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Février 2026

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Volatilité de l'or; ce que ça révèle de l’économie… et l'effet sur les entreprises canadiennes

Au cours des derniers mois, le prix de l’or a retenu l’attention des marchés comme rarement auparavant. En janvier, il a atteint un sommet historique de plus de 5 500 $ US l’once, avant de reculer brutalement d’environ 10 % en une seule séance, sa plus forte chute journalière depuis 1983. Au cours des six derniers mois, l'or a connu une flambée spectaculaire de 40 %, alors que les dernières semaines ont été marquées par une correction de l’ordre de 15 à 20 %. Bref, l’or traverse une période de volatilité exceptionnelle — des mouvements qui, loin d’être anecdotiques, en disent long sur l’état de l’économie mondiale et influencent directement l’environnement d’affaires des entrepreneurs canadiens.

Un signal à surveiller

L’or est souvent perçu comme un actif refuge, mais son rôle dépasse largement cette image traditionnelle. Historiquement, les hausses rapides du prix de l’or traduisent un climat économique plus fragile. Quatre facteurs principaux expliquent ces variations.

  • L’L’incertitude économique, qui pousse les investisseurs à chercher des valeurs refuges. 
  • Les tensions géopolitiques, notamment les conflits régionaux, les tensions commerciales ou les perturbations diplomatiques. 
  • Les changements de politiques monétaires, en particulier ceux qui affectent les taux d’intérêt réels et leurs directions potentielles. 
  • La volatilité accrue sur les marchés financiers, qui incite à se tourner vers des actifs perçus comme plus stables.  

Présentement, les actions performent elles aussi très bien, mais les craintes envers le marché boursier montent et poussent les investisseurs à se diversifier. D’ailleurs, plusieurs banques centrales ont remplies leurs réserves d’or, ce qui a aussi contribué à la hausse des prix.

En général, lorsque le système économique envoie des signaux de nervosité, l’or réagit — parfois violemment. La flambée récente traduit un contexte mondial encore marqué par des risques multiples : resserrement financier prolongé aux États-Unis surtout, tensions géopolitiques récurrentes, fragmentation commerciale et incertitudes politiques.

Un indicateur particulier pour le Canada

Le Canada figure parmi les cinq plus grands producteurs d’or au monde. Cette position stratégique fait de l’or non seulement une matière première exportée, mais aussi un moteur économique d'importance pour plusieurs régions. L’Ontario domine la production canadienne, suivie du Québec et de la Colombie-Britannique qui complètent le trio de tête.

Le reste du pays génère tout de même 20 % de la production, témoignant d’une ressource assez diversifiée sur notre territoire. Le secteur aurifère canadien est en croissance, propulsé par l’augmentation de la production d’or. 

Dans de nombreuses communautés, l’activité minière (pas juste aurifère) représente un pilier économique essentiel : investissements d’entreprises, emplois bien rémunérés, retombées pour les fournisseurs locaux, développement d’infrastructures, etc.

Contrairement aux actions, obligations ou autres actifs financiers, l’or est également un intrant dans plusieurs secteurs : électronique et technologies avancées, joaillerie, équipements médicaux, aéronautique et industries spécialisées. Cet aspect du précieux métal jaune renforce son importance dans les chaînes d’approvisionnement. Cela signifie que les variations de prix ne se répercutent pas uniquement dans les portefeuilles d’investisseurs, mais aussi dans les coûts de production de certains fabricants.

Ainsi, les fluctuations du prix de l’or ne sont pas abstraites. Elles ont des répercussions concrètes sur des régions entières.

Un risque pour la balance commerciale du pays et le dollar canadien 

Le Canada étant un important producteur d’or, les hausses soutenues du prix du métal tendent à favoriser l’appréciation du dollar canadien. Ce mécanisme repose en grande partie sur l’amélioration des termes de l’échange et l’augmentation de l’intérêt des investisseurs pour les actifs libellés en dollars canadiens. 

Les grands mouvements internationaux sur le marché de l’or ont des effets importants sur l’économie canadienne et sa balance commerciale. Les fluctuations du marché et de la demande d’or à l’internationale ajoutent en effet une nouvelle couche de volatilité à nos exportations.  

Statistique Canada rapportait que les exportations de produits métalliques et minéraux non métalliques ont chuté de près de 25 % en novembre et que l’or explique presque à lui seul la baisse du secteur. Ce secteur pèse aussi suffisamment lourd dans la structure d’exportation du Canada pour entraîner les exportations totales vers le bas.

