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Coentreprise

Définition de coentreprise

Une coentreprise est une entité commerciale créée par deux entreprises ou plus qui se réunissent pour un projet particulier au moyen d’une entente qui prévoit généralement le partage de la gouvernance, des ressources, des profits, des pertes et des dépenses.

Il y a plusieurs raisons de participer à une coentreprise. Par exemple, vous pourriez vouloir accéder à de nouveaux marchés ou partager les risques liés à un investissement majeur.

Toutefois, une coentreprise comporte aussi des inconvénients. Avant de se lancer, les propriétaires d’entreprise doivent bien comprendre le fonctionnement de ce partenariat, la façon dont il est structuré ainsi que ses répercussions sur le contrôle de la gestion, le partage de l’information et la propriété.

«L’idée que les coentreprises ne sont pas très rentables et impossibles à gérer est répandue», explique Paul Beamish, professeur en commerce international à la Ivey Business School. «En réalité, elles sont aussi rentables que d’autres organisations et peuvent créer des situations avantageuses pour tout le monde.»

Une coentreprise est un partenariat stratégique dans le cadre duquel deux ou plusieurs entreprises créent une nouvelle entité afin de collaborer sur un projet en particulier. Aux termes d’une telle entente, les entreprises mettent en commun leurs ressources, leur expertise et leur capital en vue d’atteindre un objectif commun; elles partagent aussi les risques et les profits.

On crée souvent une coentreprise pour saisir des occasions qui peuvent être trop ambitieuses, trop coûteuses ou trop risquées pour une seule entreprise.

Comment fonctionne une coentreprise?

Une coentreprise peut prendre diverses formes, comme une entente contractuelle ou la création d’une nouvelle entité distincte. Les coentreprises sont courantes dans tous les secteurs et peuvent regrouper des partenaires nationaux ou internationaux.

Parmi les principales caractéristiques d’une coentreprise, citons le partage des responsabilités, de la prise de décisions et des contributions financières. Cette approche collaborative permet aux entreprises d’accéder à de nouveaux marchés, de nouvelles technologies ou de nouvelles compétences, ce qui entraîne une croissance mutuelle et une compétitivité accrue.

Le succès d’une coentreprise repose sur des ententes claires, une communication efficace et une vision commune. Toutefois, un examen minutieux des défis potentiels et la mise en place de mécanismes de résolution des conflits sont nécessaires. En fin de compte, une coentreprise peut constituer un outil efficace pour les entreprises qui cherchent à tirer parti de forces complémentaires et à atteindre des objectifs stratégiques.

Pourquoi choisir de participer à une coentreprise?

Selon Paul Beamish, la principale raison pour laquelle on crée une coentreprise est tout simplement de générer des profits. «Toutefois, quand on examine tout ce qu’une coentreprise permet d’accomplir, on constate qu’il y a de nombreuses autres raisons de participer à ce type de partenariat.»

Voici quelques-unes des raisons les plus importantes de participer à une coentreprise:

  • Innovation dans les produits
    Chaque partenaire peut apporter des ressources et une expertise complémentaires dans le but de développer un produit ou un service que les partenaires ne pourraient pas créer séparément.
  • Expansion sur les marchés étrangers
    Une entreprise peut pénétrer un nouveau marché en s’associant, par exemple, à une entreprise locale spécialisée en logistique, en distribution ou en vente au détail.
  • Réduction des coûts de production
    Deux entreprises peuvent réduire leurs coûts unitaires en regroupant leur production, ce qui leur permet de réaliser des économies d’échelle.

Une coentreprise est-elle toujours à parts égales?

La propriété d’une coentreprise ne doit pas forcément être à parts égales. Les partenaires négocient les modalités et s’entendent sur celles-ci. La répartition de la propriété peut être de 60-40 ou de 70-30. Le partenaire majoritaire a généralement un plus grand contrôle sur les décisions et reçoit une plus grande part des profits.

