Du soutien financier et des ressources pour les entreprises touchées par la COVID-19.

Soutien pour les entreprises touchées par la COVID-19.

Lettre économique mensuelle

Juillet 2021

La Banque du Canada révisera-t-elle les taux d’intérêt bientôt?

Les banques centrales ont rapidement pris des mesures afin de permettre à leurs économies de faire face à la crise de la COVID-19. Au printemps 2020, la Banque du Canada procéda à une réduction importante de son taux directeur au plancher de 0,25 %. Elle a également procédé à l’achat massif d’actifs pour injecter de l’argent dans l’économie et ainsi soutenir le financement et la croissance.

À ce jour, la politique monétaire de la banque centrale canadienne était toujours très accommodante. Évidemment, ce genre de stimulus arrivera à échéance éventuellement. La question n’est pas de savoir s’il y aura un durcissement de la politique monétaire canadienne, mais bien quand? Et quelle en sera la tournure?

Qu’est-ce qui pourrait pousser les taux d’intérêt vers le haut?

Lorsque l’économie fonctionne à pleine capacité, l’inflation risque de dépasser le niveau que la Banque du Canada considère comme sain pour l’économie – la fameuse fourchette cible. Les mesures de relance monétaire (sous la forme de faibles taux directeurs) ne sont alors plus nécessaires pour stimuler la croissance.

La récente montée de l’inflation inquiète de nombreux ménages et entreprises. L’indice des prix à la consommation a en effet dépassé en avril et mai la cible de la Banque du Canada qui vise à maintenir un niveau de prix au point médian de 2 % (d’une fourchette cible variant de 1 à 3 %). L’IPC a ainsi augmenté de 3,4 % en avril et de 3,6 % en mai. En excluant l’essence, la croissance aurait été de 1,9 % et 2,5 % respectivement.

Des pressions inflationnistes se font sentir au pays alors que les producteurs sont aux prises avec des problèmes d’approvisionnement qui ne leur permettent pas de répondre à la forte demande pour certains produits.

Mais, heureusement, cette forte inflation repose sur des effets temporaires comme l’effet de base et le décalage entre l’ajustement de l’offre et la demande.

De plus, les attentes d’inflation demeurent bien ancrées chez les consommateurs qui s’attendent à ce que l’inflation se maintienne à moyen terme dans la fourchette cible de maîtrise de l’inflation, indique la dernière enquête de la Banque du Canada sur les perspectives des consommateurs. L’inflation à elle seule ne semble donc pas une raison suffisante pour que le Banque du Canada hausse son taux directeur dans les prochains 12 mois.

Par contre, l’économie canadienne s’est montrée résiliente face à la seconde et même troisième vague de COVID-19. Le gouverneur a même annoncé, lors de la présentation en avril du rapport sur la politique monétaire, le devancement possible du resserrement des taux dès mi-2022.

La vigueur de l’économie tend à s’améliorer davantage cet été grâce au bon déroulement de la campagne de vaccination et à la réouverture des économies provinciales. Pour cette raison, nous nous attendons tout de même dans les prochains mois à une révision de la politique monétaire canadienne sans mouvement du taux directeur.

Vers l’aboutissement de l’assouplissement quantitatif

La décision de la Banque du Canada de recourir à l’assouplissement quantitatif au printemps 2020 l’a amenée à augmenter la quantité de monnaie disponible dans l’économie. Ce faisant, elle a contribué à la baisse des taux d’intérêt de long terme, ce qui a réduit le coût d’emprunt des ménages et des entreprises et, par conséquent, stimulé la croissance économique.

La Banque du Canada a annoncé une première réduction à son programme d’achat d’actifs à la fin avril 2021 – passant alors de 4 à 3 milliards par semaine, signe que les perspectives économiques s’améliorent au pays. On s’attend à ce que le programme prenne complètement fin d’ici la fin de l’année, ce qui lèvera la pression à la baisse induite sur les taux par la banque centrale. Donc, même sans relèvement du taux directeur, la Banque du Canada durcira les conditions de crédits cette année.

Jusqu'où les taux peuvent-ils aller?

Les taux d'intérêt effectifs au Canada étaient toujours très bas à la fin juin, soit 2,57 % pour les ménages et 2,3 % pour les entreprises. Bien que les taux soient amenés à monter, l’augmentation n’est pas pour tout de suite et sera graduelle.

