Où s’en va le dollar?

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Le dollar canadien a suivi un parcours très mouvementé. Jusqu’en 2013, il était à parité avec le billet vert, avant de redescendre à son niveau d’un peu plus de 70 cents américains en février 2016. Il s’agit du plus bas niveau atteint depuis la récession.

Pourquoi le dollar canadien est‑il plus faible? À quoi doit‑on s’attendre pour 2016?

Trois facteurs contribuent à la baisse du dollar. D’abord, l’économie américaine est vigoureuse et attire plus d’investisseurs. En fait, le dollar américain s’est apprécié non seulement par rapport au dollar canadien, mais également par rapport à la plupart des monnaies du monde.

Pression des cours pétroliers sur le dollar

Ensuite, le Canada étant un important producteur d’énergie, la chute des cours pétroliers exerce une pression sur notre dollar. Les prix du pétrole ont diminué de 70 % depuis l’été 2014, ce qui entraîne parallèlement une dépréciation du dollar.

Enfin, les banques centrales du Canada et des États‑Unis empruntent des chemins divergents. En janvier 2015, la Banque du Canada a réduit son taux directeur afin de relancer l’économie. Or, la Réserve fédérale américaine a pris le chemin inverse à la fin de l’année et a commencé à augmenter le sien.

Alors, que prévoit‑on pour 2016?

Nous estimons que le dollar demeurera plus ou moins à son niveau actuel jusqu’à la fin de 2016, car les trois facteurs énumérés ci‑dessus continueront d’exercer une influence.

Vigueur de l’économie américaine

L’économie américaine devrait demeurer vigoureuse cette année en raison d’une forte demande de biens de consommation entrainée par un marché du travail solide et à la baisse de l’endettement des consommateurs. Les États‑Unis profiteront également du niveau de confiance élevé des entreprises et de l’accroissement des dépenses gouvernementales.

Pendant ce temps, la diminution des investissements dans le secteur de l’énergie devrait continuer à freiner la croissance économique du Canada. L’offre pétrolière mondiale demeure supérieure à la demande; la réduction des investissements finira par éliminer ces surplus, mais la transition s’opère lentement.

Enfin, la Réserve fédérale a augmenté ses taux d’intérêt avant la Banque du Canada, ce qui crée une nouvelle pression à la baisse sur notre dollar.

Le huard devrait demeurer faible

Tous ces facteurs militent en faveur du maintien du dollar canadien à un niveau relativement faible par rapport à la devise américaine.

Évidemment, la faiblesse du dollar fait des gagnants et des perdants. Elle désavantage les importateurs, comme les détaillants et les grossistes, mais profite aux exportateurs, comme en témoigne la croissance vigoureuse de la valeur des exportations canadiennes vers les États‑Unis durant les dernières années, si on exclut les produits pétroliers.

Le moment idéal pour exporter

En conclusion, si vous envisagiez de faire croître votre entreprise en exportant vers les États‑Unis, le moment est idéal puisque l’on prévoit une croissance vigoureuse de l’économie américaine. Vous avez de plus l’avantage de gagner des dollars américains pour la vente de produits fabriqués en dépensant des dollars canadiens.

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