Du soutien financier et des ressources pour les entreprises touchées par la COVID-19.

Soutien pour les entreprises touchées par la COVID-19.

Lettre économique mensuelle

Janvier 2021

Article vedette

Brexit des effets atténués au Canada

Le Royaume-Uni est entré dans une nouvelle ère. Quatre ans et demi après avoir obtenu la faveur d’une majorité de Britanniques pour s’affranchir de l’Union européenne, le Brexit s’est finalement conclu en décembre dernier.

Après des années de tergiversation, le gouvernement britannique en est arrivé à une entente sur les futurs échanges commerciaux avec l’Union européenne.

Heureusement, les effets de ces changements importants pour le continent européen risquent d’avoir des effets limités sur l’économie canadienne.

Entente de dernière minute avec l’Union européenne

Le Royaume-Uni a officiellement quitté le bloc commercial le 31 janvier 2020, sans qu’une entente commerciale n’ait toutefois été encore signée.

Les marchés craignaient ces dernières années un Brexit dur [Hard Brexit, no-deal Brexit]. Faute d’accord de libre-échange, les échanges commerciaux du Royaume-Uni auraient été régis par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et entraîné une hausse considérable des tarifs douaniers pour une majorité écrasante des secteurs économiques.

Les industries de l’aviation, de l’automobile et des services financiers auraient particulièrement souffert d’une telle résolution. Sans accord, le PIB britannique aurait été 7,6 % plus faible après 15 ans, par rapport au scénario où le Royaume-Uni n’aurait pas quitté le bloc commercial, estiment des économistes de la London School of Economics. Un accord constructif limiterait la perte à 4,9 %.

Heureusement, les deux partis s’étaient entendus sur une extension des pourparlers jusqu’au 31 décembre 2020 et ont finalement conclu une entente in extremis le 24 décembre dernier.

Les termes entourant les échanges de marchandises sont généralement favorables. Des différences réglementaires compliqueront cependant les exportations de certains biens, notamment la production alimentaire, où les standards plus restrictifs de l’Europe continentale pourraient compliquer les échanges.

Certains secteurs, notamment les finances et la construction, auront un accès plus limité au continent européen et ses marchés publics et devront affronter plus de bureaucratie lorsqu’ils voudront opérer dans les 27 nations de l’Union européenne.

La frontière irlandaise demeurera fluide, forçant en contrepartie la présence de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et le continent britannique – une autre complication pour les entreprises britanniques.

Impact limité sur le Canada

Le vote en faveur du Brexit avait initialement pris le monde par surprise: le lendemain du référendum, le 24 juin 2016, la livre sterling s’était dépréciée drastiquement par rapport aux devises internationales, dont le dollar canadien. La valeur du huard par rapport à la livre sterling s’est depuis maintenue autour des 1,70 $CA.

Déjà à l’époque, les économistes s’attendaient à un impact limité du Brexit sur l’économie canadienne. Comme les échanges commerciaux entre le Canada et le Royaume-Uni sont faibles et concentrés dans certaines industries, il est probable qu’un accord bilatéral réglerait la question sans trop de dommages collatéraux.

Ce sont surtout les perturbations liées au commerce international qui représentaient un risque pour le Canada. L’Accord économique et commercial global (AECG) avec le reste de l’Union européenne est aujourd’hui en vigueur et les termes de cette entente transatlantique perdureront entre le Canada et le Royaume-Uni jusqu’à ce que les deux pays s’entendent sur un nouvel accord bilatéral. Ce nouvel accord, davantage ciblé, pourrait même être encore plus favorable aux exportateurs canadiens.

Le Brexit aura néanmoins un impact négatif. Un volume important de marchandises transitait par le Royaume-Uni avant de se rendre sur le continent européen. Le Brexit a ainsi entraîné des changements en matière de logistique et des hausses de coût chez plusieurs exportateurs qui ont dû rediriger leurs exportations.

Le Royaume-Uni demeure notre troisième partenaire, après les États-Unis et la Chine, et accapare 3 % de nos exportations (1,5 % des importations). Elles totalisaient un sommet de 19,8 milliards de dollars en 2019 (9,2 milliards pour les importations).

Les exportations canadiennes y sont peu diversifiées. En 2019, lextraction minière (principalement des minerais d’or et d’argent) représentait 72 % de la valeur totale de ces exportations et les combustibles minéraux venaient au deuxième rang, à 5 %. Suivent les produits destinés aux réacteurs nucléaires (3 %) et à la navigation aérienne ou spatiale (2 %), ainsi que les produits liés au bois (2 %).