Les banques centrales tentent de guider l'économie vers un rythme durable où ni stimulation ni restriction ne sont nécessaires.

Un niveau durable ou neutre signifierait un taux directeur se situant entre 1,75 % et 2,75 % au Canada, comparativement à 0,25 % actuellement. Il devrait donc augmenter de 1,5 point de pourcentage pour atteindre le taux neutre minimal estimé par la Banque.

Ces dernières années, la Banque nous a habitués à des hausses de taux par tranche de 25 points de bases (0,25 %). Évidemment, il ne s’agit pas d’une règle à respecter, mais à moins que l’économie ne tombe dans une spirale inflationniste incontrôlablece qui est peu probableil serait plutôt surprenant que les taux augmentent plus rapidement.

Le taux neutre visé par la Banque est plus faible que par le passé. Les entreprises peuvent s’attendre à des hausses graduelles des taux d’intérêt effectifs qui ne devraient donc pas dépasser les conditions qui prévalaient avant la crise de la COVID-19 (donc autour de 3,5 %). Il faudra plusieurs mois, voire des années, avant d’atteindre ce niveau.

En somme, même si nous naviguerons dans un environnement de faible taux d’intérêt pendant encore plusieurs mois, la tendance est à la hausse et les entreprises ont avantage à bénéficier des taux actuels pour financer leurs projets avant leurs remontées. Cette ascension devrait d’ailleurs débuter au rythme de l’amélioration des perspectives économiques et de la réduction du programme d’achat d’actifs de la Banque du Canada.

Les réouvertures de juin à la rescousse du deuxième trimestre

Malgré la résurgence virulente de la pandémie au pays et l’accroissement des mesures restrictives au cours du deuxième trimestre, l’économie canadienne s’est montrée plus résiliente que prévu à la troisième vague.

Cette performance, ainsi que la réouverture des économies provinciales en juin, indique qu’une croissance positive en T2 demeure réaliste. Les prévisions de croissance du PIB de 3,5 % de la Banque du Canada, énoncées en avril dernier, semble toutefois un peu élevées dans les circonstances.

Premier recul du PIB canadien

Le produit intérieur brut canadien a reculé pour la première fois en un an, de 0,3 % entre mars et avril 2021. La dernière baisse mensuelle du PIB remontait à avril 2020 alors que l’économie mondiale était mise sur pause.

Malgré ce ralentissement de la reprise, cette baisse était largement anticipée. Le consensus, de même que les estimés préliminaires de Statistique Canada, pointaient même vers un recul beaucoup plus sévère. Autre point positif des dernières données canadiennes: l’activité économique de mars a été revue à la hausse (1,3 % plutôt que 1,1 %). Le recul d’avril part donc d’un niveau plus élevé.

Alors que la plupart des mesures restrictives ont perduré en mai, Statistique Canada estime que le PIB aurait reculé de 0,3 % également. L’activité économique serait alors à 98,5 % de son niveau prépandémique.

Le pouls du commerce de détail bat au rythme des confinements

Le commerce de détail a connu des hauts et des bas durant la pandémie. Bien que plusieurs commerces se soient ajustés à la situation en augmentant l’offre en ligne, le secteur continue d’évoluer au rythme de la situation sanitaire.

Face aux restrictions imposées au printemps, notamment la fermeture des commerces non essentiels dans plusieurs provinces, les ventes au détail ont reculé de 5,7 % en avril et probablement de 3,5 % en mai selon les premières estimations.

Les perspectives s’améliorent en juin alors que ces magasins ont rouvert. On s’attend donc à un important rebond des dépenses de consommation afin de répondre à la demande refoulée de la troisième vague. C’est d’ailleurs ce que l’indice de confiance des consommateurs laisse sous-entendre en reprenant sa tendance haussière depuis le début du plus récent déconfinement.

Le secteur résidentiel au cœur de la reprise

Les secteurs de la construction et des services immobiliers, qui représentent environ 20 % de l’économie canadienne, contribuent grandement à la reprise.

Les mises en chantier sont reparties à la hausse en mai après un recul en avril. Bien qu’elles demeurent historiquement élevées, elles restent loin du sommet atteint en mars.