«Les partenaires qui possèdent moins de 20 % d’une coentreprise ont rarement leur mot à dire, explique Paul Beamish. Ils influent peu sur les décisions relatives au projet.»

En ce qui concerne la participation au processus décisionnel, la meilleure pratique selon le professeur est de faire en sorte que chaque entreprise ait plus de poids dans le domaine où elle est la plus forte. «Chaque partenaire doit apporter une contribution solide à la coentreprise, sinon, pourquoi en créer une?», dit-il.

Ainsi, si l’une des deux entreprises partenaires est spécialisée dans la technologie, elle devrait dicter les décisions relatives à la technologie. Et si l’autre entreprise partenaire est un distributeur établi au Nigeria, par exemple, les décisions concernant le marché local devraient lui revenir vu ses connaissances sur cet aspect de la coentreprise.

Certaines entreprises font l’erreur courante, et fatale, de vouloir un contrôle total. Or, il faut plutôt que chaque partenaire prenne les décisions qui relèvent de son champ d’expertise.

Avantages et inconvénients d’une coentreprise

Avant de créer une coentreprise, il est important de comprendre les avantages et les inconvénients de ce type de partenariat.

Avantages d’une coentreprise

  • Croissance, productivité et profits accrus
  • Réduction des coûts et des risques
  • Occasion de croissance sans avoir à recourir à l’emprunt ou à des investissements externes
  • Accès rapide à de l’expertise

Inconvénients d’une coentreprise

  • Risque accru de conflits
  • Moins de contrôle et de souplesse, en raison du processus de prise de décisions en commun
  • Partage des connaissances, qui peut mener à la communication de renseignements confidentiels à d’autres parties

Comment créer une coentreprise

Il existe deux façons principales d’établir une coentreprise au Canada. Selon la première, les partenaires établissent les modalités du projet par contrat; la deuxième consiste à former une entité distincte.

1. Coentreprise contractuelle

Une coentreprise contractuelle est établie lorsque deux entités ou plus conviennent de mettre en commun des ressources ou de l’expertise pour une entreprise ou un projet particulier. Contrairement aux sociétés de personnes, aucune législation précise ne s’applique aux coentreprises contractuelles. Elles sont plutôt régies par la législation sur les contrats de la province ou du territoire choisi. En effet, au Canada, les coentreprises contractuelles ne sont pas considérées comme étant des entités juridiques.

Dans une coentreprise contractuelle, les interactions entre les partenaires sont régies par les modalités de l’entente contractuelle. Elle définit toutes les exigences en matière de prise de décisions. Au Canada, l’entente qui régit une coentreprise est un contrat privé et confidentiel entre les parties; les partenaires ne sont pas tenus d’enregistrer ou de déposer l’entente. Voici un exemple de ce type d’entente: une chaîne de restauration rapide qui inclut dans les repas pour enfants un jouet fourni par une franchise de cinéma.

Il est à noter que le terme «coentreprise» est utilisé de façon générale dans ce cas. Bien que certaines et certains spécialistes considèrent ce type d’entente comme une étant une coentreprise, d’autres, comme Paul Beamish, la voient simplement comme un contrat.

2. Coentreprise par actions

Une coentreprise par actions est établie lorsque deux entités ou plus forment une société par actions. Les partenaires deviennent actionnaires de la coentreprise, qui est ensuite constituée en société. En général, la responsabilité des actionnaires se limite au capital investi.

Dans une coentreprise par actions, les interactions des partenaires sont régies par les dispositions contractuelles et les documents constitutifs de la coentreprise, ainsi que par les lois applicables.

Différence entre une coentreprise et une société de personnes

Voici la principale différence entre une coentreprise et une société de personnes: la coentreprise est créée par des entreprises qui ont des activités principales distinctes qu’elles continuent d’exercer; la société de personnes est généralement établie par des personnes qui peuvent avoir d’autres activités en dehors de la société de personnes.

«Un cabinet d’avocats, par exemple, est habituellement constitué en société de personnes», explique Paul Beamish. À l’instar de la coentreprise par actions, la société de personnes peut être formée en vertu des lois de la province choisie par les associées et associés.

