L’innovation: plus qu’un mot à la mode

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Économistes, universitaires et gouvernements en parlent abondamment. Les entrepreneurs? Très peu. En matière d’innovation, ce sont les gestes qui comptent, et non les mots.

D’après mon expérience, les entrepreneurs utilisent rarement le mot «innovation», même s’ils sont d’excellents innovateurs.

Ils en laissent le soin aux dirigeants des grandes sociétés du Fortune 500 et aux rédacteurs de la Harvard Business Review. Leur parler d’innovation aura davantage pour effet de les endormir que de les pousser à l’action.

Ils préfèrent plutôt parler d’améliorations: produits améliorés, meilleurs processus, nouvelles techniques de marketing, etc.

Qu’en disent les études?

En réalité, les mots importent peu. Ce qui est important, ce sont les idées. Selon certaines études, les entreprises doivent sans cesse s’améliorer – oui, innover – pour réussir.

Il y a 25 ans, John Baldwin, éminent chercheur à Statistique Canada, a examiné les différences dans les stratégies des petites et moyennes entreprises les plus prospères. Il en a conclu que les activités liées à l’innovation étaient le facteur de réussite le plus important, devant la gestion, les ressources humaines, le marketing et les finances.

BDC a récemment mené une nouvelle étude sur les facteurs de réussite des entreprises canadiennes. Il était question de trouver ce qui distingue les entreprises qui réussissent mieux de celles qui réussissent moins bien. Les résultats de cette étude sont conformes aux conclusions de Baldwin il y a un quart de siècle: les entreprises les plus florissantes innovent plus que les autres et elles innovent constamment.

Quels types d’innovation importent le plus?

Plus précisément, quels types d’innovation importent le plus? Des résultats significatifs sont ressortis de notre étude. D’abord, les entreprises qui réussissent mieux sont beaucoup plus susceptibles de lancer de nouveaux produits et services sur le marché.

Le tiers des entreprises les plus prospères que nous avons analysées ont indiqué que plus de 20 % de leurs produits et services actuels n’existaient pas il y a cinq ans. Seulement 12 % d’entre elles n’ont pas commercialisé de nouveaux produits ou services au cours de cette période.

Ensuite, des entreprises qui réussissent mieux, 7 sur 10 ont indiqué qu’elles étaient les premières ou parmi les premières à adopter de nouvelles technologies; seulement la moitié des entreprises qui réussissent moins bien ont répondu la même chose.

Enfin, interrogées au sujet des innovations précises qu’elles ont mises en œuvre, les entreprises plus prospères ont répondu avoir rendu leurs processus internes plus efficaces, développé de nouveaux produits et services, adapté leur modèle d’affaires (p. ex., mise en place de nouveaux systèmes de facturation) et trouvé de nouveaux canaux de marketing.

Innovation – la clé du succès

Bref, les entreprises qui réussissent mieux sont beaucoup plus susceptibles que leurs homologues moins prospères d’offrir les plus récents produits et services et de le faire au moyen des dernières technologies. Elles consacrent également plus de temps et de ressources à déterminer ce qu’elles pourraient améliorer et à distancer la concurrence.

Notre environnement d’affaires évolue plus rapidement que jamais, et force est de constater que l’innovation est plus qu’un mot à la mode. Les entreprises canadiennes les plus florissantes offrent de nouveaux produits, améliorent leurs processus et optimisent leur fonctionnement. Qu’en est‑il de votre entreprise?

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