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Exporter aux États-Unis – questions fréquentes

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Les États-Unis sont de loin le plus important marché d’exportation du Canada, et ce n’est pas pour rien. Notre voisin possède l’économie la plus vigoureuse du monde, et nous connaissons bien la façon de faire des affaires, la langue et la culture de ce pays.

Pourtant, les entrepreneurs canadiens font souvent face à des difficultés lorsqu’ils exportent aux États-Unis, surtout au début. Voici quelques questions fréquentes.

Quels permis ou licences sont requis avant d’expédier des biens aux États-Unis?

Tout dépend du type de produit expédié. Certains produits peuvent être exportés aux États-Unis presque aussi facilement que s’ils étaient expédiés à l’intérieur du Canada, tandis que d’autres nécessitent toutes sortes de formalités administratives.

En général, les produits qui peuvent être nuisibles à la santé (comme les produits pharmaceutiques ou alimentaires) ou dangereux (comme les explosifs ou les isotopes radioactifs) sont plus susceptibles de nécessiter des permis et d’autres licences que les produits plus inoffensifs. De même, les produits qui sont sujets à des différends commerciaux, à des mesures protectionnistes américaines ou à des systèmes de quotas risquent davantage de faire l’objet de contraintes réglementaires.

L’Agence des services frontaliers du Canada propose un Guide, étape par étape, sur l’exportation de marchandises commerciales du Canada, qui fournit de l’information utile pour les exportateurs actuels et potentiels. La page Web sur l’exportation du Réseau Entreprises Canada offre pour sa part une bonne vue d’ensemble de l’exportation. Exportation et développement Canada propose aussi d’excellentes ressources (lien non valide dans la version anglaise) aux entrepreneurs intéressés à exporter aux États-Unis. Vous pouvez finalement obtenir des trucs et des conseils sur l’expansion internationale en téléchargeant le livre numérique gratuit Réussir sur les marchés étrangers: guide pour les entrepreneurs de BDC.

Comment se protéger contre les fluctuations du dollar canadien?

De nombreux exportateurs ne gèrent pas leur taux de change, même s’ils savent que ses fluctuations peuvent affecter leur bénéfice. Ils se justifient souvent en disant que la couverture de change ne relève pas du champ d’expertise de leur entreprise.

Il y a pourtant de bonnes raisons de gérer le risque de change, et divers outils et techniques pour l’atténuer, notamment:

  • les contrats de change à terme
  • les contrats à terme de devises
  • les options sur devises

Dans la pratique, vous verrez que les banques à charte canadiennes et les autres courtiers de change réglementés connaissent les stratégies les plus courantes pour gérer le risque de change et qu’ils sont à même d'offrir des conseils ainsi que des outils de couverture.

Évidemment, il existe un coût associé à l’utilisation de ces outils. Mais ils peuvent vous aider à réduire les risques de pertes de change. EDC offre des conseils sur la gestion du risque de change.

Comment faire parvenir nos produits aux États-Unis?

Pour alléger la paperasserie et vous épargner des maux de tête, assurez-vous que les descriptions de produits sur les bons de livraison sont uniformes. Indiquez clairement l’origine et le contenu canadien du produit et enregistrez correctement ce dernier en utilisant le numéro de code de l’ALENA. Remplissez le certificat d’origine.

Vos produits doivent de plus être conformes aux normes américaines et satisfaire aux critères applicables.

Un courtier en douane peut vous renseigner sur ces questions et vous aider à régler les détails. Vous devriez également consulter les ressources offertes aux exportateurs par l’Agence des services frontaliers du Canada.

Ai-je besoin de souscrire une assurance responsabilité de produits pour exporter aux États-Unis?

Cela n’est pas exigé par la loi. Mais, dans la pratique, les acheteurs américains peuvent refuser d’acheter les produits que vous exportez si vous ne souscrivez pas cette couverture, car elle leur permet de se protéger contre d’éventuels litiges au cas où votre produit serait présumé défectueux.

En revanche, une assurance responsabilité de produits peut être très chère et difficile à obtenir. Par conséquent, avant de fixer un prix final à l’exportation, les exportateurs vers les États-Unis doivent déterminer s’ils auront besoin de ce type d’assurance et, si oui, quel sera son coût.

Vous pourriez avoir intérêt à consulter un avocat ou un spécialiste de l’assurance qui possède de l’expérience en matière de commerce international. De plus, vous pouvez créer un modèle hypothétique vous permettant d’analyser attentivement et objectivement les probabilités de perdre une poursuite et les conséquences que cela aurait, par rapport au coût d’une assurance.

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