Habituellement, une société de personnes est créée quand les parties reconnaissent son potentiel en matière de profits, conviennent de fournir des ressources et de l’expertise, et partagent les profits. Dans certains territoires et provinces, la loi exige que l’objet de la société de personnes soit énoncé dans la convention de la société de personnes ou dans les documents d’enregistrement.

Conflits potentiels dans les coentreprises

Des conflits peuvent éclater entre les partenaires pour différentes raisons. Voici cinq situations et les solutions possibles.

1. Objectifs imprécis ou incompatibles à l’égard du projet

Même s’ils étaient harmonisés au moment de l’établissement de la coentreprise, les objectifs des partenaires peuvent changer au fil du temps. Ce changement peut découler d’une nouvelle dynamique du marché. Par exemple, en 2001, lorsque Sony et Ericsson ont établi une coentreprise à parts égales, les deux entreprises voulaient accroître leur présence dans le marché florissant des appareils mobiles haut de gamme. Toutefois, dix ans plus tard, alors qu’Apple dominait ce marché, Ericsson a commencé à s’orienter vers l’offre de réseaux mobiles et sans fil, tandis que Sony a choisi de miser sur l’offre de contenu pour les appareils personnels comme les tablettes, les ordinateurs personnels et les téléphones mobiles. Par conséquent, Sony a acquis la participation d’Ericsson dans la coentreprise, en vue d’appuyer son nouvel objectif, à savoir augmenter sa part de marché dans l’offre de contenu.

2. Mauvaises communications

Une bonne communication mène à la compréhension, et la compréhension mutuelle est une première étape pour résoudre, ou mieux encore, prévenir, les conflits. Prenons l’exemple d’une coentreprise du secteur de la fabrication: si le partenaire A apporte des changements importants à la conception d’un produit sans consulter le partenaire B, ce manque de communication peut entraîner des différends et une méfiance, et provoquer des retards de production, une augmentation des coûts ainsi que de la frustration. Dans ce cas, la solution consiste à planifier des réunions interfonctionnelles périodiques afin de discuter des changements à apporter à la conception et de faire le point sur le projet. De façon plus générale, travaillez avec votre partenaire pour établir un protocole de communication clair, aux termes duquel les deux parties participent à la prise de décisions, afin d’assurer la transparence et l’harmonisation.

3. Déséquilibre des ressources ou de l’expertise

Il peut arriver qu’un partenaire finisse par fournir beaucoup plus de ressources financières ou de talents de premier plan que les autres, par exemple en raison d’obstacles réglementaires imprévus ou d’un changement dans les conditions du marché. Cette situation peut entraîner des conflits au sujet du partage des profits et des responsabilités décisionnelles. Des contributions inégales peuvent donner lieu à un sentiment d’injustice et de frustration chez les partenaires. L’entreprise qui contribue le plus peut raisonnablement s’attendre à recevoir une part plus importante des profits générés par le projet. Toutefois, les modalités du partage des profits sont souvent définies au moment de la création de la coentreprise. La solution dans ce cas pourrait être de renégocier le partage des profits afin de tenir compte des contributions inégales.

4. Cultures de travail différentes

Les Occidentaux manifestent souvent de l’impatience face au lent processus de prise de décisions des Japonais qui est axé sur le consensus. De leur côté, les Japonais peuvent être tout aussi mal à l’aise avec la manière individualiste dont les Américains prennent des décisions, car si les décisions sont prises plus rapidement, leur mise en œuvre est plus lente. Afin d’aplanir ces difficultés, Ford a offert de la formation à plus de 1 500 cadres pour qu’ils puissent mieux collaborer avec leurs homologues japonais et coréens.