L’Impact sur les entrepreneurs

  • Une économie ouverte de taille moyenne comme le Canada dépend de la bonne tenue des échanges internationaux. Le vote en faveur du Brexit en 2016 était un préambule au courant protectionniste qui sévit depuis.
  • L’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne tempère ces inquiétudes. Bien que chacune des deux économies subira un impact négatif à court et long terme, l’entente du 24 décembre montre que les modes protectionnistes pourraient avoir des effets plus limités comparativement aux pires scénarios craints en 2016.
  • Entretemps, les échanges entre le Royaume-Uni et le Canada suivront le modèle préconisé par l’AECG, signé à l’origine avec l’Union européenne et en application progressive depuis 2017. Cette entente, qui élimine les droits de douane sur 98 % des produits exportés vers le Royaume-Uni, restera en application jusqu’à la signature d’un nouveau pacte canado-britannique.

Perspectives Canada

La reprise économique ralentit à mesure que la deuxième vague progresse

La multiplication des restrictions au Canada, et ailleurs dans le monde pour lutter contre la deuxième vague de la COVID-19, entrave la reprise économique.

La vaccination venant à peine de commencer, il faudra patienter quelques trimestres avant d’espérer un retour à la normale.

L’hiver du «pour emporter»

Le PIB réel a augmenté de 0,4 % en octobre contre 0,8 % en septembre, alors que les mesures pour contrer la deuxième vague de coronavirus commençaient à se multiplier à travers le pays. Selon les données préliminaires de Statistique Canada, la croissance du PIB serait de 0,4 % en novembre, confirmant le ralentissement de la croissance économique au cours du dernier trimestre de 2020.

Les services de restauration (-4,5 % par rapport à septembre) et d'hébergement (-2,1 %) ont été de nouveau particulièrement touchés. Ces secteurs, qui avaient été plus lents à rebondir l’été dernier, sont maintenant en recul pour un deuxième mois consécutif, n’atteignant respectivement que 73 % et 59 % de leur niveau d’activité d’avant crise. Dans chaque cas, il s’agit d’un recul de trois points de pourcentage par rapport à la situation estivale.

Pour ces secteurs, l’hiver sera rude. Les chiffres pourraient approcher les creux observés au cours du printemps dernier, quoi que bien des restaurants ont depuis adapté leur modèle d’affaires pour tirer profit de la popularité du «pour emporter».

Le secteur de la fabrication (-0,8 %) était lui aussi en recul en octobre, avec de fortes variations entre sous-secteurs. Ainsi, l’industrie aérospatiale était en baisse de 4,4 % tandis que la fabrication de produits en bois était en hausse de 2,8 % grâce à une demande soutenue pour les matériaux de construction.

Le secteur agricole (+1,6 %) poursuivait aussi sa séquence de bonnes performances en raison de la forte croissance de la production de cannabis (+7,1 %). Le PIB de ce sous-secteur agricole a doublé en 2 ans.

La deuxième vague freine la croissance des ventes au détail

Les ventes au détail ont augmenté de 0,4 % en octobre contre 1,9 % en septembre. En cause, un ralentissement au Québec (+0,2 %) et une baisse des ventes en Ontario (-0,4 %), une première depuis avril.

La peur d’attraper le virus et les restrictions pour lutter contre l’épidémie ont fait reculer les ventes des détaillants de la province. Notons néanmoins que les ventes au détail demeuraient en hausse de 7,5 % sur un an – un des rares secteurs à avoir affiché une reprise en V.

Les prochains mois risquent de montrer des gains limités pour les détaillants. En effet, les données de mobilité de Google indiquent une réduction de l’achalandage au cours des dernières semaines de 2020. Cela pourrait favoriser les ventes en ligne.

L’emploi chute en décembre

Le nombre d’emplois a chuté de 62 600 en décembre, une première baisse depuis le mois d’avril. La reprise économique des derniers mois n’aura donc pas suffi à combler les pertes d’emplois historiques enregistrés au printemps: à ce jour, il reste 636 400 emplois à récupérer, soit 21 % des 3 millions d’emplois perdu lors du premier confinement. Il faudra probablement attendre 2022 pour voir le nombre d’emplois retrouver son niveau d’avant crise.

