Autres indicateurs économiques

Restez aux faits de l'évolution des indicateurs économiques clés.

Économie américaine

Mise à jour le 9 septembre 2026

Graphique LÉM: Économie américaine

L’élan ralentit, mais la demande intérieure demeure un moteur de croissance

L’économie américaine continue de croître, quoique à un rythme plus modéré qu’au début de l’année. La croissance du PIB réel a ralenti à 1,5 % en rythme annualisé au deuxième trimestre de 2026, comparativement à 2,1 % au premier trimestre. Ce ralentissement reflète une normalisation graduelle de l’activité plutôt qu’une véritable perte d’élan. Malgré ce rythme plus modeste, les fondamentaux de l’économie demeurent relativement solides. Les dépenses des ménages ont rebondi après un début d’année plus faible, tandis que les entreprises ont maintenu un niveau d’investissement soutenu, particulièrement dans les machines, le matériel et les technologies. Même si les échanges commerciaux et les ajustements de stocks ont pesé sur la croissance globale, la demande intérieure a continué de soutenir l’économie.

Les perspectives de productivité demeurent également favorables. Les investissements aident les entreprises à améliorer leur efficacité et à compenser en partie la hausse des coûts d’exploitation et de financement. L’inflation reste toutefois préoccupante. La hausse des prix de l’énergie et les effets persistants des droits de douane continuent d’exercer des pressions sur les prix, tandis que les données récentes montrent peu de progrès vers la cible de la Réserve fédérale. Dans ce contexte, les attentes de baisses de taux à court terme se sont estompées et les marchés envisagent de plus en plus que la politique monétaire demeure restrictive plus longtemps qu’anticipé.

Le marché du travail a fait preuve d’une résilience renouvelée ces derniers mois. Les gains d’emplois se sont raffermis en août, l’emploi ayant augmenté de 162 000, tandis que le taux de chômage est demeuré stable à 4,1 %. Le taux d’activité a également légèrement progressé, effaçant une partie du recul observé plus tôt cette année. Parallèlement, la croissance des salaires a continué de ralentir, réduisant le risque d’une inflation persistante alimentée par les salaires tout en soutenant les dépenses de consommation. Dans l’ensemble, le marché du travail demeure solide, même s’il ne génère plus les gains exceptionnels observés au cours des dernières années. L’économie américaine semble ainsi évoluer vers une croissance plus lente, mais mieux équilibrée. Cela dit, une inflation toujours élevée, des coûts d’emprunt à long terme plus importants et les incertitudes commerciales persistantes continuent de représenter des risques pour les perspectives économiques des prochains mois.

L'impact pour votre entreprise

  • La croissance a repris début 2026, mais devrait rester globalement modérée. Jumelée à un ralentissement du marché du travail et à une inflation plus élevée, cette dynamique laisse entrevoir encore moins de perspectives de croissance pour les industries canadiennes axées sur l'exportation.
  • Les investissements transfrontaliers comportent désormais un risque tarifaire réel. Les projets axés sur le marché américain doivent considérer l'imprévisibilité structurelle des échanges commerciaux comme la norme, et non comme l'exception. Veillez à intégrer ces frictions commerciales dans vos décisions en matière de tarification, d'approvisionnement et d'implantation.
  • Les gains de productivité aux États-Unis rappellent aux entreprises canadiennes l'importance de miser sur leur propre productivité, sous peine de se faire distancer par leurs concurrents.