5. Styles de gestion incompatibles

Imaginez une coentreprise entre l’entreprise ABC, fondée sur un modèle traditionnel, hiérarchique et centralisé, et l’entreprise XYZ, une organisation plus moderne, collaborative et décentralisée. Les styles de gestion divergents des deux entreprises peuvent donner lieu à des conflits au sujet du pouvoir décisionnel et des activités courantes. Afin de vous assurer d’être compatible avec vos partenaires potentiels, visitez leurs installations pour en apprendre plus sur leurs méthodes. Vous pouvez également solliciter l’opinion de leurs autres partenaires et de leurs entreprises fournisseuses. Enfin, avant de miser gros sur une coentreprise, collaborez dans le cadre d’un projet plus modeste qui vous permettra, à vous et à vos partenaires, de vous connaître mutuellement.

Qu’est-ce qu’une coentreprise internationale?

Une coentreprise internationale est constituée par deux entreprises ou plus de différents pays. Paul Beamish explique qu’une telle coentreprise peut être créée à partir de rien; on parle alors d’investissement en installations nouvelles.

Un investissement en installations nouvelles représente une forme d’investissement étranger direct en vertu duquel une société mère établit une filiale dans un pays étranger et en développe les activités du début à la fin.

Une coentreprise internationale peut également être créée lorsque plusieurs entreprises établies décident de fusionner des divisions existantes.

Habituellement, une coentreprise internationale vise à permettre aux parties de mettre en commun leurs ressources et de coordonner leurs efforts pour obtenir des résultats qu’aucune des deux parties ne pourrait obtenir par elle-même.

Pourquoi créer une coentreprise internationale?

Il y a quatre raisons principales de créer une coentreprise internationale:

  • Renforcer les activités existantes d’une entreprise
  • Commercialiser les produits existants d’une entreprise dans de nouveaux marchés
  • Obtenir de nouveaux produits qui peuvent être vendus dans les marchés existants de l’entreprise
  • Diversifier les activités de l’entreprise

Exemples de coentreprises

Voici trois exemples de coentreprises internationales prospères ou de longue date.

1. Apple et Unicom

En 2009, Apple a formé une coentreprise avec China Unicom. L’objectif était de commercialiser l’iPhone dans le marché chinois en croissance. Selon l’accord, China Unicom a obtenu le droit d’être l’opérateur exclusif de l’iPhone en Chine. À l’époque, la Chine était le plus important marché de télécommunications sans fil au monde, avec près de 700 millions d’abonnés, mais la plupart des téléphones offerts étaient des modèles bon marché. Grâce à l’entente, Apple a percé dans le secteur chinois des télécommunications, tandis qu’Unicom a pu offrir aux utilisatrices et utilisateurs une marque prisée.

2. Boeing et Lockheed Martin

Fondée en décembre 2006, United Launch Alliance (ULA) est une coentreprise de Lockheed Martin Space et de Boeing Defense, Space & Security. La coentreprise visait à réduire les coûts et s’est semble-t-il révélée très rentable. Pour former ULA, les deux sociétés ont fusionné en une seule entité, chacune prenant une participation de 50 %. Depuis sa création, ULA a lancé plus de 100 satellites en orbite. Ces satellites servent à la surveillance météorologique, au système de positionnement mondial (GPS), à la recherche scientifique et aux opérations militaires.

3. SABMiller et Molson Coors

MillerCoors est une coentreprise de SABMiller et de Molson Coors fondée en 2008. Chaque partenaire devait détenir une participation avec droit de vote de 50 % et cinq sièges au conseil d’administration de la nouvelle entité. SABMiller, la plus importante des deux sociétés, devait obtenir une participation de 58 %, celle de Molson Coors étant de 42 %. À la création de la coentreprise, les ventes de bière aux États-Unis avaient tendance à stagner; seules de petites marques haut de gamme enregistraient une croissance. La nouvelle entité visait à être plus concurrentielle auprès des consommatrices et consommateurs américains. Les partenaires ont estimé que la coentreprise permettrait de réaliser des économies de 500 millions de dollars par année, par exemple une diminution considérable des coûts d’expédition. La coentreprise a été acquise par Molson Coors en 2016.

Prochaine étape

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