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Comment l’échec peut faire de vous un(e) meilleur(e) entrepreneur(e)

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La peur de l'échec. Tout entrepreneur la ressent à un moment ou un autre. La moitié seulement des nouvelles entreprises célèbrent leur cinquième anniversaire. Cela peut causer beaucoup de stress aux entrepreneurs. Mais les experts affirment que l'échec peut mener à de grandes réalisations.

En fait, l'échec a été un élément clé dans certaines des plus grandes réussites du monde des affaires, indique Michel Bergeron, chef de la direction stratégique chez BDC.

«Les entrepreneurs canadiens et la société en général doivent se montrer plus indulgents à l'égard de l'échec, dit-il. Échouer – et apprendre de ses erreurs – est souvent une étape importante sur le chemin du succès. Nous devons changer notre perception de l'échec si nous voulons aider les propriétaires d'entreprise à rester dans la course.»

Deborah Conroy, vice-présidente des Services consultatifs transactionnels chez EY, a le même avis: «De nombreux entrepreneurs parlent d'échecs ou d'obstacles importants qu'ils ont surmontés.»

Apprenez, adaptez et réussissez

Aucune entreprise n'est trop grosse ni trop petite pour se heurter à des obstacles. M. Bergeron prend en exemple Groupon, le gigantesque site Web d'aubaines.

L'entreprise a commencé en tant que site de média social appelé The Point, qui avait été créé dans le but de rallier les gens à des fins d'activisme. Après un an d'efforts et 1 million de dollars US en frais d'exploitation, la nouvelle entreprise stagnait.

«Les fondateurs ont changé leur fusil d'épaule et modifié leur offre pour en faire le service de bons de réduction Groupon. Ils ont appris, se sont adaptés et ont fait fortune», raconte M. Bergeron. Deux ans plus tard, le changement d'orientation s'est révélé rentable. Groupon est passé de quelques dizaines d'employés à 10 000, et a été l'entreprise la plus rapide de l'histoire à atteindre un chiffre d'affaires de 1 milliard de dollars US.

Ne vous laissez pas abattre

M. Bergeron conseille aux entrepreneurs de ne pas se laisser abattre.

«Apprendre de ses erreurs et se relever est une nouvelle approche commerciale qui gagne en popularité dans l'économie d'aujourd'hui, qui évolue rapidement», dit-il.

Plutôt que de suivre l'ancien modèle préconisant une planification minutieuse avant de lancer une nouvelle entreprise – temps durant lequel la technologie et les marchés peuvent considérablement changer – la nouvelle approche privilégie un démarrage leste et rapide.

L'idée consiste à susciter tôt l'intérêt du client avec un produit de base, malgré les imperfections qui peuvent subsister. Apprenez rapidement de la rétroaction des clients et des faux pas. Ensuite, peaufinez sans relâche vos efforts. Le dernier ingrédient secret? N'abandonnez pas.

«Je ne crois pas que la peur soit toujours mauvaise. Elle peut être saine et raisonnable. Elle empêche les entrepreneurs de prendre des décisions précipitées», assur Mme Conroy. «Cependant, il est important de ne pas hésiter trop longtemps dans l'attente du moment idéal. Essayer, échouer et essayer encore vaut mieux que de ne pas essayer du tout.»

Une nouvelle perspective sur l'échec

Comment des entrepreneurs ont-ils transformé un échec en succès? «Ils ont le don de considérer l'échec comme un défi à relever», explique Michel Bergeron de BDC.

«Si la solution A ne fonctionnait pas, ils essayaient la solution B s'ils étaient toujours convaincus du besoin. Ou alors, ils ont décidé de répondre à un autre besoin et, ce faisant, ont trouvé un nouveau filon. Le coup dur leur a révélé une faiblesse à laquelle ils ont remédié.»


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