Stratégies éprouvées

  • Si les tarifs douaniers vous inquiètent: consultez le site Info-Tarif Canada, un outil gratuit qui permet aux exportateurs canadiens de trouver les tarifs applicables à un produit spécifique sur un marché étranger.
  • Si vous envisagez d'étendre vos activités à l'extérieur du Canada ou de diversifier votre marché au-delà des États-Unis : 4 conseils pour exporter vos services avec succès

Marché du pétrole

Mise à jour le 9 septembre 2026

Graphique LÉM: Prix du pétrole

Les tensions géopolitiques maintiennent les marchés pétroliers sur le qui-vive

Les prix du pétrole demeurent élevés, car les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz continuent de limiter les échanges dans l’une des voies de transport énergétique les plus importantes au monde. L’escalade des tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël plus tôt cette année a entraîné une forte hausse des prix du brut, alimentée par les inquiétudes entourant la sécurité de l’approvisionnement énergétique mondial. Même si les efforts diplomatiques ont réduit le risque d’un conflit régional plus vaste, les restrictions persistantes à la circulation maritime dans le détroit continuent d’alimenter une importante prime de risque géopolitique sur les marchés pétroliers.

Ces perturbations ont d’abord réduit les exportations de pétrole de la région et accru l’incertitude entourant les approvisionnements futurs. L’OPEP+ a également maintenu une approche prudente, indiquant que ses décisions de production continueraient de dépendre de l’évolution du marché. Cette position a contribué à soutenir les prix en limitant les attentes d’une hausse rapide de l’offre.

Cela dit, les conditions du marché semblent moins tendues que ne le laissent croire les prix actuels. La croissance de la production dans les pays hors OPEP, particulièrement en Amérique du Nord, contribue à atténuer les effets des perturbations de l’offre. Parallèlement, la hausse des prix de l’énergie et le resserrement des conditions financières commencent à freiner la croissance de la demande mondiale, réduisant le risque d’un déséquilibre durable sur le marché pétrolier.

En conséquence, les prix actuels du brut semblent davantage refléter l’incertitude géopolitique qu’une véritable pénurie de pétrole. À moins d’une aggravation des perturbations ou d’une baisse supplémentaire de l’offre, les prix devraient demeurer élevés principalement en raison de la prime de risque associée aux tensions dans la région. La volatilité devrait donc rester importante, mais une hausse durable bien au-delà de 100 $ US le baril nécessiterait vraisemblablement une détérioration beaucoup plus marquée de l’approvisionnement mondial.

L'impact pour votre entreprise

  • La montée des prix du pétrole entraîne une augmentation des coûts de carburant, ce qui se répercute sur les coûts de production des biens et des services. Tant que la situation au détroit d'Ormuz n'est pas résolue, prévoyez des marges de manœuvre dans vos budgets d'exploitation.
  • Les PME des secteurs à forte intensité énergétique, tels que l'industrie manufacturière et l'agriculture, sont particulièrement exposées. Dans un contexte de forte volatilité comme celui-ci, si vous êtes actif dans ces secteurs ou auprès de fournisseurs qui en dépendent, vous risquez de ressentir plus rapidement l'impact de la hausse des prix de l'énergie.
  • Du côté de la demande, des prix de l'énergie élevés réduisent le revenu disponible des consommateurs, entraînant une baisse des dépenses consacrées aux biens et services non essentiels. Les entreprises qui dépendent de la consommation discrétionnaire devraient surveiller de près l'évolution de leurs ventes.

Stratégies éprouvées

  • Le prix des produits énergétiques peut être un facteur déterminant de votre structure de coût. Ils ont aussi un impact général sur le budget des consommateurs. Une bonne stratégie de gestion des coûts et de la fixation de prix peut vous démarquer de vos compétiteurs.

Taux de change

Mise à jour le 9 septembre 2026

Graphique LÉM: Taux de change

Les écarts de taux d’intérêt gardent le huard bas

Le dollar canadien demeure sous pression, à peine au-dessus de 0,72 dollar américain, malgré les prix élevés du pétrole. Alors qu'il profitait traditionnellement de la hausse des prix de l'énergie, ce lien est beaucoup moins fort aujourd'hui. Le taux de change est davantage influencé par les écarts de croissance et de taux d'intérêt entre le Canada et les États-Unis.