Pour les entreprises, cette relation a des implications directes. 

Vous exportez ? Un dollar plus fort réduit votre compétitivité sur les marchés étrangers. Vos produits deviennent relativement plus coûteux pour vos clients internationaux. Les marges peuvent être compressées et les volumes affectés — surtout dans les secteurs où la compétition est internationale et les prix plus rigides.

Vous importez ? À l’inverse, une devise plus forte signifie que vos intrants, équipements ou technologies importés coûtent moins cher. Cela peut être une fenêtre d’opportunité pour renouveler vos équipements, sécuriser vos stocks d’intrants, négocier des contrats d’approvisionnement, ou avancer des investissements prévus plus tard dans l’année.

L’or et la perception de richesse 

Comme pour les marchés boursiers, les variations du prix de l’or influencent parfois la richesse perçue de certains ménages, notamment ceux qui détiennent des actifs aurifères ou des produits financiers qui en dépendent. Même s’il s’agit habituellement d’un effet marginal pour la majorité de la population, car la détention directe d'or est généralement faible, elle reste incluse dans les portefeuilles diversifiés. Les périodes de forte hausse, comme celle observée récemment, peuvent soutenir la consommation, tandis que les corrections rapides peuvent avoir l’effet inverse.

L’impact de l’or se fait sentir dans l’économie canadienne sous plusieurs angles. Même si votre entreprise ne vend ni n’achète d’or, son prix influence votre environnement d’affaires.

Ce que doivent retenir les entreprises

Les fluctuations actuelles du prix de l’or sont un rappel des incertitudes persistantes dans l’économie mondiale. Essentiellement, pour les entreprises, le prix de l’or est un baromètre précieux certes, mais il ne dit pas tout. Suivre son prix, c’est un peu comme consulter la météo avant de sortir : il vous indique quel climat vous attend – d’autant plus pour certaines régions du Canada. Mais, ces fluctuations des prix créent souvent de la confusion et de l'hésitation. Pour les entreprises, il faut regarder au-delà du bruit ambiant actuel :

  1. Renforcez votre gestion des risques et évaluez votre exposition au taux de change. Il faudra envisager des stratégies de couverture si vos marges dépendent des importations ou exportations
  2. Maintenez une trésorerie solide. Dans un environnement volatil, la discipline financière est essentielle pour rester agile.
  3. Profitez des fenêtres d’opportunité. des fenêtres d’opportunité. Les fluctuations de la demande internationale peut révéler de nouveaux marchés ou segments.
Perspectives canadiennes

Un début d’année en transition pour l’économie canadienne

L’économie canadienne débute 2026 dans un contexte de transition. Après une année 2025 marquée par une volatilité inhabituelle des indicateurs — oscillations de la croissance, pressions commerciales, ajustements sur le marché du travail — les signaux qui se dégagent aujourd’hui convergent vers une même idée : la croissance ralentit, mais l’économie demeure résiliente, portée par des ajustements importants tant du côté des entreprises que des travailleurs. 

Pour les entrepreneurs, cela signifie naviguer dans un environnement qui n’est pas encore revenu à l’équilibre, mais qui offre maintenant plus de clarté qu’il y a quelques mois.

La croissance s’essouffle mais reste positive

Après l’accélération notable du troisième trimestre 2025 (+2,6 %), l’activité économique a plafonné en fin d’année — un quatrième trimestre proche de zéro, voire légèrement négatif selon les estimations préliminaires. D’ailleurs, la croissance du PIB ralentit progressivement en glissement annuel, mois après mois. Sur l’ensemble de 2025, la croissance avoisine 1,2 %, un rythme modeste et inférieur au potentiel de l’économie canadienne.

Ce ralentissement n’est toutefois pas le signe d’un repli marqué. Les moteurs de croissance traditionnels — consommation, investissements résidentiels, certaines industries de services — contribuent toujours, mais avec moins d’élan. L’économie poursuit son rééquilibrage, alors qu’elle doit encore jongler avec les droits de douane américains imposés il y a un an. 

Vers une stabilisation pour les secteurs plus exposés ?

Dans les secteurs hautement dépendants du commerce international et particulièrement exposés aux tarifs, l’emploi s’est stabilisé… mais à un niveau inférieur à celui d’avant la crise commerciale.