Les pertes d’emplois se sont surtout concentrées au Québec (-16 800), en Ontario (-11 900) et en Alberta (-11 900). Ces chiffres datent de la mi-décembre et ne prennent donc pas en compte plusieurs nouvelles mesures de confinement. Les données de janvier pourraient donc montrer d’autres pertes d’emplois.

Le taux de chômage a grimpé de 8,5 % à 8,6 %, mettant fin à six mois consécutifs de baisse. Pour un troisième mois d’affilée, l’emploi dans le secteur de l’hébergement et de la restauration était en baisse en décembre (-56 700).

L’emploi dans le secteur manufacturier se maintient et a augmenté de 15 000, retrouvant son niveau d’avant crise.

L’impact sur les entrepreneurs

  • Les prochains mois seront difficiles. Malgré le début des campagnes de vaccination, des mesures restrictives demeureront en place au moins jusqu’au printemps. Le retour à la normale se fera très progressivement au sein des industries les plus touchées à ce jour.
  • Il faudra sûrement attendre le printemps avant de voir une amélioration dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.
  • Le télétravail et la vente en ligne resteront des stratégies importantes de survie pour de nombreuses entreprises en 2021.
  • Bien que la reprise économique risque d’être lente au cours du premier trimestre de 2021, les perspectives de croissance se confirmeront à l’arrivée du printemps.

Perspectives États-Unis

La vague bleue se concrétise

Les données économiques se détériorent, alors que le climat politique des deux prochaines années se confirme

La victoire des démocrates Raphael Warnock et Jon Ossoff lors des élections de deuxième tour en Georgie donnera le contrôle du sénat au parti de Joe Biden – la vice-présidente Kamala Harris détenant le vote décisif pour départager en cas d’égalité parmi les membres (50-50) des deux partis. Les démocrates détiendront ainsi le contrôle des deux chambres du Congrès pour les deux prochaines années.

Ce résultat facilitera la mise en place de l’agenda du président-élu Biden, dont l’inauguration aura lieu le 20 janvier. À court terme, un plan de soutien plus agressif que celui approuvé par le Congrès et le Président sortant, en fin décembre, est sur la table.

À plus long terme, des dépenses budgétaires plus élevées, incluant un plan environnemental plus imposant et des investissements additionnels en santé et en éducation, devraient se concrétiser et soutenir la croissance du PIB. Des hausses d’impôts sont également possibles, mais la nécessité d’avoir l’accord de démocrates plus conservateurs les rend moins probables pour l’instant.

Entretemps, les États-Unis ont été incapables de freiner la hausse des infections à la COVID-19, alors que les cas quotidiens ont continué d’atteindre de nouveaux sommets. Un nouveau variant plus contagieux du coronavirus, détecté initialement au Royaume-Uni, représente un risque additionnel de nouvelles flambées d’infections. Des cas liés à ce variant ont depuis été constatés aux États-Unis et au Canada.

La nouvelle administration pourrait encourager des mesures plus restrictives dans quelques semaines, ce qui aurait un impact sur l’économie à court terme.

L’emploi en recul

Le marché de l’emploi a déçu en fin d’année, alors que 140 000 emplois nets ont été perdus en décembre. Au total, seuls 56 % des 22,2 millions d’emplois perdus en début de pandémie ont été récupérés. Le taux de chômage a conclu l’année à 6,7 %.

Les demandes initiales de chômage demeuraient élevées en ce début d’année, proches des 800 000 par semaine. Un durcissement des mesures visant à contrer la propagation de la COVID-19 pourrait contribuer à une détérioration du marché du travail au cours des prochains mois.

Les dépenses en baisse en novembre

Pour la première fois depuis le début de la reprise économique, les dépenses ont affiché un recul en novembre (-0,4 %). Les ménages ont notamment coupé dans leurs dépenses liées aux vêtements, aux voitures, et aux services de restauration.

Cette chute est en partie attribuable à la baisse des revenus (-1,1 %), à un marché du travail qui carbure au ralenti, et à l’incertitude entourant alors le plan de soutien aux ménages et aux entreprises (qui a finalement débouché sur l’adoption d’un programme de 900 milliards de dollars en fin décembre).

Ces éléments ont entraîné une baisse de la confiance des consommateurs, qui a chuté à un niveau comparable à celui atteint au début de la pandémie (l’indice du Conference Board affichait un score de 88,6 en décembre).

Les bonnes nouvelles concernant les vaccins et l’accord sur le plan de soutien pourraient donner un élan à la consommation américaine. Les ménages se sont également bâtis des fonds de prévoyance considérables depuis le printemps dernier, alors que le taux d’épargne demeure supérieur à 10 % depuis mars dernier.