L'un des principaux facteurs qui pèse sur le huard est l'écart de taux d'intérêt entre les deux pays. Tandis que la Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %, les taux américains demeurent nettement plus élevés. Cette situation continue d'attirer les capitaux vers les États-Unis, soutenant le dollar américain et limitant le potentiel d'appréciation du dollar canadien.

Les perspectives économiques jouent également en défaveur du huard. La croissance canadienne devrait demeurer positive, mais modeste, tandis que l'incertitude commerciale continue de freiner les investissements. Même si les prix élevés du pétrole procurent un certain soutien à l'économie canadienne, cet effet ne suffit plus à compenser l'avantage des États-Unis sur le plan des taux d'intérêt et de la croissance.
À court terme, le dollar canadien devrait donc demeurer sous pression. Une appréciation plus marquée nécessiterait une réduction de l'écart de taux entre le Canada et les États-Unis ou un regain de vigueur de l'économie canadienne. D'ici là, le huard devrait rester près du bas de sa fourchette récente.

L'impact pour votre entreprise

  • En général, la variation du dollar canadien sur les PME dépendra de la nature de vos activités et de leur dépendance à l'égard des importations par rapport aux exportations.
  • Un dollar canadien faible soutient les exportations. Si, au contraire, vous importez des intrants ou de la machinerie, vos coûts d’opération pourraient augmenter à court terme.

Stratégies éprouvées

Taux d’intérêt

Mise à jour le 9 septembre 2026

Graphique LÉM: Taux d'intérêt

La Banque du Canada n'est pas pressée d'agir

La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 % depuis le début de 2026. Si cette décision reflétait initialement la faiblesse de la croissance et la présence de capacités inutilisées dans l'économie, l'attention s'est récemment déplacée vers les risques d'inflation. Les plus récentes déclarations du gouverneur Macklem montrent une préoccupation accrue à l'égard des hausses de prix liées à l'énergie et de leurs effets sur l'inflation.

Cette prudence s'explique par le fait que la récente remontée de l'inflation provient surtout des prix de l'énergie. Même si elle n'est pas causée par une demande excessive, la Banque craint que la hausse des coûts de transport et de carburant ne se répercute graduellement sur un plus grand nombre de biens et services, ralentissant le retour de l'inflation vers sa cible de 2 %.

Parallèlement, l'économie continue d'évoluer à un rythme modeste. Le marché du travail s'est assoupli et certaines capacités inutilisées demeurent présentes, des conditions qui pourraient normalement justifier de nouvelles baisses de taux. Toutefois, la montée des risques inflationnistes incite la Banque à la prudence.

Après avoir réduit son taux directeur de 275 points de base depuis juin 2024, la Banque semble maintenant à l'aise de rester sur la touche. Elle attend davantage de clarté afin de déterminer si le principal défi pour l'économie canadienne sera le ralentissement de la croissance ou la persistance de l'inflation.

L'impact pour votre entreprise

  • Les baisses de taux d'intérêt passées ont apporté un certain soulagement financier aux ménages et aux entreprises, ce qui est de bon augure pour l'économie dans son ensemble. Toutefois, les effets de ces baisses s'estompent progressivement depuis le début de l'année, en partie en raison de la hausse des primes de risque sur le crédit.
  • Nous prévoyons un taux directeur stable pendant la majeure partie de l'année 2026, bien que le risque d'une hausse ne puisse être écarté si l'inflation s'accélère. Les baisses passées continuent de soutenir l'économie, mais l'incertitude liée au contexte international freine l'investissement et l'accès au crédit, limitant la portée de cet assouplissement.
  • Les entreprises doivent rester patientes, car la reprise de la demande sera progressive et modeste. Des défis sectoriels persistants demeurent.

Stratégies éprouvées

  • Suivez attentivement l’évolution des taux pour optimiser la situation financière de votre entreprise. Le calculateur de prêt commercial vous permettra de déterminer les intérêts associés à votre prêt.
  • Alors que les taux sont probablement à leur plancher à court terme et stable pour plusieurs mois, c’est un bon moment pour entamer vos projets d’investissement et sécuriser un taux. Utilisez nos outils financiers pour calculer le ratio emprunt/capitaux propres de votre entreprise, ainsi que d’autres ratios importants dont les banques tiennent compte lorsqu’elles évaluent les demandes de crédit.

