Comment créer un comité consultatif qui ajoute une réelle valeur à votre entreprise

Lecture de 3 minutes

Partager

Chaque propriétaire d’entreprise peut s’interroger sur la pertinence d’un comité consultatif et le considérer comme de l’interférence ou un niveau de gestion supplémentaire.

Mais on reconnaît de plus en plus qu’un comité consultatif efficace fournit à peu de frais un excellent soutien aux propriétaires d’entreprise. Plutôt que de vous demander pourquoi un tel comité est souhaitable, vous devriez chercher les meilleurs moyens d’en mettre un sur pied et vous employer à trouver des conseillères et conseillers qui ont les qualifications nécessaires pour en faire partie.

«Un comité efficace peut présenter d’énormes avantages pour une PME», dit Donald Riendeau, avocat et spécialiste de la gouvernance d’entreprise. «Mais pour que cela se concrétise, vous devez avoir les bonnes personnes.»

Trouver les bonnes personnes

La première fonction d’un comité consultatif de PME est d’ajouter de la valeur à l’entreprise. Cela signifie qu’idéalement, de tels comités devraient compter des ressources dont les compétences sont complémentaires à celles de la ou du propriétaire d’entreprise qui en assume la direction.

Avant de chercher des membres susceptibles, vous devriez effectuer une analyse FFOM pour comprendre les forces et faiblesses de votre entreprise, ainsi que ses opportunités et ce qui la menace. Cet exercice facilitera la tâche pour établir les domaines qui exigent des compétences complémentaires.

La confiance constitue aussi un élément clé, ajoute Donald Riendeau. «Les membres d’un comité consultatif devraient être au courant de ce qui se passe dans l’industrie pour que leur apport soit positif.»

«Plus les propriétaires d’entreprise font confiance aux membres de leur comité consultatif, dit Donald Riendeau, plus elles et ils sont susceptibles de faire preuve d’ouverture avec elles et eux. Ce qui en retour les placeront en meilleure position pour donner des conseils constructifs.»

«La capacité d’un éventuel membre du comité consultatif à remettre en question, avec diplomatie, les idées de la direction et à aider l’entreprise à traverser les périodes de croissance et de changements est également une qualité très appréciée», conclut Donald Riendeau.

Qu’en retirent les conseillères et conseillers?

Dresser la liste des qualités idéales des membres d’un comité consultatif constitue un bon départ, mais attirer des personnes qualifiées est plus difficile. Le problème, c’est que les propriétaires d’entreprise n’ont habituellement pas le même budget que les grandes entreprises quand il s’agit de payer les frais des conseillères et conseillers.

En conséquence, les entreprises ont avantage à recruter des personnes qui sont moins intéressées par l’argent que par le succès de la ou du propriétaire.

Le carnet d’adresses de la ou du propriétaire d’entreprise constitue souvent une réserve de personnes potentielles pouvant agir comme membres de comités consultatifs. Vous connaissez sûrement de hauts dirigeants et dirigeantes de fort calibre, des enseignantes et enseignants universitaires ou des spécialistes qui feraient des membres de comités de choix.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier le nombre croissant de dirigeantes et dirigeants à la retraite. Beaucoup de ces personnes demeurent dynamiques et intéressées et ne demandent pas mieux que de contribuer en participant aux réunions de comités consultatifs et en offrant leur expérience, leur sagesse et leurs conseils.

Un conseil d’administration formel peut être nécessaire

Charles Cazabon, associé directeur, Fonds de croissance en coinvestissement – BDC Capital, est d’avis que les enjeux augmentent considérablement lorsque les entreprises recourant à des comités consultatifs les remplacent par des conseils d’administration.

Cela peut survenir lorsqu’une entreprise s’inscrit en bourse ou que des actionnaires s’y ajoutent, comme des fonds de capital de risque ou des sociétés de financement par capitaux propres, et qu’elles et ils souhaitent une représentation au conseil pour veiller à leurs intérêts.

«Les membres de conseils d’administration ont habituellement des profils légèrement différents des membres des comités consultatifs, dit Charles Cazabon. Vous devriez favoriser des dirigeantes ou dirigeants, comme une cheffe ou un chef de la direction, des technologies de l’information ou des finances, ou quelqu’un dont l’expérience est équivalente.»

Le recrutement peut être difficile

De plus, il peut être difficile de recruter dans certaines catégories de compétences, prévient Charles Cazabon.

«En raison de l’influence que les directives complexes sur la gouvernance d’entreprise de la loi américaine Sarbanes-Oxley ont eue sur les normes de présentation de l’information, les membres de comités de vérification sont de plus en plus en demande.»

Les propriétaires d’entreprise devant répondre à des exigences plus sévères quant aux qualifications des membres de leur administration et au potentiel de responsabilité devront suivre un processus de recrutement formel et proposer une rémunération plus importante.

Partager