La confiance des entreprises en hausse

Malgré l’incertitude des derniers mois, les indicateurs de confiance des entreprises demeuraient étonnamment robustes en décembre.

L’indicateur ISM pour le secteur manufacturier passait de 57,5 à 60,7, un sommet remontant à l’été 2018. Un indicateur supérieur à 50 indique une anticipation d’augmentation du volume d’affaires. Les sous-indicateurs liés à la production (64,8) et l’emploi (51,5) progressaient, notamment.

L’indicateur ISM pour le secteur des services atteignait pour sa part 57,2, une hausse mensuelle de 1,3. Rappelons que ce secteur est plus vulnérable aux aléas de la propagation du virus

L’impact sur le Canada

  • L’environnement politique se précise. Un Sénat démocrate devrait avoir un impact positif sur le PIB à court terme, alors que le président élu Biden aura les votes nécessaires pour mettre en application une politique budgétaire plus expansionniste. Un plan de soutien plus généreux pourrait également soutenir la consommation des ménages américains et avoir des répercussions positives sur les exportations canadiennes.
  • Le dollar américain continue de se déprécier face à une majorité de devises, incluant le dollar canadien. Celui-ci a atteint un sommet des deux dernières années, concluant 2020 à 0,79 $US.
  • Les entreprises demeurent optimistes face à ces défis. Cela est de bon augure pour les chaînes d’approvisionnement transfrontalières canadiennes.

Point sur le marché du pétrole

La hausse du pétrole se confirme

Les cours du pétrole poursuivaient leur remontée en ce début d’année, alors que les campagnes de vaccination se mettaient en branle et que l’Arabie saoudite annonçait une réduction significative de sa production pour le premier trimestre. Cette décision saoudienne a fait bondir les prix qui sont revenus à leur niveau de février dernier.

Entre le 1er décembre et le 6 janvier, le cours du West Texas Intermediate (WTI) est passé de 44$ à 51$US le baril. Le Western Canadian Select (WCS) a progressé plus légèrement en passant de 33$ à 35$US le baril.

La reprise de la demande marque une pause

Les restrictions se multiplient de nouveau à l’international, notamment en Europe où le Royaume-Uni se reconfine en raison de la propagation d’un nouveau variant de la COVID-19, que l’on soupçonne plus contagieux. L’Allemagne prolonge aussi son confinement et de nombreux pays dont la France réimpose des couvre-feux.

Les célébrations de fin d’année et la peur de la propagation du variant britannique du virus ont motivé ces décisions, et ce malgré le début de campagne de vaccination dans la plupart des pays développés. Le télétravail et la limitation des déplacements vont donc perdurer pour plusieurs mois.

La couverture vaccinale ne sera toutefois pas suffisante pour désengorger les systèmes de santé européens et nord-américains dès le premier trimestre. Il faudra donc attendre le printemps avant de voir les premiers effets de la vaccination. Par conséquent, la reprise de la demande de pétrole des pays occidentaux sera sur pause dans les prochaines semaines.

L’agence internationale de l’énergie (AIE) s’attendait en début décembre à ce que la demande de pétrole des pays de l’OCDE, au cours des trois premiers mois de 2021, stagne à 91 % de son niveau d’avant crise. Ces prévisions pourraient être revues à la baisse étant donné la détérioration de la situation sanitaire depuis. Notons par exemple que la mobilité des individus était en forte baisse en fin décembre, comme l’indique le graphique dans la section portant sur le Canada.

Par ailleurs, la demande de pétrole en Chine a vite rebondi. L’AIE anticipe même que la demande chinoise de pétrole au premier trimestre de 2021 représentera 105 % de son niveau d’avant crise.

Cette demande accrue fait baisser les réserves de pétrole flottantes qui avaient atteint des niveaux historiques au printemps dernier alors que les lieux de stockage traditionnels s’approchaient de leur capacité maximale. La réduction de ces stocks devrait faciliter la remontée des prix.

L’Arabie saoudite réduit sa production

L’Arabie saoudite a annoncé, début janvier, une baisse de sa production d’un million de baril par jour en février et mars afin d’accompagner la mise au pas de la demande au premier trimestre.

Cela représente une baisse de 11 % de leur production récente, et 1 % de l’offre mondiale. Cette réduction devrait limiter le risque de voir les stocks s’accumuler aux niveaux observés au printemps 2020. D’après l’AIE, les pays membres de l’OPEP produisent environ 20 % moins de pétrole par rapport à leur niveau moyen de 2019.

