Lettre économique mensuelle

Juin 2021

Feature article

Sur la piste du huard

Le dollar canadien (CAD) a grimpé de 20 % en plus d’un an, se situant maintenant autour de 0,83 $US après avoir chuté sous la barre des 0,70 $US en mars 2020.

Un CAD plus élevé représente un risque défavorable au scénario de base de la Banque du Canada, indiquait l’organisme dans son rapport de politique monétaire de janvier. La banque centrale canadienne faisait une telle affirmation pour la première fois depuis juillet 2011 – lorsque notre dollar était à parité avec celui des États-Unis et que les prix du pétrole dépassaient les 100 $US le baril.

Le taux de change entre le dollar canadien et toute monnaie étrangère flottante est déterminé par les forces de l'offre et de la demande. Le marché des changes, comme tout autre marché d'actifs témoigne des attentes envers l’avenir. Et comme d'autres marchés d'actifs, tel que le marché boursier, il affiche une importante volatilité des prix et son évolution est notoirement difficile à prévoir.

Toutefois, certains indicateurs comme les prix des produits de base, la différence entre les taux d'intérêt à court terme et la volatilité du marché, sont actuellement les principaux moteurs du taux de change canadien et suivent assez bien l’évolution de la devise.

Prix des produits de base

Les industries des ressources naturelles (produits de base) représentent environ 10 % de l'économie du Canada, alors qu'elles comptent pour environ 50 % des exportations. Le marché boursier canadien est aussi fortement tributaire des produits de base. Les fluctuations de la demande de ces produits, incluant évidemment le pétrole dont le prix est fixé globalement en dollars américains, expliquent donc en grande partie la volatilité du taux de change Canada/États-Unis (CAD/USD).

Les prix des produits de base ont grimpé en flèche pendant la pandémie de COVID-19 et devraient continuer à augmenter en 2021. Et ce, pour différentes raisons.

La demande pour les métaux et minerais a en effet été largement stimulée par la rapidité de la reprise chinoise. Les produits du bois et le bois d'œuvre ont bénéficié de l'expansion du marché résidentiel et de la croissance des rénovations de maisons (intérieures et extérieures). Les prix du pétrole semblent se stabiliser mais pourraient continuer à croître avec la réouverture des économies du monde entier, malgré l’augmentation de l’offre dans les prochains mois.

Dans l'ensemble, les prix des matières premières devraient continuer à soutenir un CAD plus fort en 2021. Toutefois, nous prévoyons que la récente flambée des prix commencera à s'estomper vers la fin de 2021 ou le début 2022, suite à l’atténuation de la demande refoulée et de l’ajustement de l’offre.

Le différentiel des taux d'intérêt

L'écart entre les taux d'intérêt à court terme, en tant que moteur du taux de change, a été essentiellement neutralisé dès le début de la pandémie. La Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada ont abaissé leurs taux directeurs pour les ramener au plancher et ont toutes deux eu recours à l'achat massif d'actifs pour soutenir davantage les faibles taux d'intérêt à peu près au même moment.

Le marché surveille de près tout changement potentiel des politiques monétaires des deux pays. La Banque du Canada tend à adopter un discours plus flexible sur son calendrier de durcissement des conditions financières que son homologue américain.

D’ailleurs, la Banque du Canada a entamé le ralentissement de son programme d’achats d’obligations à la fin avril et a devancé la possibilité d’une future hausse vers la fin de 2022 (plutôt qu’en 2023), alors que les États-Unis maintiennent le statu quo en dépit des craintes d’inflation.

Dans l'ensemble, l'écart entre les taux d'intérêt à court terme du Canada et des États-Unis pourrait s'accentuer, ce qui devrait favoriser l'appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain.

Incertitude, risque et marché boursier

La volatilité du marché est un indicateur de l'appétit pour le risque, de l'incertitude mondiale et de l'anticipation de l'inflation. Le VIX, l'indice représentant la volatilité du marché – communément appelé l'indice de la peur – a atteint un pic de 82,7 au début de la pandémie. Le marché boursier a récupéré rapidement les pertes occasionnées par l'annonce du premier confinement mondial, mais il aura fallu plusieurs mois avant que l’indice ne retourne à un niveau plus normal.

