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Transformer l’échec en marque de bravoure

Voici trois actions qui nous permettront de redéfinir l’échec

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Nous l’avons tous vu: un(e) entrepreneur(e) se retrouve en situation difficile et, aussitôt, les critiques fusent de toutes parts.

Sur les médias sociaux en particulier, les commentaires peuvent rapidement s’enflammer. On vous traite de «menteur», «d’incompétent» ou de «tricheur».

Ce qui se perd dans tout ce bruit, c’est qu’il faut nécessairement prendre des risques pour réussir de grandes choses. Qui ne risque rien n’accomplit rien.

Au lieu de critiquer les entrepreneurs qui se retrouvent en situation d’échec, nous devrions plutôt admirer leur courage, le fait qu’ils ont osé et essayé, même si cela n’a pas donné le résultat escompté.

Il n’y a pas que du rose

Nous avons tous connu l’échec, mais nous sommes peu disposés à en parler. Ma bio, par exemple, peut être lue comme une liste de mes réussites. Mais il y a une autre bio de Michel Bergeron, et dans celle-là, il n’y pas que du rose.

Je pourrais vous dire qu’après avoir étudié cinq ans en droit, je me suis retrouvé le premier jour de mon premier emploi à 22 ans dans un cabinet d’avocats… et qu’après une seule journée j’ai su qu’une carrière dans un grand cabinet n’était pas pour moi.

Ceci dit, le domaine du droit mène à tout, à condition qu’on en sorte…

Sortir de la culture du perfectionnisme

Réfléchir à l’échec nous permet de réaliser à quel point nous vivons dans une culture du perfectionnisme.

L’échec est le prix à payer pour l’essai. L’absence d’échec devrait être vue comme de l’absence de progrès. Plutôt que d’associer l’échec à la honte, il faut associer l’échec à la bravoure et aux gagnants!

Selon la convention, il faudrait cacher nos échecs, les mettre hors de la vue, comme quelque chose de honteux. Or, en réalité, ces échecs font partie de notre vie. Ils font partie de qui nous sommes et sont parfois la clé de nos plus grandes réussites.

L’échec est le prix à payer pour l’essai. L’absence d’échec devrait être perçue comme de l’absence de progrès. Plutôt que d’associer l’échec à la honte, il faut associer l’échec à la bravoure et aux gagnants!

Ne pas risquer, c’est stagner. Ne pas risquer, c’est reculer.

Apprendre à apprécier l’échec en affaires

À BDC, nous travaillons avec plus de 49 000 entrepreneurs à l’échelle du Canada.

C’est donc dire que nous collaborons avec une masse critique de personnes qui prennent des risques tous les jours.

Plusieurs de ces entrepreneurs vont échouer.

Seulement 50 % des entreprises au Canada survivent plus de cinq ans


50 % des entreprises vont connaître le succès

Mais, si on regarde autrement, plusieurs de ces entrepreneurs réussissent.

Ces entreprises qui réussissent fourniront les nouveaux produits et services qui régleront les problèmes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés.

La banque de ceux qui prennent des risques

Comment savoir qui seront ces gagnants? On ne le saura jamais à 100 %.

La prédiction est difficile, mais à BDC, nous avons tout de même décidé d’encourager la prise de risque. En fait, nous finançons près de 2 000 entreprises en démarrage chaque année. Nous sommes, en quelque sorte, le plus gros laboratoire de prise de risque entrepreneurial au Canada.

Prenons par exemple notre division Capital de risque. Comme le montre la théorie du capital de risque dans le graphique ci-dessous, c’est une stratégie d’affaires très risquée.

Sur 10 entreprises soutenues par du capital de risque

Alors, pourquoi prenons-nous le risque d’investir dans ces entreprises? Parce que ces deux entreprises gagnantes ont le potentiel de changer nos vies et l’avenir de nos enfants, pour le mieux.

Il est encourageant de voir qu’un changement de perception prend forme au Canada quant à la culture entrepreneuriale. De plus en plus, on commence à apprécier et à encourager l’entrepreneuriat et la prise de risque au pays.

Ceci dit, nous avons encore du chemin à parcourir pour faire évoluer notre perception de ceux qui prennent des risques et de ceux qui ont échoué.

3 actions concrètes pour changer notre conception de l’échec

1. Parlons-en et changeons notre perception de l’échec

Il faut démystifier et déstigmatiser l’échec. La prochaine fois que vous rencontrez une personne qui vous parle d’un échec, ne la jugez pas. Demandez-lui plutôt ce qu’elle a appris. De plus, veillons à partager les leçons de nos échecs.

2. Arrêtons d’avoir peur de l’échec

La prise de risque et le changement sont les clés de la réussite dans cette ère de grandes révolutions technologiques. Il faut que la peur du statu quo soit plus forte que celle de l’échec.

Alors, prenons des risques, mais faisons-le de façon intelligente.

3. Passons à l’action

Comme leaders, comme chefs d’entreprise ou comme chefs d’équipe, il est important de créer un espace où la prise de risque est encouragée et où les erreurs seront perçues comme une possibilité d’apprentissage.

Comme société, nous nous devons de faire la même chose.

Arrêtons porter des jugements hâtifs et ayons plus d’empathie pour ceux qui ont osé!

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