Après les baisses abruptes enregistrées à la suite de l’imposition de nouveaux tarifs, l’emploi a freiné sa chute — ce qui est en soi un signe d’adaptation — mais il ne rebondit pas non plus. Les entreprises exportatrices continuent de composer avec des conditions commerciales incertaines, même si plusieurs tarifs ont été reportés ou allégés (notamment du côté chinois, à partir de mars). Cette stabilisation reflète l’ajustement progressif des producteurs.

Moins de créations d’emplois et un chômage en baisse

À première vue, les données de janvier peuvent sembler paradoxales : la création d’emploi a légèrement reculé (-25 000), mais le taux de chômage a diminué (-0,3 points). Il s’agit plutôt d’une nouvelle réalité pour le marché du travail canadien. 

Ce changement structurel est l’un des phénomènes les plus importants de l’économie canadienne actuelle. Il contribue à atténuer la hausse du chômage même lorsque l’économie ralentit, mais il crée également un défi supplémentaire pour les entreprises. Le ralentissement de la croissance démographique, jumelé aux départs accélérés à la retraite, créent une pression persistante sur le recrutement et la gestion des effectifs des entreprises canadiennes. 

Si la demande pour les biens et services ralentit, l’offre de travailleurs diminue aussi, ce qui explique l’étonnante résilience du marché du travail malgré une économie qui roule lentement.

Encore de la pression sur les coûts

Les coûts des intrants ont continué d’augmenter pour une grande partie des entreprises. Excluant l’énergie, le prix des produits industriels aura grimpé de 5,8 % pendant l’année.

Dans plusieurs chaînes d’approvisionnement, les entreprises sont essentiellement preneuses de prix, c’est-à-dire qu’elles ont peu de pouvoir de négociation ou d’influence sur les prix en vigueur. Même si la pression augmente moins rapidement aujourd’hui qu’au plus fort de la crise inflationniste postpandémie, le coût des intrants demeure un enjeu de taille pour les entreprises.  Les marges demeurent donc particulièrement comprimées.

Malheureusement, l’économie canadienne ne rebondira pas rapidement, mais elle montre encore une fois une résilience notable. Et pour les entreprises prêtes à s’adapter, cette période de transition peut devenir une occasion de prendre une longueur d’avance car les gestes stratégiques comptent plus que jamais.

Miser sur l’efficacité, revoir ses priorités d’investissement, renforcer ses pratiques de gestion des risques et rester attentif aux signaux macroéconomiques sera essentiel pour maintenir ces marges.

L’impact pour votre entreprise

  • La croissance économique se modère. Cela signifie une demande plus prévisible mais moins dynamique. C’est un bon moment pour revoir vos prévisions et optimiser vos plans d’investissements en conséquence.
  • Cette année encore, attendez-vous à une concurrence plus forte et à des marges plus serrées. La diversification des marchés et des fournisseurs devient essentielle.
  • Le recul de la population active, dû aux départs à la retraite et aux cibles d’immigration plus basses, maintiendra la pression sur la main‑d’œuvre. Le recrutement pourrait être plus difficile, même dans un contexte de ralentissement. Ceci souligne l’importance accrue de la rétention et de la formation interne chez les entreprises mais aussi, à plus long terme, celle de réduire leur dépendance aux travailleurs.
Perspectives provinciales

Colombie-Britannique

L'économie de la Colombie-Britannique devrait connaître une croissance de 1,2 % en 2026, dans la continuité de la dynamique positive observée en 2025. Bien que cette croissance reste inférieure à la moyenne historique, elle est supérieure à la moyenne nationale.

L'emploi a légèrement augmenté en janvier, grâce au maintien des emplois dans les secteurs des biens et des services, et le taux de chômage a légèrement baissé pour s'établir à 6,1 %. Cette amélioration est toutefois davantage attribuable à une diminution de la population active qu'à une augmentation du nombre d'emplois. Les ventes au détail ont continué de progresser, selon les données les plus récentes qui indiquent une hausse de 1,8 % en novembre.

Le secteur de la construction résidentielle reste un moteur clé de l'économie de la Colombie-Britannique. Bien que les achèvements et les mises en chantier aient accéléré jusqu'à la fin de 2025, avec de fortes hausses en novembre/décembre, le ralentissement de l'activité sur le marché de la revente et dans la construction neuve suggère un affaiblissement des conditions en ce début de 2026.

