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La formule d’un entrepreneur pour innover? Ne jamais abandonner

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Paul Pednault, Sponsorium

Dans les années 1980, Paul Pednault partageait son temps entre son entreprise de comptabilité et son hobby: la course automobile.

Toujours à la recherche de commanditaires pour financer son passe-temps, cet entrepreneur montréalais s’est rendu compte qu’il avait un talent naturel pour recueillir des fonds. Il a fondé une société qui recherchait des commanditaires pour de grands événements du domaine des arts, des sports, etc.

Il a franchi une autre étape quand il a fondé Sponsorium en 1987 pour conseiller les entreprises sur la gestion de leur portefeuille de commandites, tâche compliquée qui prend beaucoup de temps.

M. Pednault a alors élaboré une méthodologie permettant aux entreprises d’évaluer les demandes de commandite et de dons qu’elles reçoivent, qu’il a ensuite automatisée sous forme de logiciel.

Près de 25 ans après sa création, sa méthodologie PerforMind – qui est maintenant une plateforme en nuage – aide les entreprises à gérer leurs commandites dans 45 pays et en 22 langues.

Client de BDC, Sponsorium sert de grandes entreprises comme AT&T, MasterCard, HSBC, Air France, BMW et McDonald’s.

Voici ce que M. Pednault a à dire sur:

…les débuts de son entreprise

J’ai toujours été un entrepreneur. Quand j’avais cinq ans, je vendais de la limonade à cinq cents; à douze ans, je vendais des chaussures par correspondance, à quinze ans, des radios et, à 18 ans, des encyclopédies de porte‑à‑porte.

Je suis le fondateur accidentel de Sponsorium. Dans une autre vie, j’avais une entreprise de systèmes comptables et je faisais de la course automobile comme hobby. Notre équipe n’était pas toujours sur le podium, mais elle était toujours la plus commanditée. J’avais une facilité naturelle pour attirer les commanditaires et j’ai donc commencé à aider d’autres groupes à trouver du soutien financier.

En 1982, j’ai fondé Communicart, une entreprise qui s’occupait de trouver des commanditaires pour des événements. Peu de gens travaillaient dans ce domaine, ce qui nous a permis de prendre de l’expansion rapidement.

En peu de temps, Alcan, notre client, nous a demandé si nous accepterions de gérer son portefeuille de commandites. C’est ainsi que nous avons commencé à offrir des services‑conseils aux commanditaires par l’entremise d’une nouvelle division: Sponsorium.

Les grandes entreprises reçoivent des milliers de demandes de commandite par année. La méthodologie PerforMind permet à nos clients de savoir dans quelle mesure un événement ou projet répond aux objectifs d’entreprise et, ensuite, à quel coût.

…sur la croissance

Un jour, un de nos clients m’a demandé pourquoi nous ne commercialisions pas notre méthodologie au‑delà de notre clientèle. C’est comme cela que le logiciel est né et que nous avons cessé d’offrir des services‑conseils pour nous consacrer exclusivement à implanter PerforMind dans les marchés mondiaux.

Cela n’a pas été facile au début. C’est compliqué de vendre une solution logicielle, car il y a des enjeux de sécurité informatique et d’installation à prendre en compte. À la base, nous étions une entreprise de services-conseils, pas une société informatique.

Nous avons fait la transition vers le logiciel en nuage en 2002 et cela nous a beaucoup simplifié la vie. Le client obtient un mot de passe, il se connecte et c’est tout.

Depuis 1994, nous n’avons qu’un seul produit: PerforMind. Nous en sommes à la version 12 du logiciel et, tous les ans, nous ajoutons environ 35 nouvelles fonctionnalités en répondant aux besoins de nos clients. C’est inouï jusqu’à quel point on peut améliorer un produit.

Nous sommes en mode acquisition. Nous avons l’intention d’étoffer notre offre de service, mais nous n’allons pas nous éloigner de PerforMind. Mon ambition est de faire en sorte qu’un jour, toutes les entreprises utilisent notre logiciel.

Nous avons 30 employés, dont six ingénieurs en informatique, et cinq bureaux à l’extérieur du Canada – à Londres, à New York, à Melbourne, à São Paulo et à Dubaï.

…sur la persévérance

Un développeur qui travaillait à produire la version en nuage de PerforMind devait livrer le produit au mois d’octobre 2001. Au lieu de cela, il a disparu avec l’argent qui lui avait été versé en dépôt. En même temps, nos ventes aux États‑Unis ont grandement souffert à la suite des attentats du 11 septembre 2001.

Nous n’avions pas de logiciel (en nuage) et le vice‑président des ventes que nous avions embauché n’avait rien à vendre. Les astres n’étaient vraiment pas alignés.

Il ne nous restait pas beaucoup d’argent sur ce que nous avions emprunté. Il a fallu être créatif pour convaincre les clients de nous payer avant même que le produit soit sorti. Nous avons redémarré le développement du logiciel en nuage, que nous avons lancé à l’été 2002.

C’est dans ce genre de circonstances que la souplesse et la patience de BDC sont précieuses. En reportant les versements de capital, BDC nous a aidés à traverser ces moments difficiles.

C’est incroyable, la facilité avec laquelle les gens autour de soi disent: «Au moins, tu as essayé. Tu vois que cela ne marche pas, tu devrais peut‑être passer à autre chose.»

Ma devise – et peut‑être le meilleur conseil pour les autres entrepreneurs – c’est qu’il ne faut jamais abandonner. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, à commencer par son banquier. Si on croit en son rêve, on trouvera moyen d’y arriver. On ne doit jamais abdiquer.


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