Perspectives économiques pour 2015: optimisme pour les propriétaires d’entreprise

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Dernièrement, les nouvelles économiques ont été plutôt moroses. L’Europe affiche une croissance en dents de scie et moindre que prévu en 2014. Les prix du pétrole et des autres produits de base ont fléchi. Et certains pays émergents éprouvent des difficultés.

Malgré tout, les facteurs économiques fondamentaux s’améliorent, ce qui nous permet d’être optimistes pour 2015. Soutenue principalement par les exportations, les dépenses de consommation et les investissements des entreprises, la croissance économique au Canada devrait être plus vigoureuse.

L’année écoulée a apporté un lot de mauvaises nouvelles et de surprises. Après un départ hésitant, l’économie des É.-U. a enregistré une forte croissance, appuyée par la demande des consommatrices et consommateurs.

Les entreprises d’exportation y gagnent

Les entreprises d’exportation du Canada ont profité de cette expansion ainsi que d’un dollar plus faible. Les exportations ont augmenté de 11 % durant les huit premiers mois de 2014 ce qui, à son tour, a stimulé le secteur manufacturier. Celui-ci a progressé de 8 % au cours de la même période. En fait, les exportations ont été le principal moteur de l’économie canadienne en 2014.

Des turbulences ont également été ressenties. L’Europe a enregistré une croissance plus lente que prévu, bien qu’elle soit enfin sortie de la récession. La Chine, le Brésil et la Russie ont aussi connu des difficultés et une croissance plus faible. Enfin, la croissance économique mondiale modérée, conjuguée à l’accroissement de l’offre, a entraîné une baisse des prix des produits de base, y compris un recul du prix du pétrole.

Quels effets cela aura-t-il en 2015?

Vigueur soutenue aux É.-U.

L’économie des É.-U. devrait continuer sur sa lancée. Les consommatrices et consommateurs, les gouvernements et les entreprises profitent tous d’une amélioration de leur situation financière et contribueront à la croissance en 2015.

Les dépenses gouvernementales au sud de la frontière grimpent pour la première fois depuis 2010 tandis que les investissements des entreprises augmentent plus rapidement grâce à un regain de confiance.

Les consommatrices et consommateurs seront toutefois les véritables moteurs de la croissance. Un marché de l’emploi solide, des niveaux d’endettement des ménages plus faibles et un contexte de taux d’intérêt favorable devraient donner un élan à la construction résidentielle et inciter les consommatrices et consommateurs à dépenser davantage.

En revanche, la reprise en Europe sera plus lente et plus modeste. Les taux de chômage élevés et la lourde dette publique restreignent la croissance. La zone euro devrait cependant afficher une croissance positive.

Qu’est-ce que cela signifie pour le Canada?

L’économie canadienne continuera de bénéficier de la croissance économique plus dynamique des É.‑U. en 2015. L’essor des exportations stimulera le secteur manufacturier partout au pays.

Nous nous attendons à une hausse des investissements des entreprises d’exportation du Canada, ce qui devrait avoir un effet d’entraînement positif sur d’autres secteurs de l’économie. Les dépenses de consommation resteront solides, stimulées par des niveaux d’emploi plus élevés et une augmentation du revenu disponible.

Essoufflement du marché de l’habitation

Le marché de l’habitation est un sujet de préoccupation. Nous croyons que les hausses de prix seront modestes après des années de forte croissance. De même, les dépenses publiques ne stimuleront pas beaucoup la croissance économique, les gouvernements s’employant à équilibrer leurs budgets.

En somme, l’économie mondiale entre dans une période de croissance, alimentée par une économie américaine plus vigoureuse. Le huard étant plus faible, les entreprises canadiennes sont bien placées pour profiter de la croissance aux É.-U. et ailleurs dans le monde.

Avec des conditions de crédit qui demeureront favorables en 2015, tous les éléments sont réunis pour permettre aux propriétaires d’entreprise d’investir dans l’avenir. Votre entreprise est-elle prête pour une nouvelle vague de croissance?