Tous les regards seront tournés vers le prochain budget provincial de la Colombie-Britannique, attendu le 17 février, qui présentera les plans de dépenses de la province. 

Alberta

L'économie de l'Alberta devrait encore connaître une croissance d'environ 1,8 % en 2026, surpassant la plupart des provinces.

L'emploi a rebondi en janvier, la province devenant le principal moteur de la création d'emplois au Canada au cours du premier mois de la nouvelle année. Le taux de chômage est tombé à 6,4 %. La dynamique du marché du travail albertain reste forte. Les ventes au détail ont également augmenté, selon les dernières données de novembre, grâce à la croissance démographique.

La production pétrolière se maintient à des niveaux historiquement impressionnants. Les prix du WTI ont augmenté pour se rapprocher de 63 à 65 dollars américains le baril au début du mois, et l'écart avec le WCS s'est maintenu à 11,5 dollars américains.

Les activités de forage ont été légèrement moins importantes en janvier par rapport à l'année dernière, avec 178 appareils de forage en activité en Alberta. La situation témoigne d'investissements et d'opérations sur le terrain modestes mais continus, alors que l'incertitude quant à l'avenir du secteur s'est probablement accentuée en raison des troubles au Venezuela.

Saskatchewan

L'économie de la Saskatchewan devrait connaître une croissance d'environ 1,7 % en 2026, ce qui lui permettra de conserver sa place parmi les provinces les plus performantes du Canada. L'accord entre le Canada et la Chine sur la réduction des droits de douane sur le canola et d'autres produits agricoles, qui entrera en vigueur en mars, sera une aubaine pour l'économie de la province en ce début de 2026.

Le marché du travail s'est nettement amélioré en janvier avec la création de 15 000 emplois supplémentaires. Le taux de chômage est retombé à 5,3 %, contre 6,4 % en décembre. La Saskatchewan affiche ainsi le deuxième taux de chômage le plus bas du pays.

La croissance des ventes au détail est restée positive, mais le ralentissement s'est poursuivi en fin d'année. Les derniers rebondissements dans les négociations commerciales avec la Chine et l'amélioration du marché du travail devraient aider le secteur du commerce de détail de la province à reprendre de la vigueur.

À la fin janvier, Canadian Energy Metals Corp (CEM) a publié une évaluation économique préliminaire (PEA) pour son projet Thor, situé près de Tisdale, au nord-est de Saskatoon. Bien que l'exploitation minière ne soit pas imminente, ce type de projet d'envergure peut susciter l'optimisme dans la province et avoir déjà des répercussions économiques positives.

Manitoba

L'économie du Manitoba devrait connaître une croissance modérée d'environ 1,0 % en 2026 (révision à la hausse suite à l'accord Canada-Chine conclu début janvier). Les ventes au détail du Manitoba ont regagné une partie du terrain perdu en novembre, ce qui a contribué à équilibrer le montant global des dépenses pour l'année.

Le marché du travail a été durement touché en janvier. Alors que l'emploi est resté stable, le taux de chômage a bondi à 6,3 %, soit une augmentation significative de 0,6 point par rapport à décembre. 

Du côté industriel, les expéditions manufacturières ont chuté de près de 6 % en novembre par rapport à octobre, soulignant le ralentissement économique qui a frappé la province à la suite des droits de douane imposés sur les produits agricoles. 

Les développements récents laissent entrevoir une reprise en 2026, mais la prudence est de mise compte tenu de l'incertitude qui règne sur le plan commercial.

Pour 2025, les expéditions devraient rester stables.
Bien que très diversifiée, la province du Manitoba est plus sensible aux fluctuations économiques nationales. Les barrières interprovinciales devraient continuer à s'atténuer en 2026, ce qui contribuera à soutenir la croissance du PIB de la province qui dépend trop fortement du commerce intérieur.

Ontario

L'économie de l'Ontario a perdu 66 500 emplois en janvier 2026. Ces chiffres contrastent avec les bons résultats enregistrés en matière d'emploi au second semestre de 2025. Plusieurs secteurs de l'économie ont été touchés par ces pertes d'emplois, mais c'est l'industrie manufacturière qui a connu la contraction la plus importante.

Les licenciements récents à l'usine GM montrent que les droits de douane continuent d'avoir un impact négatif sur l'industrie manufacturière, en particulier dans le secteur automobile.