L’accélération de la volatilité du marché accroît la demande pour des devises refuges, historiquement plus sûres, et donc le dollar américain augmente. Cette volatilité a un impact négatif sur le taux de change CAD/USD, non pas nécessairement à cause de la dépréciation du CAD, mais parce que l'USD s'apprécie par rapport aux autres devises.

En résumé

Bien que les taux de change soient notoirement difficiles à prévoir, nous pensons que le dollar canadien continuera de gagner du terrain par rapport au dollar américain au cours de l'année. Le huard devrait encore s'apprécier par rapport au billet vert pendant l’été avant d’entamer sa descente au début du T4 et de se stabiliser autour de 0,80 USD au début de 2022. On ne s’attend toutefois pas à ce que le huard dépasse le 0,84 $US de manière soutenue.

Risque ou opportunité pour les entrepreneurs?

  • Les exportateurs pourraient se heurter à la hausse du dollar canadien, mais les pénuries de produits de base et de certains biens intermédiaires et la réouverture des économies demeurent de bon augure.
  • Si vous avez des projets d’investissement requérant l’importation de technologie ou d’autres biens et services de l’extérieur, vous bénéficierez du taux de change avantageux. Faites vite, car le huard devrait redescendre dès la première moitié de 2022.
  • Que votre entreprise soit exportatrice ou importatrice, l’important est de tenir compte du taux de change dans votre planification afin d’optimiser vos opérations et votre retour sur investissement.

Canadian economy at a glance

Un deuxième trimestre qui bat de l’aile

L’économie canadienne, pourtant confinée pendant une grande partie du premier trimestre de 2021, a su résister à la deuxième vague de COVID-19. Le PIB a crû au rythme annualisé de 5,6 % par rapport au trimestre précédent. La levée de certaines restrictions en mars a soutenu l’activité trimestrielle alors que 18 des 20 secteurs économiques ont enregistré une croissance positive durant ce mois.

La suite est moins rose

Le mois d’avril s’annonce moins réjouissant, mais non pas surprenant, selon les données préliminaires de Statistique Canada. L’activité économique aurait reculé de 0,8 % durant le mois, effaçant ainsi une bonne partie des gains de mars (+1,1 %). Il s’agirait du premier déclin en 12 mois. Le mois de mai devrait affiché les mêmes résultats négatifs alors que plusieurs mesures restrictives ont perduré.

En fait, il faudra probablement attendre à juin avant de voir de réels gains dans l’activité économique canadienne alors que plusieurs provinces auront mis en place la phase I de leurs plans de déconfinement respectifs.

Signes d’essoufflement dans le secteur de l’habitation

La reprise économique canadienne a jusqu’à présent été largement portée par l’effervescence du marché résidentiel. Le niveau d’activité est certes toujours élevé, mais on dénote toutefois certains signes d’accalmie en avril.

La revente immobilière a reculé entre mars et avril alors que le printemps annonce habituellement le début de la saison chaude pour le secteur. Les inventaires sont au plancher, ce qui limite le nombre de transactions possible. Les emprunteurs sont également soumis, depuis le 1er juin, à des règles plus strictes sur les prêts hypothécaires.

Les mises en chantier ont également reculé par rapport au sommet de mars. Ces baisses peuvent s’expliquer par la troisième vague de restrictions qui a déferlé partout au pays en avril, mais également par la hausse des prix des matériaux de construction et les délais d’approvisionnement.

Les ressources en construction et rénovation se font de plus en plus rares parce que l’offre n’a pu s’ajuster à la vitesse de la demande. C’est le cas pour les produits de base comme le bois, mais aussi pour la capacité de production des usines.

Les défis auxquels se heurte le secteur pourraient entacher la reprise économique au deuxième et troisième trimestres. La réouverture progressive de l’économie canadienne devrait toutefois favoriser une réallocation du budget des ménages vers le secteur des services.

Dichotomie entre revenu et emploi

Le revenu disponible des ménages a poursuivi son ascension durant les trois premiers mois de 2021. La hausse des revenus a contribué à faire remonter le taux d'épargne de 11,9 % à 13,1 % au premier trimestre, soit bien au-delà de la tendance des vingt dernières années. Même si les transferts gouvernementaux sont toujours historiquement élevés, la hausse du revenu disponible au premier trimestre est surtout attribuable à la rémunération des employés.

