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Achat d’une entreprise: comment profiter de la prochaine vague de départs à la retraite

Temps de lecture: 4 minutes

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Pour bien des entrepreneurs canadiens de la génération du baby-boom, la retraite est en vue, ce qui sera avantageux pour les acheteurs d’entreprises.

En effet, près de 60 % des propriétaires de petites et moyennes entreprises ont au moins 50 ans et quitteront donc bientôt le navire.

D’après une étude que BDC a menée en 2017 auprès de 2 500 entrepreneurs de tous les secteurs d’activité, 41 % prévoient quitter leur entreprise au cours des cinq prochaines années sans en acquérir une autre.

L’étude indique également que plus de la moitié de ces entreprises orphelines seront accessibles à des acheteurs externes, tandis que les autres seront soit reprises par des proches soit fermées.

Plus de regroupements à prévoir au fil des acquisitions

Les vendeurs peuvent se réjouir: le sondage révèle que les acheteurs potentiels sont nombreux. En effet, 19 % des entrepreneurs ont déclaré qu’ils prévoyaient acquérir une entreprise d’ici cinq ans, soit pour compléter leurs activités actuelles, soit pour remplacer une entreprise qu’ils ont vendue.

Les propriétaires d’entreprises de plus grande taille sont encore plus désireux d’acheter: 44 % de ceux dont l’entreprise compte 20 employés ou plus envisagent une acquisition.

«Cette profusion d’acheteurs et de vendeurs devrait faire bondir le nombre d’acquisitions, déclare Pierre Cléroux, économiste en chef de BDC. L’économie en profitera, car cette vague de consolidation va créer de plus grandes entreprises qui seront plus concurrentielles au Canada et à l’étranger.»

L’étude indique, sans surprise, que la plupart des acheteurs potentiels ont la volonté de faire croître leur entreprise et de prendre des risques pour y parvenir.

Les secteurs qui comptent le plus d’acheteurs potentiels sont ceux de l’exploitation minière et de l’énergie, où prédominent les répondants propriétaires de grandes entreprises.

Principale motivation des acheteurs: acquérir une entreprise concurrente

Pourquoi les entrepreneurs souhaitent-ils faire une acquisition? Avant tout pour acheter une entreprise concurrente, montre l’étude de BDC. Deuxième objectif le plus souvent cité: étendre sa présence géographique.

Les acheteurs recherchent des entreprises rentables, mais dont le taux de croissance n’est pas nécessairement très élevé. Si 61 % d’entre eux souhaitent acquérir une entreprise stable mais rentable, ils ne sont que 31 % à préférer une entreprise rentable mais en croissance.

Seulement 8 % des acheteurs potentiels seraient intéressés à relancer une entreprise en déclin ou non rentable. Pour les vendeurs, le message est clair. Avant de mettre son entreprise en vente, il faut absolument s’assurer qu’elle est solide et rentable.

Par ailleurs, 62 % des acheteurs potentiels recherchent une entreprise de même taille ou plus petite que la leur. C’est notamment le cas des PME les plus grandes, y compris celles que le risque n’effraie pas.

4 conseils aux acheteurs

Acheter une autre entreprise peut être une bonne façon d’étendre ses activités et de percer sur de nouveaux marchés, mais certaines acquisitions ne sont pas de tout repos.

Une autre étude réalisée par BDC indique en effet que, dans bien des cas, le rendement financier espéré n’est pas au rendez-vous – à court terme, il s’en faut souvent de beaucoup. Les synergies sont plus difficiles à réaliser que prévu et les entrepreneurs tendent à sous-estimer les coûts et les perturbations occasionnés par l’achat.

Afin d’éviter ces écueils, voici quatre conseils pour vous aider à prendre les meilleures décisions possible.

  1. Ne vous limitez pas aux chiffres – Les entrepreneurs qui obtiennent les meilleurs résultats ont d’abord fait beaucoup de recherches. Bien sûr ils examinent la comptabilité de l’entreprise qu’ils convoitent, mais ils étudient aussi attentivement ses forces, ses faiblesses, ses débouchés et les menaces auxquelles son modèle d’affaires l’expose. Ils posent beaucoup de questions et se demandent avant tout pourquoi le propriétaire souhaite vendre.
  2. Faites preuve de discipline en ce qui concerne le prix – Il est essentiel de ne pas payer votre acquisition trop cher, sans quoi l’opération sera peu rentable et vous vous exposerez à un risque accru de défaut de paiement. La patience est de mise, car avec les départs à la retraite, les entreprises à vendre vont se multiplier.
  3. Négociez des modalités de financement flexibles – Les instruments de financement que vous utilisez peuvent modifier du tout au tout la rentabilité de votre investissement ainsi que les risques éventuels pour vous-même et pour votre entreprise. C’est pourquoi vous voudrez obtenir une structure de financement qui maximise la souplesse de remboursement et qui réduit au minimum votre exposition personnelle aux risques.
  4. Faites-vous aider par des experts – Bien des entrepreneurs sous-estiment la complexité d’un projet d’acquisition et d’intégration ainsi que le temps qu’ils devront y consacrer. C’est pourquoi il est bon de se faire conseiller en cours de route. Votre équipe devrait normalement inclure des professionnels tels qu’un comptable, un banquier, un avocat et un gestionnaire de projet pour superviser l’intégration.

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