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Comment un comité consultatif peut donner de l'élan à votre entreprise

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Vous cherchez un moyen simple et peu coûteux de dynamiser votre entreprise, d'augmenter les ventes et d'établir des plans pour l'avenir? Voici une idée souvent négligée: mettez sur pied un comité consultatif.

Selon une étude de BDC réalisée en 2014, seulement 6 % des entreprises canadiennes ont un comité consultatif. Pourtant, 86 % des entrepreneurs qui font appel à un tel comité disent qu’il a un impact important sur le succès de leur entreprise.

«Dès que les gens en saisissent les avantages, ils adhèrent à l'idée, affirme Pierre Cléroux, économiste en chef à BDC. Les avantages sur le plan des bénéfices sont réels et concrets.» Ce que confirme l’étude de BDC, qui révèle que les entreprises dotées d’un comité consultatif affichent des ventes et une productivité annuelles supérieures de 24 % et de 18 %, respectivement, à celles d’entreprises qui n’en ont pas.

Un groupement informel d’experts

Un comité consultatif est une entité informelle composée d'experts externes qu'un entrepreneur peut utiliser comme groupe de rétroaction ou pour pallier un manque d'expertise et de contacts. Contrairement au conseil d'administration formel, le comité consultatif n'a aucune responsabilité légale à l'égard de la gouvernance de l'entreprise.

Jean-Yves Sarazin en a fait personnellement l'expérience. En 1990, il a mis sur pied un comité consultatif pour son entreprise, Groupe Delom, qui fabrique et entretient des composantes pour de l’équipement rotatif industriel, notamment des moteurs, des alternateurs, des pompes et des ventilateurs.

Lors de la toute première réunion du comité, M. Sarazin s'est fait diriger vers une institution financière qui a fait économiser des dizaines de milliers de dollars à son entreprise grâce à des charges d'intérêts moindres sur un emprunt.

M. Sarazin est devenu un tel partisan de l'idée qu'il a accepté de siéger aux comités consultatifs d'autres entreprises en contrepartie pour l'aide qu'il a reçue au fil des années.

Voir son entreprise d’un autre angle

Un avantage clé des comités consultatifs est qu’ils obligent les entrepreneurs à prendre périodiquement du recul et à se pencher sur l'orientation générale de leur entreprise.

«Le simple fait de me préparer à une réunion du comité consultatif me force à dresser l'état de l'entreprise et à la considérer sous de nouveaux angles», ajoute M. Sarazin.

En outre, le fait d'avoir un comité consultatif rassure les institutions financières, qui se penchent sur la qualité de l'équipe d'une entreprise lorsqu'elles étudient une demande de prêt, explique-t-il. «Cela montre que vous n'êtes pas seul à prendre les décisions.»

Les avantages en valent la peine

Pourquoi alors les entreprises ne sont-elles pas plus nombreuses à tirer parti d’un comité consultatif? Certains entrepreneurs pensent qu'il serait trop accaparant d'en mettre un sur pied, ou n'ont tout simplement pas conscience des avantages, dit M. Cléroux.

Mais les bénéfices, dit-il, valent amplement l'effort et les dépenses consentis: certains entrepreneurs offrent une rétribution modique aux membres de leur comité consultatif tandis que d'autres ne les rémunèrent pas au-delà d’un repas ou d’un souper les jours de rencontre.

«Un comité consultatif est un excellent moyen de forcer le propriétaire d'entreprise à songer davantage à sa vision, à ses objectifs à long terme et à la façon de les atteindre», fait valoir M. Cléroux.

Comment mettre sur pied un comité consultatif

Mettre sur pied un comité consultatif est plus simple qu'il n'y paraît. Voici quelques astuces.

  • Demandez à votre comptable, à votre avocat ou à des membres de votre réseau d'affaires de vous recommander des candidats. Certaines associations professionnelles offrent un service d'aide pour trouver des membres à un comité consultatif.
  • Les membres de comités consultatifs performants sont souvent des gens d'affaires chevronnés qui possèdent une expertise pouvant faire défaut à un entrepreneur. Ils doivent être totalement indépendants de l'entreprise. Plutôt que de choisir votre comptable ou votre avocat, optez plutôt pour «quelqu'un qui vous donnera l'heure juste», souligne M. Cléroux.
  • Les entrepreneurs devraient rencontrer régulièrement leur comité consultatif, à raison d’une fois par mois ou par trimestre. Selon l’étude de BDC, environ 60 % des comités consultatifs ne sont pas rémunérés, alors que d'autres reçoivent une rétribution modique. Un repas au restaurant ou une journée de réflexion sont aussi des façons de remercier vos conseillers.

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