Le revenu provenant des salaires a dépassé le sommet atteint avant la crise au début de l’année à l’échelle nationale. Pourtant, l’emploi enregistrait encore du retard par rapport à son niveau de février 2020, mais les emplois les plus affectés par les mesures sanitaires ne sont pas les mieux rémunérés.

Autre mois difficile pour l’emploi

Sans surprise, l’emploi a malheureusement reculé une fois de plus en mai. Au total, 68 000 emplois ont été éliminés au cours du mois, dont 52 800 dans les secteurs les plus frappés par les restrictions sanitaires comme le commerce de détail et autres services. Des pertes substantielles ont aussi été enregistrées dans les secteurs de la construction (-15 800) et du manufacturier (-35 900) pour la première fois depuis avril 2020. Le taux de chômage s’est toutefois maintenu à 8,2 %.

Les assouplissements prévus annoncés en juin dans l’ensemble du pays devraient renverser la tendance des deux derniers mois. Des pénuries pourraient même frapper certains secteurs cet été.

L’impact pour votre entreprise

  • Le secteur résidentiel montre des signes d’accalmies, non parce que la demande diminue mais plutôt parce que l’offre s’estompe. Les entreprises œuvrant dans le domaine continueront à être sollicitées.
  • Les plans de déconfinement annoncés indiquent que l’économie canadienne sera en grande partie rouverte avant la fin de juin. La consommation dans le secteur des services à contact plus étroit avec la clientèle et de l’industrie touristique devrait repartir en force – préparez-vous à répondre à la demande refoulée.
  • L’emploi devrait suivre la même tendance que l’économie et repartir de plus belle cet été. Planifiez le coup et revoyez vos stratégies de recrutement ou de rétention afin d’assurer vos besoins en main-d’œuvre pour la saison estivale.

U.S. economy at a glance

L’économie américaine est-elle en perte de momentum?

Les nouvelles données de croissance du PIB au premier trimestre de 2021 se maintiennent toujours à 6,4 %. Les dépenses de consommation, ainsi que les investissements des entreprises et résidentiel ont été revus à la hausse sans pour autant affecter la croissance globale. Mais qu’en est-il du deuxième trimestre? Entre les ralentissements du secteur résidentiel, les pénuries du secteur industriel et les craintes d’inflation, la transition vers la réouverture de l’économie fait face à certains défis.

L’inflation mine l’optimisme des consommateurs

L’indice des prix à la consommation a enregistré sa plus forte augmentation en presque douze ans. Bien que cette inflation s’explique en grande partie par l’effet de base et des dérèglements transitoires dans les chaînes de valeurs, elle suscite des craintes qui pourraient bien ralentir la reprise.

L’indice de confiance des consommateurs stagne. Les enquêtes du Conference Board et de l’Université du Michigan révèlent une forte hausse des anticipations d’inflation des ménages. La part des ménages qui considèrent le moment propice à l’achat d’articles coûteux, comme une maison ou une voiture, a chuté.

Les deux indices ont connu des corrections somme toute modestes en mai. Toutefois, le niveau d’optimisme est encore loin de ceux qui prévalaient avant la crise.

Les craintes d’inflation et l’incertitude liée à la pandémie semblent à nouveau l’emporter sur la réouverture de l’économie.

Les ménages ont la capacité de dépenser

Les dépenses de consommation des ménages ont diminué d’un peu moins de 0,1 % entre avril et mars 2021. Ce ralentissement était largement anticipé, en raison notamment des importants transferts fiscaux de mars. Le ralentissement a touché la consommation de biens alors que le secteur des services continue de récupérer au rythme de la réouverture de l’économie américaine.

Le revenu disponible réel des ménages américains était aussi en baisse de 15,1 % par rapport à mars, et ce pour la même raison. Le taux d’épargne par rapport au revenu disponible a baissé, et demeure largement au-dessus de la moyenne historique des dernières années.

La situation financière des ménages demeure néanmoins en bonne posture et leurs dépenses de consommation devraient soutenir la croissance au second trimestre.

L’emploi déçoit encore mais le marché du travail se resserre

Alors que l’économie américaine se rapproche chaque jour de plus en plus d’un retour à la normale, l’emploi continue de décevoir. Au total, 559 000 ont été récupérés en mai. Malgré un taux de chômage à 5,8 % et 7,6 millions d’emplois toujours manquants par rapport à février 2020, l’emploi américain pourrait en fait être freiné par une pénurie de main-d’œuvre.

