
L'impact pour votre entreprise
- On s'attend toujours à un marché résidentiel timide mais en croissance pour 2026. Les entreprises œuvrant dans les domaines de la construction et de l’ameublement seront parmi les premiers à ressentir les variations sur le marché.
- Même si votre entreprise n’est pas directement dépendante du secteur résidentiel, les tendances de ce marché ont des conséquences sur toutes les entreprises. D’une part le logement est le poste budgétaire le plus important des consommateurs. L’enjeu d’abordabilité pèse aussi lourdement sur les dirigeants qui s'efforcent d'attirer et de retenir les meilleurs talents nécessaire à leurs opérations.
Stratégies éprouvées
Confiance des PME
Mise à jour le 16 avril 2026
La confiance des PME connaît déjà des hauts et des bas cette année
L'année a débuté sur une note d'optimisme prudent. Le baromètre des affaires de la FCEI de janvier s'est maintenu près de sa moyenne historique (~60), de nombreuses PME exprimant un optimisme modéré pour 2026. Le mois de février a apporté une véritable poussée — l'indice sur 12 mois a bondi à 64,8. Puis mars a effacé la quasi-totalité de ces gains. Le conflit au Moyen-Orient a fait plonger l'indice sur 12 mois de 9,5 points à 55,8, le ramenant aux niveaux de l'automne 2025.
Les conditions économiques, telles que la faiblesse de la demande, sont une source de préoccupation croissante pour les chefs d'entreprise, tout comme la flambée des coûts des intrants.
L'impact pour votre entreprise
- La confiance des entreprises joue un rôle crucial dans l'élaboration des décisions stratégiques et du potentiel de croissance des PME. Lorsque la confiance des entreprises est élevée, les PME sont plus susceptibles d'investir dans de nouveaux projets, dans la technologie et à embaucher.
- Il est important que les PME surveillent les indicateurs économiques pour prendre des décisions en connaissance de cause.
Stratégies éprouvées
- Sachant que la confiance se détériore chez les entreprises canadiennes, assurez-vous, vous aussi d’avoir une vision alignée sur l’environnement externe et surveillez bien vos ratios au risque de tirer de la patte plus tard. Planifier votre stratégie en conséquence.