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La reprise post-COVID-19 en Chine pourrait nous dire ce qui se prépare pour le Canada

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Certaines provinces canadiennes ont entamé le lent processus de réouverture, mais la reprise sera probablement longue. De nombreux défis attendent les entreprises canadiennes, parmi lesquels la chute de la demande des clients, des changements réglementaires importants, des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement, un brusque passage au numérique et une incertitude accrue.

Alors que certaines économies commencent à lever les restrictions de confinement, les données de la Chine pour le premier trimestre nous donnent une idée de ce à quoi pourrait ressembler la reprise économique pour d’autres économies dans le monde. La Chine a maintenant rouvert une grande partie de son économie pendant la pandémie.

La bonne nouvelle est que le secteur manufacturier a redémarré et que la production chinoise se redresse rapidement. La mauvaise nouvelle est que la demande est encore très faible. Les consommateurs chinois tardent à recommencer à dépenser, et la demande étrangère n’est plus la même. La reprise chinoise sera très probablement freinée par la faiblesse de la demande intérieure et extérieure.

Ce que les données nous disent sur la Chine

  • Les données sur le PIB de la Chine pour le premier trimestre ont révélé une contraction de 10,7 % en données désaisonnalisées, comparativement au trimestre précédent.
  • Les secteurs où la présence ou les contacts physiques sont indispensables ont été les plus touchés. L’hôtellerie et la restauration, le commerce de détail et la construction en Chine ont connu la plus forte contraction au premier trimestre, tandis que les technologies de l’information et les finances ont continué à se développer.
  • La production industrielle s’est contractée à 1,1 % en mars, soit beaucoup moins que la baisse de 13,5 % enregistrée en janvier-février. Cela laisse croire que la production se rétablit rapidement. Pourtant, l’augmentation des stocks et la baisse des bénéfices signifient que la demande a du mal à remonter.
  • Les dépenses de consommation des Chinois n’ont pas encore progressé de manière significative. Les ventes au détail affichent une contraction de 15,8 % en mars, ce qui est légèrement mieux que la contraction de 20,5 % de janvier-février. Les dépenses discrétionnaires, notamment les ventes de voitures, de meubles et d’appareils électroménagers, ont connu la plus forte baisse.
  • La faiblesse du marché du travail en Chine freine une partie de la reprise des dépenses. Le chômage a bondi à 5,9 %, mais les données officielles sous-estiment probablement la perte réelle d’emplois. Le taux de chômage chinois, mesuré selon les normes internationales, pourrait être supérieur à 20 %. En outre, le revenu disponible a fortement diminué, ce qui signifie que les ménages chinois ont perdu une partie de leur pouvoir d’achat.
  • La faiblesse de la demande étrangère pèse également sur la reprise. L’indice PMI de l’industrie manufacturière a diminué en mars, principalement en raison des nouvelles commandes à l’exportation, qui ont chuté de 46 à 33.

Qu’est-ce que cela signifie pour le Canada?

Les nouvelles données de la Chine pour le mois de mars montrent que même les économies ayant des restrictions de confinement moins rigoureuses connaîtront d’énormes conséquences économiques. La lente amélioration des dépenses des ménages en Chine permet de penser que les consommateurs canadiens sont également susceptibles de revenir lentement à leurs habitudes de consommation une fois les restrictions levées.

Le bon côté des choses, c’est que les détaillants et les entreprises qui s’adaptent rapidement à la situation s’en sortiront. Parmi les stratégies clés, citons le passage au numérique, des moyens nouveaux et novateurs d’entrer en contact avec les clients et des offres commerciales adaptées à la nouvelle réalité des consommateurs.

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