Certains indices signalent un resserrement du marché du travail, ce qui pourrait aussi expliquer les faibles gains d’emplois enregistrés ces derniers mois malgré les réouvertures partout au pays.

La moyenne des heures travaillées a augmenté dans plusieurs secteurs, qui peut laisser croire à une augmentation de l’intensité de travail des employés pour répondre à la demande. Plus alarmante est la part croissante des entreprises qui n’arrivent pas à combler des postes et les nouvelles offres d’emplois qui s’accumulent.

Les pénuries frappent le manufacturier

En avril, la pénurie de semi-conducteurs a freiné la production de véhicules automobiles (-4,3 % par rapport à mars). La situation s’est répercutée dans les achats de véhicules. La bonne nouvelle: l’importation et la production intérieure de semi-conducteurs ont atteint des niveaux records récemment, ce qui laisse présager une amélioration de l’offre.

Mais les autres secteurs manufacturiers ne sont pas au bout de leur peine. Les producteurs dénotent des pénuries de matières premières et d’autres biens intermédiaires, sans oublier les problèmes de main-d’œuvre. La production manufacturière a déjà du mal à répondre à la demande refoulée, la réouverture de l’économie pourrait aggraver ce problème.

L’impact pour votre entreprise

  • La situation financière des ménages est toujours enviable et ceux-ci devraient se montrer enclins à dépenser durant la période estivale.
  • Les craintes liées à l’inflation pourraient toutefois miner les dépenses pour les biens durables au profit de la consommation de services.
  • Le secteur industriel américain se heurte à des pénuries de matériels et de travailleurs. Les entreprises américaines pourraient avoir de la difficulté à répondre à la demande dans les prochains mois.

Oil market update

Trois facteurs à surveiller

Les prix du brut sont demeurés plutôt stables en mai. Le Brent s’est maintenu autour de 68 $US le baril et le WTI a oscillé autour de 65 $US. Le pétrole avait poursuivi sa tendance haussière au début du mois, mais quelques facteurs sont venus brouiller les cartes momentanément. Les principaux indices de références, le Brent et le WTI, ont perdu au-delà de 6 % en une semaine.

Trois éléments expliquent cette baisse soudaine des cours du brut. Durant cette même semaine, l’EIA (l’Agence d’information sur l’énergie américaine) rapportait une hausse de l’inventaire de brut américain d’environ 1,3 million de barils, la crise de la COVID-19 regagnait du terrain en Asie (non seulement en Inde) et la possibilité d’un accord sur le nucléaire entre les États-Unis et l’Iran avançait.

Ces nouvelles ont créé une onde de choc sur les marchés pétroliers qui s’en sont toutefois rapidement remis. Ce dérèglement passager illustre bien l’incertitude qui règne encore sur le marché.

Ces trois éléments sont à surveiller afin d’estimer la tendance des prix du pétrole dans les prochaines semaines.

1. Les inventaires de pétrole

La pandémie a fait chuter la demande de pétrole et gonfler les inventaires de brut à l’échelle mondiale, l’an dernier. Les stocks ont commencé à diminuer en septembre 2020, mais ne sont revenus à des niveaux plus normaux qu’au printemps 2021. Les importantes restrictions de production imposées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) ont supporté ce retour à la normale.

Plus récemment, en mai, le marché du pétrole semblait légèrement en surplus. L’écoulement des stocks devrait reprendre en juin, malgré les incertitudes qui planent toujours sur la reprise et une augmentation prévue de l’offre, estime l’Agence internationale de l’énergie. Une baisse des inventaires témoigne d’un resserrement du marché du pétrole et laisse habituellement présager une appréciation des cours du baril de brut.

2. L’évolution de la pandémie

Si la situation s’améliore au Canada la pandémie continue de sévir ailleurs et son évolution influence les fluctuations de l’offre, mais surtout de la demande, du marché mondial du pétrole.

Plusieurs pays de l’Asie du Sud sont maintenant en mauvaise posture et imposent de facto des restrictions et limitent les déplacements de la population et l’activité économique. La lenteur à laquelle les campagnes de vaccinations sont déployées est une préoccupation majeure. Même si la vaccination a débuté en janvier, il reste encore une trop faible part de personnes vaccinées pour faire une véritable différence.

