5 conseils pour exporter vos services avec succès | BDC.ca
logo BDC

5 conseils pour exporter vos services avec succès

Partager

Les services comptent pour près de la moitié des exportations du Canada, mais les produits sont souvent la première chose qui vient à l’esprit lorsqu’on pense à l’exportation. Or, l’exportation est essentielle pour rendre une entreprise plus concurrentielle et plus efficace, ce qui lui permet en retour de croître et de devenir plus rentable à long terme.

«L’exportation d’un service consiste, pour un résident d’un pays donné, à fournir un service à des particuliers ou à des entreprises d’un autre pays», explique Marie-Elaine Beaudoin, conseillère d’affaires au sein de l’équipe Expansion mondiale de BDC et spécialiste en exportation de services. «Les règles fondamentales d’une stratégie d’exportation sont semblables pour les services ou les produits, mais en général, il est plus facile d’exporter des services parce qu’il y a moins de procédures à respecter, notamment en ce qui concerne les douanes, le transport, la réglementation et l’étiquetage. Cela dit, pour exporter des services, il faut avoir un bon sens des affaires et une bonne connaissance de la culture du client.»

Voici cinq conseils que Mme Beaudoin donne aux entrepreneurs qui envisagent d’exporter leurs services.

1. Comprenez votre client

Que vous exportiez des services ou des produits, vous devez bien connaître vos clients. Cependant, cette règle revêt une importance particulière dans le cas des services puisque vous vendez, du moins en partie, votre personnel.

«Vous devez vraiment apprendre à connaître votre client – son mode de pensée, ses besoins, sa culture et sa manière de faire des affaires», précise Mme Beaudoin.

Elle conseille de faire quelques recherches avant de vous lancer. Vous pourriez faire quelques visites du pays dans lequel vous espérez faire affaire, ou encore inviter des clients potentiels à venir au Canada visiter votre entreprise et apprendre à mieux vous connaître.

2. Adaptez votre produit, vos ventes et votre matériel de marketing

Alors que les caractéristiques techniques d’un produit peuvent suffire à convaincre un client étranger de l’acheter, il peut être plus difficile d’exporter des services en raison de leur nature abstraite.

En quoi votre service diffère-t-il de ceux qui sont actuellement offerts sur le marché? Il est très important que votre produit ou service se démarque nettement de la concurrence en termes de valeur ajoutée réelle. Mme Beaudoin recommande de donner de la crédibilité à ce que vous offrez en préparant des résumés de projet et en recueillant des témoignages (traduits, au besoin). Mais ne vous arrêtez pas là!

Une fois que vous avez réussi à exporter vos services vers un autre pays, vous devez faire traduire vos outils de communication (site Web, brochures et tout autre matériel de marketing) et évaluer votre service après-vente en fonction de vos nouveaux clients. Par exemple, assurez-vous que votre message d’accueil standard et les heures de votre centre d’appels tiennent compte du fuseau horaire.

Comme la vente de services à l’étranger donne de meilleurs résultats lorsqu’on a recours à des ressources locales, l’étape suivante consiste à établir des partenariats avec des entreprises, à trouver des partenaires de distribution ou à embaucher des employés dans la région.

3. Prenez garde aux problèmes de visa

Bien que vous deviez toujours connaître les lois du pays vers lequel vous exportez, dans certains cas, vous pourriez devoir franchir physiquement la frontière pour livrer le service que vous avez vendu. C’est alors que les choses peuvent se compliquer.

Mme Beaudoin se souvient d’une entreprise canadienne qui vendait des décorations pour centres commerciaux à un client aux États-Unis. «Cette entreprise a été en mesure d’expédier les décorations à son client, mais n’a pas pu les installer parce que ses employés n’avaient pas le bon visa», raconte-t-elle.

Pour entrer aux États-Unis et y fournir un service, il faut habituellement obtenir un visa B-1 d’affaires temporaire pour visiteur. Pour cela, vous devrez peut-être présenter aux services douaniers une lettre détaillant la nature de vos activités et précisant la durée de votre séjour. Il est possible qu’un visa B-1 ne soit pas suffisant. Tout dépend de la nature du travail, des employés que vous envoyez et de la durée du voyage.

Il convient de noter que les conditions ci-dessus visent seulement l’entrée aux États-Unis. Chaque pays a ses propres conditions d’entrée. Un bon moyen d’éviter que des problèmes de visa perturbent vos plans est de faire appel à un avocat spécialisé dans les pays avec lesquels vous voulez faire affaire.

4. Pensez aux répercussions fiscales

Selon le pays où vous vendez vos services, vous devrez parfois payer de l’impôt sur vos bénéfices ou payer une taxe sur la valeur ajoutée (TVA), comme c’est le cas dans les pays de l’Union européenne.

De plus, il n’est pas toujours facile de savoir dans quelle catégorie entrent vos exportations ni comment l’impôt s’y applique. Un spécialiste des questions fiscales peut vous aider à déterminer quelle incidence l’exportation de vos services peut avoir sur votre facture fiscale et à quelle catégorie ces services appartiennent.

5. Connaissez les risques

Si vous ou vos employés prévoyez vous déplacer physiquement pour fournir vos services dans un autre pays, vérifiez si vous courez des risques politiques ou physiques avant de partir. Vous pouvez lire les conseils aux voyageurs s’appliquant à votre pays de destination sur le site Web d’Affaires mondiales Canada. On y trouve aussi des renseignements complets sur la sécurité, la santé, les conditions d’entrée et de sortie, les lois et coutumes, les catastrophes naturelles et le climat, ainsi que l’assistance en cas d’urgence.

Vérifiez également la couverture de votre régime d’assurance maladie et souscrivez une couverture additionnelle au besoin.

Partager

v17.9.0.10395