Perspectives économiques 2018: la croissance mondiale apporte de bonnes nouvelles aux entrepreneurs canadiens

Toutes les économies affichent une année record, et ce n’est pas terminé

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Les beaux jours sont de retour pour l’économie mondiale, et c’est une bonne nouvelle pour les entrepreneurs canadiens.

Le Canada a eu une croissance économique solide de 3,1 % en 2017, après avoir affronté le choc pétrolier des deux dernières années. Notre économie est sur une base solide. Son expansion est généralisée, puisque tous les secteurs y contribuent. Nos exportations de biens sont en hausse de 8,7 % par rapport à l’an dernier. Les investissements dans les entreprises, élément essentiel à la croissance continue, se sont également améliorés. Simultanément, le marché du travail canadien a été vigoureux, puisque 343 000 emplois se sont ajoutés à ce jour, la majorité d’entre eux étant des emplois à temps plein.

Le Canada devrait avoir une croissance économique solide en 2018, de plus de 2,2%.

Même si la croissance de l’économie canadienne est appelée à ralentir pour s’établir à environ 2,2 % en 2018, ce taux reste satisfaisant. D’un point de vue provincial, l’Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et l’Ontario seront les moteurs de la croissance, avec des prévisions de croissance de plus de 2 % pour l’année prochaine, tandis que les provinces du Canada atlantique afficheront des taux de croissance de l’ordre de 1 % et moins.

Perspectives économiques 2018

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L’Europe, moteur de la croissance du commerce mondial

L’Europe a été le moteur de la croissance du commerce mondial. En fait, les importations européennes ont fait autant pour la croissance du commerce mondial que les importations américaines et chinoises réunies. La croissance économique en Europe devrait atteindre 2,4 % en 2017 et 2,1 % en 2018, selon le Fonds monétaire international. Il s’agit d’excellentes nouvelles pour les exportateurs canadiens qui se préparent à profiter de l’Accord économique et commercial global (AECG) adopté récemment. L’AECG leur ouvre un marché de plus de 510 millions de personnes, soit 22 % du PIB mondial.

C’est maintenant le bon moment pour les entrepreneurs d’investir pour rendre leurs PME plus rentables et plus concurrentielles.

Les deux autres principales économies mondiales – les États-Unis et la Chine – ont également progressé cette année. Aux États-Unis, ce sont les ménages qui ont le plus contribué à cette progression, tandis qu’en Chine, la transition vers une croissance attribuable à la consommation continue de faire son chemin. Les États-Unis devraient poursuivre leur expansion l’année prochaine, avec une croissance du PIB de 2,5 %. L’économie chinoise ralentira un peu, avec une croissance de 6,4 % en 2018.

Des taux d’intérêt plus élevés à l’horizon

Ce tableau positif n’empêchera pas le Canada d’être confronté à deux incertitudes.

La première provient du fait que la Réserve fédérale américaine relèvera probablement son taux d’intérêt directeur à trois reprises en 2018, pour l’établir à 2,25 % d’ici la fin de l’année prochaine, tandis que la Banque du Canada ne devrait augmenter son taux directeur qu’à deux reprises au cours des 18 prochains mois; celui-ci n’atteindra donc que 1,5 %. Cet écart signifie que le dollar canadien perdra certainement du terrain par rapport au billet vert. En revanche, un huard en baisse est une bonne nouvelle pour les exportateurs vers les États-Unis et pour l’industrie du tourisme au Canada.

Des taux d’intérêt plus élevés aux États-Unis sont synonymes de coût d’emprunt plus élevé à l’échelle mondiale, ce qui aura un impact sur les entreprises canadiennes. Les hausses de taux prévues par la Banque du Canada contribueront également à augmenter les coûts d’emprunt.

L’ALENA et ses effets sur le huard

La seconde incertitude entoure la renégociation de l’ALENA. Les États-Unis représentant un marché de taille pour les exportateurs canadiens, puisque les deux tiers environ des exportations de biens et de services canadiens leur sont destinés. Si la renégociation de l’ALENA échoue, les tarifs douaniers retourneront probablement aux niveaux établis en vertu des règles de l’Organisation mondiale du commerce, lesquels en moyenne ne sont pas considérablement différents de ceux appliqués à la grande majorité de nos activités commerciales avec les États-Unis. Mais en raison de la relation plutôt inégalitaire entre les deux pays, autrement dit le Canada est plus fortement dépendant des échanges avec les États-Unis que ne le sont les États-Unis vis-à-vis du Canada, la dépréciation du huard par rapport au dollar pourrait atteindre 5 %. Bien sûr, cela pourrait aider à compenser la hausse des prix à l’exportation.

On s’attend à ce que le prix du baril de pétrole oscille entre 50 $ US et 65 $ US au cours de l’année, et qu’il demeure dans cette fourchette en 2018. L’augmentation de l’activité économique a été bénéfique sur les cours du pétrole. L’accord de réduction de l’approvisionnement en pétrole conclu entre les pays membres de l’OPEP et d’autres pays producteurs de pétrole, notamment la Russie, a diminué les stocks et contribué à stabiliser les prix. L’extension de cet accord à toute l’année 2018 entraînera une relative stabilité des prix l’an prochain. Cela permettra d’attirer plus d’investissements dans ce secteur et de stimuler ainsi la croissance de l’Ouest du Canada et du Canada atlantique.

Ce que cela signifie pour les entrepreneurs

L’économie mondiale est en pleine expansion, offrant d’incroyables occasions aux entrepreneurs canadiens de se positionner en vue de la croissance et de profiter de l’élan créé à l’échelle mondiale. Il y a des vents contraires, mais un dollar en baisse continuera d’être avantageux pour les exportateurs canadiens. Compte tenu des taux d’intérêt encore bas, c’est le temps pour les propriétaires d’entreprise de faire les investissements qui leur permettront de croître, d’être plus productifs et plus concurrentiels.

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