Ces nouveaux cas d’infection menacent la reprise de l’activité économique mondiale et pourraient donc ralentir le recouvrement de la demande de pétrole, malgré la réouverture de grandes économies en Europe et en Amérique du Nord.

3. La possibilité d’un accord É.-U. - Iran

En mai 2018, l’administration Trump annonçait le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Les sanctions des États-Unis envers l’Iran ont donc été rétablies en novembre 2018, puis étendues en 2019 et 2020 pour couvrir le secteur financier iranien.

Des discussions en vue d’un nouvel accord entre les deux nations ont lieu présentement à Vienne et sa signature pourrait faire augmenter rapidement l’offre mondiale de pétrole. Une levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien entraînerait la livraison de 69 millions de barils, estime-t-on.

Le succès d’un tel accord et la levée des sanctions ne signifient pas pour autant que ces barils se rendront à destination du jour au lendemain, mais le marché peinait déjà à écouler ses stocks en mai alors que l’OPEP+ reprenait les hausses de production.

En bref

Les prix du brut devraient demeurer plutôt stables dans les prochaines semaines.

La demande de pétrole se heurte une fois de plus à des vents contraires alors que l’activité économique ralentit en Asie du Sud. La situation est toutefois très différente au Canada, aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe ou l’assouplissement des mesures sanitaires et les déconfinements se multiplient, juste à temps pour le début de la saison des vacances.

La demande pourrait donc augmenter plus rapidement qu’anticipé actuellement, mais l’offre a la capacité de s’adapter rapidement. Les inventaires ont légèrement augmenté en mai et l’OPEP+ a toujours accès à un réservoir d’environ 7 Mb/j. Sans compter que le pétrole iranien, toujours sous embargo, pourrait regagner le marché si un accord avec les États-Unis était conclu.

Other economic indicators

Le taux directeur demeure à 0,25 %

La Banque du Canada a annoncé le mercredi 9 juin qu’elle maintenait le taux directeur à 0,25 %. Dans le rapport de la politique monétaire d’avril, la banque soulignait que les taux d’intérêt pourraient augmenter plus tôt que prévu initialement. L’inflation d’avril au-delà de la fourchette cible d’inflation n’est pas une raison suffisante pour augmenter les taux de sitôt.

Le huard poursuit son essor

Le dollar canadien a gagné beaucoup de valeur en 2021 jusqu’à présent. Il a même dépassé 0,83 $US récemment, un sommet en six ans. La croissance du huard est principalement due à la montée des prix des produits de base incluant le pétrole. La direction de la politique monétaire canadienne vis-à-vis de celle de la Réserve fédérale américaine supporte également la montée du CAD depuis quelque temps. Pour plus de détails, consultez l’article principal de ce mois-ci.

La confiance des entreprises fait du sur-place

Sans surprise, les perspectives des dirigeants d’entreprise sont demeurées stables en mai selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). De nombreuses restrictions sanitaires en place en avril ont continué en mai, et ce, un peu partout au pays. Puisque la majorité des plans de déconfinements ont été annoncés à la fin du mois, l’avenir des entreprises les plus touchées par ces restrictions était toujours incertain au moment de l’enquête. L’optimisme devrait gagner du terrain en juin au fur et à mesure que l’économie rouvre et que le pays se rapproche de l’immunité collective. La FCEI dénote que l’indice tourne autour de la barre des 50 dans la plupart des provinces, signe que les perspectives sont somme toute balancées.

L’inflation dépasse la fourchette cible

L’inflation telle que mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a dépassé la fourchette cible de la Banque du Canada (entre 1 et 3 pour cent). Il importe de noter que la Banque du Canada surveille un ensemble d’indicateurs pour diriger sa politique monétaire, pas seulement la variation annuelle de l’IPC. D’ailleurs, même l’analyse de l’IPC qu’elle fait, repose elle-même sur une vaste gamme de mesure en découlant. Il y a l’IPC tronqué, médiane et commune qui sont les mesures privilégiées de l’inflation fondamentale au Canada. L’inflation mesurée par l’IPC a atteint 3,4 % en avril, et les mesures de l’inflation fondamentale sont en hausse. Toutefois, celles-ci ne détonnent pas énormément de leurs niveaux historiques.

Indicateurs clés: Canada

BDC LÉM juin 2021 indicateurs clés Agrandir le tableau
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