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Soutien pour les entreprises touchées par la COVID-19.

Pourquoi un environnement de travail sain sur le plan psychologique est bon pour les affaires

Améliorer la productivité, l’engagement et la résilience dans une crise comme la pandémie de COVID-19
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Les recherches montrent que les équipes dans des milieux de travail sains sur le plan psychologique communiquent plus, collaborent plus et sont plus enclines à résoudre les problèmes ensemble, ce qui peut augmenter considérablement les résultats.

Alors, comment créer ce genre de milieu de travail dans votre entreprise?

Jordan Friesen, directeur national, Santé mentale au travail à l’Association canadienne pour la santé mentale, explique qu’il faut commencer par essayer d’équilibrer quatre facteurs: la demande, le contrôle, l’effort et la récompense.

«Les lieux de travail très exigeants où les employés n’ont guère de contrôle sur leur travail ou de reconnaissance pour leurs efforts sont généralement stressants et difficiles pour la santé mentale», dit-il.

«Lorsque les demandes sont raisonnables et que les employés ont un certain contrôle et sont reconnus comme il se doit pour leurs efforts, l’environnement est plus sain – et généralement plus productif.»

Trouver le bon équilibre

Demande Contrôle
Effort Récompense

Selon M. Friesen, les quatre facteurs n’auront pas la même forme d’un lieu de travail à l’autre. La meilleure façon de savoir ce qui fonctionne pour votre entreprise est de parler à vos employés.

Gérer les perturbations

Maintenir un environnement de travail sain sur le plan psychologique peut être particulièrement difficile lorsque des événements comme la pandémie de COVID-19 perturbent les habitudes de travail normales, reconnaît M. Friesen. De nombreuses entreprises ont dû fermer complètement. D’autres se sont organisées pour que leurs équipes travaillent à distance, ce qui exige d’autres approches de gestion.

«Il y a une grande différence entre travailler à la maison et rester à la maison et essayer de travailler», affirme-t-il.

M. Friesen recommande aux employeurs de tenir autant que possible leurs employés au courant de la situation générale. «Soyez transparent et diffusez l’information dès que vous en prenez connaissance, mais reconnaissez également qu’il y a des choses que vous ne savez pas et dites comment vous essayez d’obtenir plus de réponses.»

Il y a une grande différence entre travailler à la maison et rester à la maison et essayer de travailler.

Pour de nombreux employés, l’isolement, les inquiétudes concernant les proches et les responsabilités supplémentaires liées aux soins rendent cette période particulièrement stressante; il est donc sage d’adapter les attentes en matière de productivité, explique M. Friesen.

«Soyez très clair au sujet des priorités ‐ ce qui doit être fait dans un délai précis. Essayez de faire preuve de flexibilité pour les choses les moins urgentes. Parlez avec vos employés de leurs difficultés et dites-leur que vous êtes prêt à travailler avec eux pour trouver ensemble des solutions.»

Faire de la santé mentale une priorité

Bien que les grandes entreprises puissent disposer de plus de ressources pour mettre en place un soutien formel comme un programme d’aide aux employés (PAE), M. Friesen est d’avis que les entrepreneurs ont l’avantage de pouvoir constater de visu la réalité aux premières lignes dans le lieu de travail.

«Dans une petite entreprise, vous pouvez souvent opérer des changements plus rapidement pour adapter les conditions de travail», explique-t-il.

Il conseille de poser ces quatre questions lorsqu’un employé confie éprouver des problèmes de santé mentale:

«Que puis-je faire pour t’aider?»

Il est possible que vous puissiez effectuer des aménagements ou d’autres changements pour alléger une partie de la charge.

«Que peux-tu faire pour t’aider?»

Encouragez votre employé à chercher du soutien dans son propre réseau ou à prendre d’autres mesures qui favoriseront sa santé mentale.

«Quel autre type de soutien te serait utile?»

Dressez la liste des ressources qui pourraient être utiles, comme le médecin de famille de l’employé ou un PAE, si vous en avez un. Si vous n’en avez pas, essayez de vous familiariser avec d’autres ressources dans le milieu que vous pourriez suggérer aux employés en cas de besoin.

«Quand aimerais-tu qu’on reparle de ça?»

Selon M. Friesen, le suivi est essentiel, mais souvent négligé. «Votre employé doit savoir qu’il y aura une suite à cette conversation, que vous vérifierez si les choses s’améliorent.»

Ne pas oublier de prendre soin de vous

S’il est important de veiller à la santé mentale de vos employés, n’oubliez pas de vous occuper de la vôtre. Selon une étude de l’Association canadienne pour la santé mentale appuyée par BDC, les entrepreneurs signalent des problèmes de santé mentale à un taux près de trois fois supérieur à celui de la population générale (21 % contre 8,1 %).

M. Friesen recommande aux entrepreneurs de prendre contact avec leurs réseaux pour obtenir un soutien et des conseils. «Vos réseaux ne servent pas qu’à échanger des astuces pour résoudre des problèmes commerciaux. Vous pouvez aussi faire appel à eux afin d’obtenir des conseils pour traverser une période difficile ou aider un employé qui en a besoin.»

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