Choisir une consultante ou un consultant: comment maximiser votre investissement

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Recourir à une conseillère ou un conseiller d’affaires pourrait changer la donne pour votre entreprise. Mais si vous n’avez pas la bonne approche, vous pourriez gaspiller du temps et de l’argent, et rater une belle occasion d’améliorer vos affaires.

Rony Israel, conseiller d’affaires à BDC, a vu bien des propriétaires d’entreprise qui n’ont pas aimé leur expérience à cause d’un mauvais état d’esprit au moment de recourir à une conseillère ou un conseiller.

«Souvent, les propriétaires d’entreprise s’adressent à une conseillère ou un conseiller lorsqu’elles et ils font face à des difficultés», dit Rony Israel, lui-même un entrepreneur prospère avant de se joindre à la BDC. «Mais les propriétaires d’entreprise font rarement preuve d’ouverture face à l’avis d’une conseillère ou un conseiller, car elles et ils ont la certitude de connaître la solution et cherchent à obtenir la confirmation qu’elles et ils font déjà ce qu’il faut.»

L’importance de faire preuve d’ouverture face aux conseils

Cependant, l’expérience devient positive dès lors que la ou le propriétaire d’entreprise est capable d’écouter et d’accepter que la conseillère ou le conseiller possède une expertise qu’elle ou il ne possède pas, tout en étant en meusre d’appliquer ses recommandations.

«Il est essentiel que vous soyez en mesure d’accepter que vous ne savez pas tout», dit Rony Israel.

Voici d’autres conseils sur la façon de maximiser votre investissement quand vous faites appel à une conseillère ou un conseiller d’affaires.

1. N’hésitez pas à échanger de l’information

Il arrive fréquemment que les propriétaires d’entreprise hésitent à échanger de l’information privilégiée avec une conseillère ou un conseiller. Cette réticence peut être due à des raisons de confidentialité ou à des doutes sur la nature des questions posées par la personne en fonction de l’information recherchée.

Toutefois, la conseillère ou le conseiller a besoin d’information détaillée pour identifier les causes profondes de certains problèmes, qui sont parfois différentes de la perception qu’en a la ou le propriétaire d’entreprise.

«Une communication ouverte donne les meilleurs résultats», dit Rony Israel.

2. Préparez les documents de l’entreprise

Une conseillère ou un conseiller en aura besoin pour se mettre rapidement à la tâche.

C’est pourquoi vous devriez prendre le temps de rassembler l’information qui permettra à votre conseillère ou conseiller de se mettre au travail sans perdre de temps.

Cette information comprend l’histoire de l’entreprise, sa structure, ses finances, son marché, sa proposition de valeur, son plan stratégique et les compétences de son personnel.

3. Instaurez un climat de confiance

Il peut être difficile pour une ou un propriétaire d’entreprise d’avoir confiance en une personne de l’extérieur. Pour instaurer un climat de confiance, Rony Israel recommande de demander à la conseillère ou au conseiller des références de clientes et clients ayant été aux prises avec des enjeux similaires aux vôtres.

Vous pouvez ainsi discuter avec d’autres propriétaires d’entreprise pour mieux saisir l’approche de la conseillère ou du conseiller. Cela peut vous aider à mieux comprendre ce à quoi vous pouvez vous attendre et à être plus à l’aise lorsque son mandat débute.

4. Communiquez avec votre personnel

La ou le propriétaire d’entreprise doit expliquer à son personnel les raisons pour lesquelles il a fait appel à une conseillère ou un conseiller. Cela peut dissiper leurs inquiétudes sur les possibles répercussions du travail de cette personne sur leurs fonctions.

Le personnel devrait être régulièrement informé des recommandations de la conseillère ou du conseiller et des bénéfices attendus. Il est également utile de lui demander d’offrir de l’assistance à la conseillère ou au conseiller, et de le tenir au courant de la mise en œuvre des recommandations.

«Une bonne communication avec le personnel est essentielle pour obtenir leur adhésion, dit Rony Israel. Sans elle, les recommandations seront mal mises en œuvre ou tout simplement abandonnées».

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