Écouter le personnel autochtone et apprendre de lui

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En tant que femme crie et survivante des pensionnats de troisième génération, je sais ce que c’est que d’être marginalisée et d’avoir l’impression de devoir mener une lutte acharnée pour réussir. Et en tant qu’employée privilégiée de BDC, je sais ce que c’est que d’être valorisée, entendue et reconnue pour la perspective unique que j’apporte à une entreprise. Ces identités distinctes me permettent de servir de façon significative les propriétaires d’entreprises autochtones.

Nous célébrons en juin le Mois national de l’histoire autochtone et la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin. En ce moment où nous reconnaissons et célébrons la culture et les contributions des Premières Nations, des Inuits et des Métis du Canada, je réfléchis à la façon dont BDC soutient son personnel autochtone et les propriétaires d’entreprises autochtones qu’elle sert.

Formation du personnel pour mieux servir les propriétaires d’entreprises autochtones

À BDC, nous avons procédé à certains changements pour faire avancer les choses, avec la participation de membres du personnel autochtones comme moi. Pour mieux comprendre les obstacles institutionnels et sociétaux auxquels les propriétaires d’entreprises autochtones font face, nous modifions nos approches et la formation de l’ensemble du personnel afin de mieux les servir et d’améliorer nos relations mutuelles.

Il est désormais obligatoire pour tout le personnel de BDC de suivre une formation sur la diversité, l’équité et l’inclusion, notamment des volets sur les préjugés inconscients et la lutte contre le racisme. Les membres de notre équipe ont ainsi été amenés à réévaluer leur façon de communiquer et d’interagir avec les autres.

Par ailleurs, nous avons mis en place une formation obligatoire sur l’histoire, l’identité et la réconciliation des Autochtones au Canada, qui traite des 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Cette formation fournit des notions fondamentales en matière de vérité et de réconciliation ainsi que des conseils pour les mettre en pratique au quotidien.

Je suis fière du travail accompli par BDC jusqu’à présent, mais je sais que nous n’allons pas nous arrêter là.

Comprendre les défis des propriétaires d’entreprises autochtones

Comparativement à leurs pairs, les propriétaires d’entreprises autochtones font face à des défis supplémentaires. Ces personnes ont, par exemple, souvent plus de difficultés à accéder à du capital abordable pour financer leurs projets.

Selon une étude réalisée en 2016 par le Conseil canadien pour l’entreprise autochtone (CCEA), 55 % des propriétaires d’entreprises autochtones ont eu recours à leur épargne personnelle pour lancer leur entreprise et 51 % ont déclaré avoir de la difficulté à trouver d’éventuelles sources extérieures de financement. Et quand ils trouvent un organisme prêteur, 45 % ont souligné qu’il est difficile de satisfaire aux conditions d’octroi du prêt. Malgré ces obstacles, le nombre de propriétaires d’entreprises autochtones augmente cinq fois plus vite que celui des travailleurs et des travailleuses autonomes au Canada.

BDC compte aujourd’hui près de 300 ambassadeurs et ambassadrices de la diversité de la clientèle. Il s’agit de membres du personnel qui ont été formés pour soutenir notre clientèle diversifiée et lui permettre de surmonter les obstacles qu’elle rencontre habituellement. Ce personnel prend le temps nécessaire pour aider les propriétaires d’entreprises autochtones à obtenir le financement dont ils ou elles ont besoin pour faire croître leur entreprise.

Il n’y a pas de solution applicable à toutes les situations. Nous apprenons de plus en plus à ne pas nous limiter à des feuilles de calcul afin d’évaluer les propriétaires d’entreprises autochtones et de leur permettre de créer des entreprises et d’acquérir les compétences de leadership nécessaires pour les aider à prospérer. Lorsque je discute avec des propriétaires d’entreprises autochtones, j’ai souvent l’impression de parler à des membres de ma famille. Et comme la culture autochtone est fondée sur les récits, j’aime bien commencer nos interactions en leur demandant de me raconter leur histoire.

Cette formule reçoit un accueil favorable. Les propriétaires d’entreprises nous confient souvent que je comprends réellement leur point de vue.

Collaboration avec des partenaires

L’écoute est une partie importante de notre démarche. C’est la rétroaction de notre personnel, des propriétaires d’entreprises autochtones avec qui nous travaillons et d’organismes comme le CCEA, Indigenous Works, Pow Wow Pitch, Our Children’s Medicine et Bears' Lair qui guide notre travail. Ensemble, nous visons à fournir un soutien encore plus étendu au milieu des affaires autochtone du Canada, notamment en proposant des séances qui visent à améliorer les connaissances financières. De plus, nous rencontrons régulièrement les responsables autochtones de nos sociétés d’État sœurs (y compris EDC et FAC) pour échanger nos connaissances et nos meilleures pratiques.

Nous comprenons l’importance de redonner à la collectivité, c’est pourquoi notre Prêt aux entrepreneur.es autochtones permet de reverser une portion des intérêts payés à des organismes de bienfaisance choisis par les propriétaires d’entreprises, et nous contribuons au Fonds de croissance autochtone de 150 millions de dollars, géré par l’Association nationale des sociétés autochtones de financement (ANSAF).

En juin, et tout au long de l’année, je suis fière d’appartenir à une entreprise qui travaille depuis longtemps avec les entrepreneur.es autochtones et qui reconnaît leurs histoires, leurs cultures et leurs contributions uniques au Canada.

Nous ne ménageons aucun effort pour augmenter le nombre d’employés et d’employées autochtones au sein de la Banque et pour veiller à ce que le personnel ait un état d’esprit axé sur la diversité et l’inclusion. Il faut continuer à aller de l’avant pour que tous les entrepreneur.es bénéficient du soutien dont ils ou elles ont besoin pour faire croître leur entreprise.

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