Le PIB du secteur de la construction a augmenté de 2,4 % entre avril et mars, malgré le recul des mises en chantier entre ces deux mois. Le secteur devrait continuer sur sa lancée et contribuer positivement à l’activité économique au pays dans les prochains mois.

Le marché de la revente s’est quant à lui atténué à nouveau en mai. L’offre continue de s’affaisser et une certaine fatigue semblerait s’installer du côté de la demande. À force de se heurter aux nouveaux défis du marché actuel comme les offres multiples, la surenchère et la diminution des conditions de vente, certains ménages semblent en effet commencés à se décourager. Le PIB du secteur des services immobiliers a reculé de 0,7 %. Il s’agit de la première diminution mensuelle notable du secteur depuis le premier confinement d’avril 2020.

Les prix demeureront élevés tant que l’offre demeurera faible.

L’emploi repart en force

L’économie canadienne a créé 231 000 emplois en juin. Ce gain recouvre la majorité des pertes engendrées par la troisième vague (cumul de 275 000 en avril et mai). Les secteurs les plus touchés par les mesures de confinement, puis de déconfinement en juin, ont contribué le plus au rebond de l’emploi. C’est le cas pour le commerce de détail (+75 000) mais surtout pour les industries des services de restauration et d’hébergement (+101 000).

L’impact sur votre entreprise

  • Les mois d’avril et mai auront probablement mis la reprise économique de plusieurs commerces sur la glace ce printemps. Il y a fort à parier que les ménages auront continué à économiser pendant ces mois, les rendant encore plus aptes à dépenser cet été.
  • La situation sanitaire s’améliore de jour en jour partout au pays. Malgré l’incertitude toujours présente dans certaines provinces en juin, la vaccination continue sa progression et permettra davantage d’assouplissement, et donc de réouverture, en juillet et août.
  • La recherche d'employés s’intensifiera avec la période estivale de déconfinement. L’immigration seule ne suffira probablement pas à combler vos besoins de main-d’œuvre à long terme, pensez à comment automatiser vos processus dès aujourd’hui.

Les défis s’accumulent, mais la croissance persiste

L’économie américaine a crû de 6,4 % au premier trimestre et la croissance du pays devrait se poursuivre au second.

Nonobstant certains défis d’approvisionnement et des pénuries de main-d’œuvre qui pourraient tempérer la croissance, les États-Unis devraient connaître leur plus forte croissance économique annuelle en 35 ans.

Repli de la consommationn

L’activité économique mondiale a largement reposé sur la consommation de biens durant la dernière année. Les États-Unis ne font pas exception. Ces dépenses ont rapidement dépassé leurs niveaux prépandémiques, tandis que les dépenses en services s’affaissaient. Les rôles ont finalement été inversés en mai.

Les ménages semblent tranquillement réallouer leurs budgets plus «normalement». Les Américains continuent d’augmenter leurs dépenses en services, au gré de la réouverture de leur économie (+0,4 % entre mai et avril), aux dépens de la consommation de biens qui ralentit (-4,3 % pour les biens durables).

Ce ralentissement dans les dépenses de consommation serait en partie attribuable à l’estompement des stimulus fiscaux reçus en mars. La capacité limitée du secteur manufacturier serait un autre facteur explicatif.

Les usines roulent à fond

Le secteur manufacturier a su bénéficier de l’engouement pour les biens et continue à faire bonne figure. L’indice des directeurs d’achats du manufacturier est demeuré élevé en juin malgré un léger recul par rapport à mai (-0,6 point de pourcentage).

Le secteur demeure en expansion, mais peine à répondre à la demande. Les capacités de production réduites et des délais dans les chaînes d’approvisionnement créent de la pression haussière sur les prix de production.

850 000 nouveaux emplois en juin

Le marché du travail américain connaissait une effervescence sans précédent avant que la pandémie ne frappe les États-Unis. Le taux de chômage atteignait un plancher de 3,5 % et l’économie créait des centaines de milliers d’emplois chaque mois malgré un niveau déjà élevé.