Le marché immobilier reste faible, en particulier dans la région du Grand Toronto. Les stocks excédentaires et le ralentissement de la croissance démographique freinent les mises en chantier dans la province.

Ces données concordent avec notre dernière enquête auprès des PME, qui montre que les PME ontariennes sont légèrement moins optimistes en ce début d'année. 

Les droits de douane imposés par les États-Unis et l'incertitude entourant la renégociation de l'accord de libre-échange continuent de peser sur la croissance économique ontarienne qui sera positive en 2026, bien que modeste.

Québec

Après deux années de baisse, les mises en chantier sont à nouveau en hausse au Québec, reflétant un environnement favorable à la construction résidentielle malgré un ralentissement de la croissance démographique. La forte augmentation des loyers en 2025 et la baisse relative des coûts de construction ont stimulé la construction résidentielle, en particulier dans le secteur locatif.

Alors que l'emploi au Canada a reculé de 25 000 postes en janvier, le Québec a commencé l'année sur des bases solides avec la création de 3 700 emplois. Le taux de chômage est resté faible, à 5,2 % en janvier.

Le commerce reste sous pression ; les données disponibles continuent de montrer que les niveaux d'exportation sont toujours inférieurs à ceux de la période précédant l'instauration des droits de douane. Les produits visés ont connu les baisses les plus marquées, allant de 23,4 % pour l'acier à 6 % pour l'aluminium au cours des dix premiers mois de l'année. 

Nouvelle-Écosse

Les exportations totales sont restées globalement stables en 2025, mais l'impact sur l’ensemble des ventes du secteur manufacturier a été compensé par les performances supérieures de la production informatique et électronique. Les ventes totales du secteur manufacturier ont augmenté de 2,6 % entre janvier et novembre par rapport à l'année précédente. 

Le marché du travail a créé 3 200 emplois en janvier, signe d'une stabilisation. 
Les ventes au détail ont augmenté de 3,5 % entre janvier et novembre par rapport à l'année précédente. La reprise continue de l’emploi devrait amener les consommateurs à continuer à dépenser en 2026. 

Nouveau-Brunswick

Les exportations sont restées sous pression au Nouveau-Brunswick, pénalisées par les produits minéraux. La faiblesse du commerce a eu un impact direct sur le secteur manufacturier dont les ventes ont baissé de 6,5 % en 2025.  

Le marché de l'emploi a créé 2 100 emplois en janvier, ce qui est un bon début d'année. La plupart des gains ont été enregistrés dans le secteur des emplois à temps plein, ce qui a contribué à cette hausse de l'emploi.  

Les ventes au détail ont augmenté de 5,0 % entre janvier et novembre, par rapport à l'année précédente. La vigueur continue du marché du travail soutiendra les dépenses de consommation cette année

Île-du-Prince-Édouard

Unis, l'île a réussi à rester résiliente. Le marché de l'emploi était solide en 2025 et a bien démarré l'année.

L'île a continué d'attirer de nouveaux arrivants en 2025. La croissance démographique y a été plus rapide qu'au Canada. Cela devrait soutenir la demande de biens et de services, ainsi que celle de logements dans la province.    

Les consommateurs ont continué à dépenser malgré les tensions commerciales. Si les ventes au détail ont été irrégulières en 2025, elles sont restées supérieures aux niveaux de 2024. Les ménages de l'île devraient pouvoir continuer à dépenser, à mesure que les conditions du marché du travail se stabilisent. 

Terre-Neuve-et-Labrador

Les tensions géopolitiques occupent le devant de la scène depuis le début de l'année. De l'Amérique du Sud au Moyen-Orient, le regain de tensions a exercé une pression à la hausse sur les prix du pétrole. La flambée des prix devrait se poursuivre tant que les tensions au Moyen-Orient resteront vives. Cependant, les fondamentaux devraient limiter la hausse des prix du pétrole, car l'offre reste supérieure à la demande.  

Après plusieurs baisses de l'emploi à la fin de 2025, le marché du travail a repris de la vigueur en janvier, avec la création de 3 800 emplois. En attendant de confirmer une tendance à la hausse, cela reste une bonne nouvelle en ce début d'année. 

Les consommateurs ont lentement augmenté leurs dépenses au cours des derniers mois de 2025, signe d'un regain de confiance. La poursuite de l'amélioration du marché de l'emploi, comme on l'a vu récemment, devrait stimuler les dépenses de consommation dans les mois à venir.