Comité consultatif : Mise en place | BDC.ca
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Comment créer un comité consultatif qui ajoute une réelle valeur à votre entreprise

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Tout entrepreneur peut s’interroger sur la pertinence d’un comité consultatif et le considérer comme de l’interférence ou un niveau de gestion supplémentaire.

Mais on reconnaît de plus en plus qu’un comité consultatif efficace fournit à peu de frais un excellent soutien aux propriétaires d’entreprise. Plutôt que de vous demander pourquoi un tel comité est souhaitable, vous devriez chercher les meilleurs moyens d’en mettre un sur pied et vous employer à trouver des conseillers qualifiés pour en faire partie.

«Un comité efficace peut présenter d’énormes avantages pour une PME», dit Donald Riendeau, avocat et spécialiste de la gouvernance d’entreprise. «Mais pour que cela se concrétise, vous devez avoir les bonnes personnes.»

Trouver les bonnes personnes

La première fonction d’un comité consultatif de PME est d’ajouter de la valeur à l’entreprise. Cela signifie qu’idéalement, de tels comités devraient compter des ressources dont les compétences sont complémentaires à celles de l’entrepreneur qui en assume la direction.

Avant de chercher des candidats éventuels, vous devriez effectuer une analyse FFPM pour comprendre les forces et faiblesses de votre entreprise, ainsi que ses possibilités et ce qui la menace. Cet exercice facilitera la tâche pour établir les domaines qui exigent des compétences complémentaires.

La confiance constitue aussi un élément clé, ajoute M. Riendeau. «Pour que l’apport des membres d’un comité consultatif soit positif, ces derniers devraient être au courant de ce qui se passe dans l’industrie.»

«Plus un entrepreneur fait confiance aux membres de son comité consultatif, dit-il, plus il est susceptible d’être ouvert avec eux. Ce qui en retour le placera en meilleure position pour donner des conseils constructifs.»

«La capacité d’un éventuel membre du comité consultatif à remettre en question, avec diplomatie, les idées du dirigeant et à aider l’entreprise à traverser les périodes de croissance et de changements est également une qualité très appréciée», conclut M. Riendeau.

Qu’en retirent les conseillers?

Dresser la liste des qualités idéales des membres d’un comité consultatif constitue un bon départ, mais attirer des candidats qualifiés est plus difficile. Le problème, c’est que les entrepreneurs n’ont habituellement pas le même budget que les grandes entreprises quand il s’agit de payer les frais des conseillers.

En conséquence, les entreprises ont avantage à recruter des candidats qui sont moins intéressés par l’argent que par le succès du propriétaire.

Le carnet d’adresses de ce dernier constitue souvent une réserve de candidats potentiels pouvant agir comme membres de comités consultatifs. Vous connaissez sûrement de hauts dirigeants de fort calibre, des enseignants universitaires ou des professionnels qui feraient d’excellents membres de comités.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier le nombre croissant de cadres supérieurs à la retraite. Beaucoup d’entre eux demeurent dynamiques et intéressés et ne demandent pas mieux que de contribuer en participant aux réunions de comités consultatifs et en offrant leur expérience, leur sagesse et leurs conseils.

Un conseil d’administration formel peut être nécessaire

Charles Cazabon, associé directeur, Coinvestissements – BDC Capital, est d’avis que les enjeux augmentent considérablement lorsque les entreprises recourant à des comités consultatifs les remplacent par des conseils d’administration.

Cela peut survenir lorsqu’une entreprise s’inscrit en bourse ou que certains investisseurs s’y ajoutent, comme des fonds de capital de risque ou des sociétés de financement par capitaux propres, et qu’ils souhaitent une représentation au conseil pour veiller à leurs intérêts.

«Les membres de conseils d’administration ont habituellement des profils légèrement différents de ceux des comités consultatifs, dit M. Cazabon. Vous devriez favoriser des cadres supérieurs, comme un chef de la direction, un chef des technologies de l’information, un chef des finances ou quelqu’un dont l’expérience est équivalente.»

Le recrutement peut être difficile

De plus, il peut être difficile de recruter dans certaines catégories de compétences, prévient M. Cazabon.

«En raison de l’influence que les directives complexes sur la gouvernance d’entreprise de la loi américaine Sarbanes-Oxley ont eue sur les normes de présentation de l’information, les membres de comités de vérification sont de plus en plus en demande.»

Les entrepreneurs devant répondre à des exigences plus sévères quant aux qualifications de leurs administrateurs et au potentiel de responsabilité devront suivre un processus de recrutement formel et proposer une rémunération plus importante.

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