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Comment un plan de continuité des affaires a aidé une entreprise à se remettre de la catastrophe


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Patrice Desrochers, Anderson Group

Groupe Anderson, fabricant d’équipement agricole, avait le vent dans les voiles quand un incendie a détruit 75 % de son usine à l’automne 2012. Heureusement, la réaction très habile des trois jeunes associés de l’entreprise a montré qu’ils n’étaient pas prêts à laisser ce désastre briser leur élan.

Patrice Desrochers était dans sa chambre d’hôtel en République tchèque lorsqu’il reçut un message téléphonique alarmant: «Ton usine passe au feu.» De son salon, la mère de M. Desrochers pouvait voir le violent incendie qui ravageait l’usine de Chesterville, au Québec. Le réveil fut brutal pour M. Desrochers qui venait de finaliser l’acquisition de l’entreprise avec ses deux associés quelques mois auparavant.

«Je dormais. Ma mère voyait l’usine brûler et elle n’arrivait pas à me joindre», dit M. Desrochers, président-directeur général de Groupe Anderson, une entreprise spécialisée dans la fabrication d’équipements agricoles innovateurs.

L’incendie menace la croissance rapide

L’incendie est survenu alors que l’entreprise était en expansion rapide. À l’époque, le chiffre d’affaires était passé de 15 à 24 millions de dollars en trois ans à peine grâce aux efforts de M. Desrochers et de ses associés, Frédéric Lavoie et Luc D’Amours, qui ont tous deux quitté l’entreprise depuis.

Ayant détruit 75 % de l’usine et causé des pertes de 11 millions de dollars, l’incendie menaçait lourdement cette croissance.

M. Desrochers, D’Amours et Lavoie avaient longtemps travaillé pour l’entreprise avant de prendre la relève des fondateurs. Ils n’étaient pas prêts à laisser cette catastrophe freiner leurs projets d’expansion.

Un plan d’action pour gérer les crises

Des événements imprévus tels qu’un incendie, une panne de système informatique ou une catastrophe naturelle peuvent avoir de graves conséquences sur une entreprise, voire la mener à la faillite. Les entrepreneurs devraient avoir un plan d’action pour gérer les situations de crise et assurer la continuité des affaires, dit Martin Allard, vice-président associé, Comptes spéciaux. «Un plan vous aidera à ne pas sauter des étapes essentielles dans la confusion du moment.»

De retour à Chesterville, village à mi-chemin entre Montréal et Québec, M. Desrochers constate l’ampleur du sinistre: pertes de 3 millions de dollars en stocks, 5 millions de dollars en équipements et 3 millions de dollars en locaux.

«L’incendie s’est déclenché un mercredi soir. Le jeudi, nous avons appelé nos partenaires financiers et rassuré nos employés. Le lundi, nous avons commencé à mettre en œuvre notre plan d’action.»

Agir avec détermination

M. Allard pense que la rapidité et la détermination avec lesquelles les trois associés ont réagi ont sauvé Groupe Anderson, un client de BDC. «Ils ont pris les bonnes décisions sans hésiter.»

Les jeunes entrepreneurs ont décidé de reconstruire une usine plus grande de 20 % que l’ancien établissement à Chesterville.

La reconstruction devait avancer parallèlement à la reprise de la production dans les locaux temporaires afin d’assurer la continuité des opérations.

Recommencer à zéro

Le rôle de M. Desrochers a été de remettre en service le bureau administratif, la comptabilité et le réseau informatique. M. D’Amours, responsable de la production, s’est chargé de trouver des locaux temporaires jusqu’à la reconstruction de la nouvelle usine. Dix jours après l’incendie, il a déniché à Victoriaville un entrepôt pouvant être adapté pour qu’on puisse y installer l’équipement de production.

M. Lavoie, directeur de la R et D et des services techniques, a dû s’assurer que les activités de recherche et développement ne seraient pas compromises.

Au lieu d’embaucher des sous-traitants, les associés ont décidé de demander l’aide de leurs employés pour installer les chaînes de production dans les locaux temporaires.

Cinq semaines après le sinistre, tous les employés avaient repris le travail et la production était à 95 % du niveau précédant la catastrophe.

Grâce à la réaction rapide des trois associés, la nouvelle usine de Groupe Anderson a été inaugurée un an jour pour jour après l’incendie.


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