Les gains enregistrés depuis le début de la reprise sont encore loin de ce qui prévalait avant la crise. L’ajout de 850 000 emplois en juin est évidemment bienvenu après les résultats un peu décevants du printemps. (L’économie américaine a ajouté au total 852 000 emplois en avril et mai alors que l’économie commençait à se rouvrir.)

Est-ce le retour de la tendance prépandémique pour l’emploi américain? Le pays est aux prises avec un important problème de pénurie de main-d’œuvre. Le ratio des emplois vacants par rapport aux travailleurs disponibles atteint un sommet. Le bassin de travailleurs potentiels est toujours bien en deçà de ce qu’il était avant la crise. Les départs à la retraite continuent d’augmenter et l’immigration continue de souffrir de la crise de la COVID-19.

La plupart des emplois récupérés dernièrement sont dans des secteurs qui ont été frappés durement par la pandémie, tandis que les entreprises des autres secteurs peinent à trouver des travailleurs. Les enjeux de main-d’œuvre pourraient nuire au boom économique américain auquel plusieurs s’attendent.

Le double mandat de la Fed mis à rude épreuve

La Réserve fédérale a finalement revu à la hausse ses prévisions d’inflation, mais demeure persuadée que celle-ci est transitoire. Le président Jerome Powell a également fait valoir que la situation était encore loin de justifier une réduction progressive de ses achats mensuels d’actifs.

Toutefois, certains signes nous poussent à croire que la Réserve fédérale pourrait revenir sur cette décision au début de l’automne. D’une part, cette dernière déclaration a été faite avant la publication des données encourageantes sur l’emploi de juin. Aussi, l’inflation fondamentale a bondi de 3,8 % en mai aux États-Unisun sommet en 29 ans. Cette hausse s’explique principalement par l’effet de base de certaines catégories de prix directement affectées par le confinement, mais des pressions haussières se diffusent de plus en plus à travers les différentes catégories.

Si l’emploi continue sur sa lancée de juin (ce qui demeure incertain), la banque centrale aura alors assez d’arguments en faveur d’un ralentissement de son programme d’achat d’actifs. Rappelons que la Réserve fédérale a le double mandat d’assurer la stabilité durable des prix et un plein-emploi inclusif.

L’impact sur votre entreprise

  • Les États-Unis connaîtront une année de croissance économique exceptionnelle. En tant que principal partenaire, l’économie canadienne bénéficiera de cette croissance.
  • Plusieurs secteurs, notamment le manufacturier, ont de plus en plus de difficultés à répondre à la demande à cause de problèmes d’approvisionnement ou de personnel. Si votre entreprise ou vos plans d’investissements reposent en partie sur l’importation de biens et de technologies américaines, assurez-vous de diversifier vos fournisseurs pour éviter des délais.
  • Les enjeux de main-d’œuvre qui commencent à peser de part et d’autre de la frontière canado-américaine pourraient exacerber la compétition pour les talents. Trouvez comment votre entreprise peut attirer et retenir les employés qualifiés dont elle a (et aura) besoin.

Le pétrole en hausse… juste à temps pour les vacances

Il est assez commun de voir les prix à la pompe gonflée avant la saison estivale, mais derrière la récente hausse se cache plus que la réaction à la saisonnalité de la demande.

Le WTI et le Brent, les principaux indices de références du brut, s’échangeaient à plus de 75 $US le baril au début juillet. Seulement en juin, les indices ont respectivement augmenté de 13 % et 10 % respectivement.

Cette flambée des prix s’explique à la fois par l’augmentation de la demande et la compression de l’offre. Mais l’enjeu principal, en ce début du mois de juillet, est l’incertitude et la discorde qui sévissent au sein de l’Organisation mondiale des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+).

Montée en flèche de la demande

Les marchés s’attendent depuis plusieurs semaines à une montée de la demande de brut résultant de la réouverture des différentes économies. La vigueur de la demande s’avérerait plus importante qu’anticipée alors que la vaccination semble finalement l’emporter sur les craintes des variants.

Plusieurs pays rouvrent petit à petit leurs frontières aux voyageurs internationaux. Les voyages aériens demeureront cette année encore en deçà de leurs tendances prépandémiques, mais il s’agit d’un revirement de situation important pour la demande de pétrole.