L’AIE s’attend également à ce que la reprise de la production américaine ralentisse et se maintienne à 93 % de sa moyenne de 2019, au moins pour la première moitié de l’année. La production américaine ne retrouvera ses niveaux d’antan qu’en 2022, au plus tôt.

L’élection de Joe Biden pourrait avoir un impact sur la production américaine alors que le président élu a défendu l’importance de la transition vers les énergies renouvelables lors de sa campagne électorale.

En résumé

Les perspectives pour le secteur canadien de l’énergie se sont améliorées, alors que les cours du pétrole surpassent maintenant les coûts de production pour l’ensemble du secteur.

Bien que les perspectives liées à la demande se sont détériorées à court terme, l’accélération de la vaccination en Amérique du Nord et en Europe devrait limiter l’ampleur des confinements cette année, permettant ainsi à la demande de s’approcher de ses sommets précédents vers la fin de 2021.

La réduction de l’offre saoudienne sera également favorable au Canada, alors que la production albertaine devrait en 2021 retrouver son niveau de production précédant la crise, selon l’AIE.

À plus long terme, plusieurs incertitudes demeurent, dont l’attitude de la nouvelle administration américaine envers l’industrie pétrolière. Les tensions entre les pays du Golfe et l’Iran pourraient aussi représenter un risque pour le marché pétrolier.

Autres indicateurs économiques

La banque centrale maintient son taux directeur à 0,25 %

Le taux directeur restera à sa valeur plancher de 0,25 % jusqu’au retour de l’inflation annuelle à sa cible de 2 %, a annoncé la Banque du Canada, qui ne prévoit pas une telle situation avant 2023.

Entretemps, le programme d’assouplissement quantitatif de la banque centrale s’est poursuivi, au rythme d’au moins 4 milliards de dollars d’achats d’actifs par semaine. Cette note du sous-gouverneur de la Banque du Canada, Paul Beaudry, explique le fonctionnement et les objectifs du programme.

La Banque du Canada fera sa prochaine annonce du taux directeur le 20 janvier 2021, alors qu’elle publiera également ses nouvelles projections pour l’économie canadienne et l’inflation.

Le huard conclut 2020 à un sommet annuel

Après avoir touché un creux de 0,69$ lors de la première vague de la pandémie, le dollar canadien s’est ressaisi et a terminé l’année à 0,79$ US, un sommet remontant à 2018.

La bonne tenue des cours du pétrole, ainsi que le recul du dollar américain face à la plupart des devises, expliquent cette bonne fin d’année pour le huard. Le dollar canadien devrait se maintenir dans une fourchette de 0,76$ à 0,80$ US en 2021.

Confiance et résilience des entrepreneurs face aux mesures de confinement de fin d’année

La confiance des chefs de PME était en hausse en décembre, et ce malgré le durcissement des mesures de confinement dans plusieurs provinces.

Les perspectives des 12 prochains mois étaient en hausse de 2,5 points, à 58,2, un sommet similaire à ceux atteints au cours de l’été. Les bonnes nouvelles liées aux vaccins contre la Covid-19 ont contribué à ce regain de confiance à plus long terme.

L’optimisme à plus court terme (3 mois) s’est toutefois détérioré, passant à 31,5 – un niveau comparable à celui atteint pendant le confinement du printemps. Un score sous les 50 indique que les dirigeants s’attendent à une contraction de l’activité économique. L’ensemble des secteurs d’activité, exception faite de l’agriculture, s’attendait à une croissance sur un an (score >50), mais plutôt à un ralentissement au cours des trois prochains mois.

L’inflation atteint la barre des 1 %

Les prix ont affiché une croissance annuelle de 1 % en novembre, son rythme le plus élevé depuis le début de la pandémie. Cela correspond à la borne inférieure de la fourchette cible de la Banque du Canada (1 % – 3 %) qui s’attend toujours à ce que la cible de 2 % ne soit atteinte qu’en 2023.

L’augmentation des prix liés au logement (+1,9 % sur un an), aux aliments (+1,9 %) et aux soins de santé et personnels (+2,0 %) ont été plus élevés que la moyenne. Les vêtements et chaussures (-2,3 %) ainsi que les transports (-0,1 %) demeuraient en territoire déflationniste.

Indicateurs clés: Canada

BDC LÉM décembre 2020 indicateurs clés Agrandir le tableau
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