Achat d’une entreprise: comment profiter de la prochaine vague de départs à la retraite

Près de la moitié des propriétaires de plus de 50 ans envisagent de vendre leur entreprise dans un avenir rapproché

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Pour bien des baby-boomers, la retraite est en vue, ce qui sera avantageux pour l'achat d'entreprises au Canada.

En effet, près de 60 % des propriétaires de petites et moyennes entreprises ont au moins 50 ans et quitteront donc bientôt le navire.

D’après une étude que BDC a menée en 2017 auprès de 2 500 entrepreneurs et entrepreneures, 41 % prévoient quitter leur entreprise au cours des cinq prochaines années sans en acquérir une autre.

L’étude indique également que plus de la moitié de ces entreprises orphelines seront accessibles à des acheteurs et acheteuses externes, tandis que les autres seront soit reprises par des proches soit fermées.

Plus de regroupements à prévoir au fil des acquisitions

Si vous pensez vendre votre entreprise, il y a matière à vous réjouir. Selon le sondage, 19 % des personnes sondées ont déclaré qu’ils prévoyaient acquérir une entreprise d’ici cinq ans, soit pour compléter leurs activités actuelles, soit pour remplacer une entreprise qu’ils ont vendue.

Les propriétaires d’entreprises de plus grande taille désirent encore plus acheter: 44 % de ceux et celles dont l'entreprise emploie au moins 20 personnes envisagent une acquisition.

«Cette profusion de personnes qui vendent et achètent des entreprises devrait faire bondir le nombre d’acquisitions», déclare Pierre Cléroux, économiste en chef de BDC. «L’économie en profitera, car cette vague de consolidation va créer de plus grandes entreprises qui seront plus concurrentielles au Canada et à l’étranger.»

L’étude indique, sans surprise, que la plupart des acheteuses et acheteurs potentiels ont la volonté de faire croître leur entreprise et de prendre des risques pour y parvenir.

Les secteurs qui comptent le plus de personnes intéressées à acheter sont ceux de l’exploitation minière et de l’énergie, où prédominent les propriétaires de grandes entreprises qui ont répondu au sondage.

Principale motivation pour acheter: acquérir une entreprise concurrente

Pourquoi les entrepreneures et entrepreneurs souhaitent-ils acquérir une entreprise? Avant tout pour acheter une entreprise concurrente, montre l’étude de BDC. Deuxième objectif le plus souvent cité: étendre sa présence géographique.

Les entreprises rentables, mais dont le taux de croissance n’est pas nécessairement très élevé sont celles qu'on cherche à acheter. Si 61 % des acheteurs et acheteuses souhaitent acquérir une entreprise stable mais rentable, seulement 31 % préfèrent une entreprise rentable, mais en croissance.

Seulement 8 % des acheteuses et acheteurs potentiels ont manifesté de l'intérêt pour relancer une entreprise en déclin ou non rentable. Il s'agit d'un message on ne peut plus clair pour les personnes qui vendent leur entreprise: avant de la mettre en vente, vous devez absolument vous assurer qu’elle est solide et rentable.

Par ailleurs, 62 % des personnes susceptibles d'acheter recherchent une entreprise de même taille ou plus petite que la leur. C’est notamment le cas des PME les plus grandes, y compris celles que le risque n’effraie pas.

4 conseils aux acheteurs et acheteuses

Allez au-delà des chiffres

Demandez-vous: Pourquoi le propriétaire veut-il se départir de son entreprise? Ensuite, passez au peigne fin les livres de l’entreprise et examinez attentivement son modèle d’affaires pour voir si celle-ci continuera de prospérer.

Faites preuve de discipline en ce qui concerne le prix

Ne payez pas votre acquisition trop cher, sans quoi l’opération sera peu rentable et vous vous exposerez à un risque accru de défaut de paiement.

Négociez des modalités de financement flexibles

Vous voudrez obtenir une structure de financement qui maximise la souplesse de remboursement et qui réduit au minimum votre exposition personnelle aux risques.

Faites-vous aider par des spécialistes

Une acquisition et une intégration peuvent être complexes et prendre du temps. Faites appel à des spécialistes du domaine bancaire, juridique, de la comptabilité ainsi que de la gestion de projet pour superviser l’intégration.