Marché résidentiel

Mise à jour le 9 septembre 2026

Graphique LÉM: Marché résidentiel

La hausse des coûts d'emprunt redevient un vent contraire

Le marché canadien de l'habitation demeure faible malgré la baisse des taux directeurs. Les ventes ont augmenté pour un quatrième mois consécutif en juillet, mais l'activité reste inférieure aux normales historiques et les prix progressent peu.

La principale difficulté vient maintenant des marchés obligataires. Même si la Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %, les rendements obligataires ont remonté au cours des derniers mois. Comme les taux hypothécaires fixes sont étroitement liés à ces rendements, les coûts d'emprunt ont cessé de diminuer et ont même légèrement augmenté dans certains cas.

La vague de renouvellements hypothécaires demeure également un défi important. De nombreux ménages devront encore renouveler leur prêt à des taux bien supérieurs à ceux obtenus pendant la pandémie. Si les rendements obligataires demeurent élevés, cette période d'ajustement pourrait se prolonger et continuer de freiner le marché de l'habitation.

L'impact pour votre entreprise

  • On s'attend toujours à un marché résidentiel timide mais en croissance pour 2026. Les entreprises œuvrant dans les domaines de la construction et de l’ameublement seront parmi les premiers à ressentir les variations sur le marché. 
  • Même si votre entreprise n’est pas directement dépendante du secteur résidentiel, les tendances de ce marché ont des conséquences sur toutes les entreprises. D’une part le logement est le poste budgétaire le plus important des consommateurs. L’enjeu d’abordabilité pèse aussi lourdement sur les dirigeants qui s'efforcent d'attirer et de retenir les meilleurs talents nécessaire à leurs opérations.

Stratégies éprouvées

Confiance des PME

Mise à jour le 9 septembre 2026

Graphique LÉM: Confiance des PME

Les PME s'adaptaient graduellement à l'incertitude, mais la confiance pourrait se détériorer de nouveau

La confiance des entreprises s'était redressée après les creux observés plus tôt en 2026, signe que plusieurs entrepreneurs s'adaptaient graduellement à un environnement plus incertain. Même si elle demeurait sous les niveaux généralement associés à une forte croissance économique, elle s'était stabilisée au cours de l'été grâce aux progrès des négociations commerciales et à la perspective d'une entente entre le Canada et les États-Unis.

Cette amélioration demeurait toutefois fragile. La hausse des prix de l'énergie, le retour des tensions géopolitiques et la remontée des taux d'intérêt à long terme ajoutent de nouvelles pressions sur les entreprises. Malgré l'amélioration de l'activité économique, plusieurs PME hésitent encore à embaucher ou à lancer d'importants projets d'investissement.

En somme, les PME canadiennes semblaient mieux composer avec l'incertitude pendant l'été, mais les événements récents risquent d'en effacer une partie des progrès. La confiance des entreprises paraît maintenant vulnérable à un nouveau recul alors que les risques économiques et géopolitiques refont surface.

L'impact pour votre entreprise

  • La confiance des entreprises joue un rôle crucial dans la prise de décision stratégique et le potentiel de croissance des PME. Avec un indice encore volatil, le moment est à la planification. Préparez vos projets d'investissement pour être prêt à agir rapidement.
  • Surveillez de près l'évolution de vos coûts d'intrants et de votre carnet de commandes. Dans un contexte où la confiance est fragile, ces signaux avancés vous permettront d'ajuster rapidement votre stratégie.

Stratégies éprouvées

  • Sachant que la confiance est encore minée chez les entreprises canadiennes, assurez-vous, d’avoir une vision alignée sur l’environnement externe de votre industrie (demande, conditions de financement, etc.) Planifier votre stratégie en conséquence.