Des signes de reprise pour le secteur canadien de la fabrication

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Le secteur mondial de la fabrication a beaucoup fait parler de lui dernièrement en raison de signes d’un retour de la production dans les économies développées. Que réserve l’avenir aux fabricants du Canada?

À tous les chapitres, les fabricants canadiens ont eu la vie dure depuis la «Grande Récession» qui s’est abattue sur l’économie mondiale en 2008 et en 2009. En 2012, on enregistrait un demi-million d’emplois perdus dans le secteur canadien de la fabrication par rapport à la décennie précédente, des centaines d’usines ayant fermé leurs portes.

Or, ce printemps, des signes de reprise sont apparus enfin, après le long hiver des cinq dernières années.

D’autres bonnes nouvelles à l’horizon

Pour le milieu canadien de la fabrication, l’espoir renaît au moment même où un vent d’optimisme grandissant souffle sur de nombreux pays développés et où l’on insiste de plus en plus sur l’importance du secteur de la fabrication dans la création de la richesse.

Cet espoir repose en grande partie sur le retour de la production dans les pays développés, après sa délocalisation en Chine et dans d’autres pays en développement. L’ampleur du phénomène au Canada demeure incertaine, mais la performance récente du secteur est encourageante.

De plus, d’autres bonnes nouvelles se profilent à l’horizon. Les usines canadiennes sont en bonne posture pour tirer parti de l’accélération de la croissance aux États-Unis et dans d’autres marchés d’exportation au cours des prochains mois.

Le bien-être économique du Canada dépend de la robustesse du secteur de la fabrication. Ce dernier est toujours le premier employeur au pays; il fournit des emplois bien rémunérés dans les usines, mais aussi chez les fournisseurs et dans les cabinets comptables, les cabinets d’avocats et chez d’autres fournisseurs de services. Importante source d’innovation dans notre économie, la fabrication est à l’origine de la moitié des dépenses en R et D au Canada.

Mieux outillées pour rivaliser

La récession a eu un impact brutal, d’autant plus qu’elle s’accompagnait d’une appréciation du dollar canadien et d’une intensification de la concurrence de pays comme la Chine et le Mexique. Toutefois, les entreprises qui ont survécu sont à présent bien mieux outillées pour rivaliser, tant à l’échelle nationale qu’internationale, et profitent d’une dépréciation du dollar canadien.

Par ailleurs, selon une étude interne de BDC sur la compétitivité des entreprises du secteur canadien de la fabrication, ces dernières jouissent d’un certain nombre d’avantages importants par rapport à leurs concurrents étrangers.

Tout d’abord, elles ont accès à l’une des mains-d’œuvre les plus qualifiées au monde. Or, les emplois dans les usines d’aujourd’hui sont plus exigeants que jamais en raison de l’utilisation généralisée de logiciels perfectionnés, de robots et d’autres équipements de pointe.

Gains de productivité supérieurs

Fait surprenant, selon une étude distincte réalisée par KPMG, le coût global de la fabrication au Canada (salaires, énergie, impôt sur les bénéfices, etc.) est semblable à celui qu’on observe aux États-Unis, et inférieur à celui d’autres concurrents clés, comme l’Allemagne et le Japon.

Enfin, depuis la récession, les gains de productivité réalisés dans le secteur ont été supérieurs à ceux de l’économie dans son ensemble. Les cinq dernières années ont été difficiles pour les fabricants canadiens, mais tout porte à croire que ce secteur névralgique va connaître un nouveau printemps.

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