Perspectives économiques pour 2017: l’économie devrait se raffermir l’an prochain

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À l’approche de la fin d’une année mouvementée, quelques bonnes nouvelles se profilent à l’horizon. Selon les plus récentes prévisions, l’économie canadienne devrait reprendre de la vigueur en 2017 et contribuer à un taux de croissance de 2 % du PIB réel pour l’année.

Après la croissance stagnante que le Canada a connue au cours des deux dernières années, cette reprise sera accueillie avec soulagement. Le PIB des huit premiers mois de 2016 s’est accru de 1,3 %, après une hausse de 1,1 % en 2015. On évalue la croissance pour l’année 2016 à 1,2 %. Voilà des résultats qui ne risquent pas de susciter un grand enthousiasme.

La léthargie des deux dernières années serait attribuable à la chute des prix des produits de base et au déclin des investissements des entreprises qui en a découlé. Le recul des prix du pétrole brut serait le principal coupable de cette mollesse, mais ses répercussions, ainsi que celles du repli dans les autres produits de base, faiblissent. Dans une perspective plus positive, bien que les investissements des entreprises aient continué de se contracter, la contraction a été moins marquée.

Raffermissement du prix du brut

L’affermissement du prix du pétrole brut constitue l’un des principaux moteurs de la croissance prévue l’an prochain. Bien que son évolution soit incertaine, il semble avoir atteint un certain équilibre par rapport à l’offre et à la demande mondiales, et la probabilité qu’il s’effondre de nouveau est mince.

En raison de la hausse et de la plus grande stabilité du prix du pétrole brut, les entreprises canadiennes ont repris confiance depuis le début de l’année. Confirmé par plusieurs indicateurs, ce regain de confiance laisse entrevoir une reprise des investissements des entreprises en 2017.

La chute du prix du brut a entraîné une dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain. En effet, le huard a baissé d’environ 20 % en regard du billet vert depuis le milieu de 2014, mais cela n’a pas eu que des effets négatifs. La faiblesse du huard a stimulé l’activité de l’industrie touristique et celle d’un grand nombre d’entreprises de fabrication qui font de l’exportation. Par ailleurs, elle a compensé le déclin observé dans l’activité économique liée aux ressources naturelles. Le rajustement de l’économie canadienne devrait se poursuivre en 2017, car le dollar canadien devrait demeurer favorable aux exportations.

Hausse peu probable du taux directeur

Autre raison de se réjouir, les politiques monétaire et budgétaire canadiennes devraient également favoriser la croissance en 2017. Pourquoi? D’une part, même si l’activité économique s’accélère au cours des 12 prochains mois, la croissance ne devrait pas être assez vigoureuse pour que la Banque du Canada se sente obligée de rehausser substantiellement le taux directeur. Une augmentation du taux freinerait l’inflation, mais entraînerait un fléchissement de la demande.

Par conséquent, les taux d’intérêt demeureront bas et stimuleront les investissements et la consommation. D’autre part, les investissements en infrastructure annoncés par le gouvernement fédéral au début de 2016 devraient contribuer davantage à la croissance économique en 2017.

La reprise des investissements des entreprises, sur laquelle repose en bonne partie l’accélération attendue de la croissance, sera probablement modérée, mais positive.

Selon la plus récente étude de BDC, les intentions d’investissement des PME sont en hausse. Les propriétaires d’entreprise du Canada semblent plus optimistes par rapport à la croissance économique et investiront davantage en 2017.