La tension monte au sein de l’OPEP+

En mai 2020, l'OPEP+ a convenu de réduire la production de 9,7 millions de barils par jour (mb/j) en réponse à l'effondrement de la demande mondiale suite à la pandémie. Si les restrictions ont été partiellement levées, elles s'élèvent encore à environ 5,8 mb/j.

Durant leur rencontre du 1er juillet, qui s’est finalement échelonnée sur trois jours, l’organisation envisageaitd’augmenter la production de brut de 2 millions de barils par jour (Mb/j) graduellement d’août à décembre et de prolonger les restrictions de production jusqu’à la fin de 2022.

Toutefois, la proposition s'est heurtée à une forte opposition des Émirats arabes unis (EAU), qui souhaitent pomper davantage de pétrole, et les discussions n'ont finalement débouché sur aucun accord.

Les limites de production sont basées sur la capacité de chaque pays en 2018. La capacité maximale des Émirats arabes unis était alors de 3,2 mb/j.

Cependant, depuis 2018, des projets d'expansion ont porté la capacité des EAU à environ 4 mb/j. Cette croissance lui permettrait d'extraire des centaines de milliers de barils supplémentaires par jour tout en respectant l'accord OPEP+, mais l'Arabie saoudite résiste.

Si les membres de l'OPEP+ ne parviennent pas à un accord avant la fin du mois, les pays devront maintenir la production aux niveaux réduits actuels. L'offre pourrait alors être trop faible pour répondre à la demande à l'automne, ce qui entraînerait une hausse significative des prix.

On estime qu'il faudrait ajouter 400 000 barils supplémentaires par jour chaque mois à partir du mois d'août pour maintenir l'équilibre du marché. Certains analystes ont même annoncé que le baril pourrait atteindre 100 dollars américains d'ici la fin de l'année si aucun accord n'est conclu.

L’impact à la pompe

Les craintes d’inflation hantent déjà les pensées des consommateurs et donnent du fil à retordre aux banques centrales qui tentent de calmer le jeu. Un marché du pétrole déséquilibré créerait des pressions importantes sur le prix à la pompe. Selon la firme de consultation Kalibrate, l’augmentation de 1$ des prix du brut se traduit en une hausse d’un demi-cent à la pompe au Canada.

Des prix d’essence trop élevés pourraient limiter les déplacements et ainsi ralentir la reprise économique, mais également exacerber l’augmentation des prix sur d’autres biens comme la nourriture et les commodités à cause de la hausse des coûts de transport.

La Banque du Canada semble avoir vu juste

L’économie aurait suivi assez fidèlement les perspectives attendues par la banque centrale au deuxième trimestre. La résilience de l’économie et les résultats de la dernière enquête sur les perspectives des entreprises encouragent la Banque du Canada à réduire encore davantage son programme d’achat d’actifs.

Le huard dans tous ses états

Alors que la Réserve fédérale américaine adoptait un ton plus expansionniste en juin, les marchés se sont montrés réactifs aux nouvelles perspectives d’inflation. Les investisseurs se montrent plus craintifs face aux actifs plus risqués comme les devises liées aux matières premières, dont le dollar canadien. Le huard s’est donc déprécié contre le dollar américain en juin, clôturant le mois à peine à 0,80 $US.

L’optimisme des PME atteint un record

La réouverture de l’économie canadienne aura su remonter le moral des entreprises. Le plus récent sondage BDC révèle que plus de la moitié des entrepreneurs s’attendent à ce que l’économie s’améliore dans la prochaine annéele plus haut niveau enregistré à ce jour. Autre bonne nouvelle, cet optimisme stimule également les intentions d’investissement des entreprises afin de répondre à la demande montante, ce qui devrait donc contribuer davantage à la croissance.

Les pressions à la hausse sur les prix continuent

La réouverture de l’économie et la forte demande refoulée amènent les entreprises à devoir augmenter leurs prix. Selon la Banque du Canada, la part des entreprises qui envisagent augmenter leurs prix de vente dépasse toujours la part des entreprises qui songent les baisser. Malgré le recul depuis le dernier trimestre, les pressions inflationnistes devraient continuer. Ces entreprises pensent probablement être capable de refiler une partie des hausses de coûts à leurs clients ou encore afin d’exercer une forme de rattrapage pour les pertes des derniers mois.

Indicateurs clés: Canada

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