Toujours en mouvement : Anne Whelan et la réussite en affaires | BDC.ca
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Comment une entrepreneure de Terre-Neuve a fait passer son nombre d’employés de 50 à 750 en 15 ans

Anne Whelan dévoile ses secrets sur la réussite en affaires et nous raconte son parcours de mère monoparentale qui a su gérer la croissance de son entreprise pour la transformer en une société prospère de Terre-Neuve.

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L’histoire de réussite en affaires d’Anne Whelan est plus qu’impressionnante. En 2002, elle a repris l’entreprise de soins à domicile de sa mère située à Terre-Neuve, puis l’a rapidement développée et diversifiée en faisant passer son nombre d’employés de 50 à 750 en 15 ans.

Aujourd’hui composée de 10 entreprises, sa société de portefeuille Seafair Capital, dont le siège social est établi à St. John’s, a généré un chiffre d’affaires annuel oscillant entre 30 millions de dollars et 50 millions de dollars au cours des dernières années. Ses entreprises comprennent CareGivers, sa première entreprise de soins à domicile; une entreprise de sécurité incendie; une clinique de soins de la peau; ainsi qu’un restaurant.

En plus de présider le conseil d’administration de Newfoundland Power et de siéger au conseil d’administration de BDC, Mme Whelan a été reconnue en 2016 comme l’une des 100 femmes d’affaires les plus influentes au Canada par le Réseau des femmes exécutives.

Entrepreneure chevronnée comptant 15 ans d’expérience, Mme Whelan présente six conseils pour réussir en affaires.

1. Pensez toujours à la suite

Quel est le secret derrière la rapide croissance en affaires de Mme Whelan? Toujours penser à l’avenir et à la prochaine occasion. «Je pense toujours à la suite», affirme-t-elle.

«Ceux qui me connaissent disent que je suis toujours en mouvement. J’essaie toujours de trouver des façons de répondre à la demande, même lorsqu’il s’agit d’un service difficile à offrir. Dès que j’ai lancé un projet, je passe au suivant. En tant que chef d’entreprise, mon travail est de dénicher les prochains projets.»

2. Donnez à votre équipe le pouvoir d’agir là où vos compétences sont limitées

L’approche de Mme Whelan porte ses fruits en grande partie parce qu’elle s’appuie sur une stratégie secondaire tout aussi importante: investir dans son équipe et lui faire confiance. «Je ne me débarrasse pas d’un projet une fois qu’il est sur les rails», explique-t-elle.

«Je m’assure que des gens qualifiés le mènent à bien. C’est plus que de la délégation. Il s’agit de connaître vos forces et vos faiblesses et de donner aux autres le pouvoir d’agir là où vos compétences sont limitées. Vous devez investir dans des gens qualifiés. Cela a été déterminant dans notre croissance.»

Ce conseil est précieux, car il porte sur un aspect problématique pour de nombreux entrepreneurs, qui peuvent hésiter à laisser d’autres personnes prendre des décisions d’affaires à leur place.

3. Allez voir ce que d’autres entreprises font

Ayant rencontré une embûche majeure il y a plusieurs années, Mme Ratté a fait une autre constatation importante par rapport à son approche en tant que chef d’entreprise.

En 2013, son entreprise a connu une série d’échecs. Au moment où l’économie terre-neuvienne dégringolait, le gouvernement provincial coupait dans les contrats de soins de santé accordés à CareGivers, l’entreprise de Mme Whelan. L’impact sur son bénéfice net s’est fait grandement ressentir. «Nous essayions de déterminer si nous allions croître au cours des six prochains mois ou si nous allions cesser nos activités», déclare-t-elle dans une entrevue accordée en 2017 au journal The Financial Post.

Heureusement, ayant déjà réalisé que sa société dépendait beaucoup trop des contrats gouvernementaux, elle avait déjà commencé à la diversifier. Cette décision l’a aidée à surmonter les difficultés et à repositionner son entreprise sur la voie de la croissance.

Grâce à cette expérience, Mme Whelan sait qu’il est important de voir au-delà de ses activités pour assurer la vision et la stratégie de son entreprise à long terme. «J’étais tellement occupée à gérer nos activités que je n’ai jamais observé ce que les autres entreprises faisaient, admet-elle. J’ai réalisé que je guidais le navire sans trop réfléchir à notre trajectoire.»

4. Établissez un réseau de conseillers

C’est aussi durant cette période que Mme Whelan a agrandi son cercle de relations d’affaires en participant à des ateliers d’affaires, en saisissant des occasions de perfectionnement professionnel destinées aux entrepreneures et en établissant un réseau vers qui elle pourrait se tourner pour obtenir des conseils.

Elle est aujourd’hui membre d’une dizaine d’associations professionnelles et fait partie d’autant de conseils d’administration et de comités à titre de bénévole. En plus de lui permettre de redonner à la collectivité, ces relations l’ont aidée à améliorer ses compétences en gestion des affaires.

«J’aurais aimé pouvoir établir un réseau de conseillers plus efficacement et plus tôt, poursuit-elle. En obtenant plus de conseils plus tôt, j’aurais pu prendre de l’expansion plus rapidement et facilement. J’ai appris cela beaucoup trop tard.»

5. Participez à des événements et réseautez: c’est réellement gagnant

«Quand les gens me demandent mon meilleur conseil, je leur réponds qu’ils doivent participer à des événements. Assistez à des rencontres d’associations professionnelles comme la Chambre de commerce. Rencontrez des gens. Ces situations peuvent être malaisantes au début. Mais même si vous êtes propriétaire d’une très petite entreprise, ces rencontres contribueront grandement à votre réussite.»

Selon elle, ce conseil peut être particulièrement bénéfique pour les femmes. «En général, les femmes sont de bonnes entrepreneures, car elles travaillent en collaboration avec les autres. Ces aptitudes relationnelles représentent un atout précieux.»

6. Tracez votre destinée et incarnez le changement

D’après Mme Whelan, les femmes sont encore sous-représentées dans les postes de direction et font face à des préjugés dans le monde des affaires. «Les femmes déterminées et franches ne sont pas traitées de la même manière que les hommes, remarque-t-elle. On ne dit pas que les hommes aiment donner des ordres. On dit plutôt qu’ils sont forts et influents, et que les femmes sont ambitieuses.»

Elle recommande aux femmes en affaires de ne pas avoir peur d’être ambitieuses. «Vous devez tracer votre destinée et incarner le changement. Le fait d’occuper des postes de direction contribuera à éliminer ces préjugés organisationnels. Plus les femmes assumeront les rôles de chef de la direction et de propriétaire d’entreprise, plus elles aideront le Canada à former une nation d’entrepreneurs», conclut-elle.

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