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Refinancer sa dette pour restructurer son entreprise

Ces entrepreneurs ont refinancé leurs actifs pour survivre à une récession

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Un changement de mentalité, de mode de gestion des finances et d’équipements a permis à une entreprise de produits forestiers du nord‑ouest de l’Ontario de surmonter les nombreux défis qui se posaient à l’industrie forestière.

Elizabeth Bernier et son mari, Joel St. Onge, ont fait de St. Onge Logging, une petite entreprise établie à Sioux Lookout, un important fournisseur de bois d’œuvre et de copeaux en Amérique du Nord.

Au début, l’entreprise récoltait du bois pour le Canada et en exportait vers les États‑Unis. Mais lorsque la récession a frappé, en 2008, St. Onge Logging a été menacée de fermeture, tout comme les autres acteurs de l’industrie dans la région. Le couple a dû refinancer et restructurer ses activités pour survivre.

Pas question de baisser les bras

«Les gens ont commencé à vendre leur équipement à bas prix ou à quitter la région, abandonnant derrière eux des machines très coûteuses, dit Mme Bernier. Mais il était hors de question pour nous de partir pour tout recommencer ailleurs. La seule issue possible était de refinancer notre équipement. Nous avons donc fait appel à BDC pour consolider nos prêts auprès de sociétés de crédit‑bail.»

Avec l’aide de BDC, l’entreprise a également élaboré une stratégie de restructuration afin de s’adapter à un marché en mutation. Cela impliquait la diversification de ses activités pour produire des copeaux de bois servant à fabriquer de la pâte à papier. St. Onge Logging devait aussi prendre de l’expansion pour livrer une concurrence plus efficace.

Il était hors de question pour nous de partir pour tout recommencer ailleurs. La seule issue possible était de refinancer notre équipement.

«Les entreprises ne voulaient plus faire affaire avec de nombreux petits entrepreneurs pour construire des routes d’accès, abattre les arbres, transformer les billes et les transporter à l’usine, dit Mme Bernier. Nous nous trouvions dans une situation où il fallait voir grand pour survivre. Nous devions réinventer notre entreprise en étendant nos activités de manière à devenir un guichet unique capable d’accomplir tout cela.»

Investissement massif dans l’équipement

Pour s’adapter, l’entreprise a investi un million de dollars dans une déchiqueteuse, des camions, des camionnettes et d’autres équipements servant à récolter, transformer et livrer ses produits.

Selon Mme Bernier, si le choix de l’équipement approprié est de toute évidence vital, il est également important de pouvoir obtenir rapidement les pièces de rechange requises pour éviter les temps d’arrêt coûteux.

«À long terme, il vaut parfois la peine de payer plus cher pour de l’équipement fabriqué localement. Nous avons eu du mal à obtenir à temps des pièces pour certaines de nos machines fabriquées en Asie.»

Amélioration des compétences d’affaires

Plutôt du genre pratique, Mme Bernier admet que son mari et elle ont dû développer leurs compétences administratives pour diriger une entreprise de plus grande taille, où le personnel avait augmenté pour compter près de 40 employés réguliers, en plus des sous‑traitants.

Ils ont embauché un excellent comptable, renégocié avec soin leurs contrats et mis en œuvre des procédures visant à assurer la productivité constante de l’équipement.

À long terme, il vaut parfois la peine de payer plus cher pour de l’équipement fabriqué localement. Nous avons eu du mal à obtenir à temps des pièces pour certaines de nos machines fabriquées en Asie.

Le couple a dû également changer sa façon de voir les procédures d’embauche. «Comme d’autres petites entreprises rurales, nous travaillions avec un groupe d’hommes de la région que nous connaissions bien et en qui nous avions confiance comme en notre propre famille, dit Mme Bernier. Mais nous avions besoin d’embaucher des gens possédant des compétences nouvelles et différentes.»

Au moment de choisir des employés qu’elle ne connaissait pas, Mme Bernier a appris à ne pas se fier aux apparences.

Évaluation attentive des candidatures

«Il peut arriver que de très bons employés n’aient pas rédigé leurs demandes d’emploi selon les critères courants reconnus par les RH, explique Mme Bernier. Je regarde au-delà des papiers et reçois les gens en entrevue pour voir s’ils sont passionnés par le travail forestier. Je pourrai toujours les former au besoin. Donner une chance aux gens contribue à souder l’équipe et permet à l’entreprise d’aller de l’avant.»

Après avoir survécu à la récession et pris de l’expansion, St. Onge Logging est maintenant bien placée pour tirer parti de la reprise de la demande de produits forestiers, alors que l’économie américaine se redresse et que la baisse du dollar rend les exportations canadiennes plus concurrentielles.

«Nous avons tenu bon et cela a rapporté à notre entreprise, affirme Mme Bernier. De plus, nos efforts ont aidé à rétablir la confiance dans la région. Des scieries rouvrent leurs portes et les gens rentrent enfin à la maison.»

Les leçons apprises par Elizabeth Bernier

  • Soyez toujours ouvert au changement et adaptez‑vous.
  • Tenez bon et, s’il le faut, refinancez vos activités pour rester dans la course.
  • Regardez au‑delà des CV pour embaucher des employés passionnés et engagés.
  • Trouvez un bon comptable; l’aide fournie par des professionnels compétents est la clé du succès.
  • Battez-vous pour renforcer votre réputation. Vous ne pouvez pas simplement vivre au jour le jour; il faut aussi penser à demain.

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