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Lettre économique mensuelle

Janvier 2020
Article vedette

Qu’est-ce qui pourrait causer la prochaine récession au Canada?

Tout d’abord, un avertissement important: nous ne nous attendons pas à ce que le Canada entre en récession de sitôt. Au contraire, l’économie canadienne devrait se porter un peu mieux en 2020 qu’en 2019.

À notre avis, une augmentation du nombre de constructions résidentielles et des investissements dans le secteur du pétrole et du gaz ainsi que le règlement des différends commerciaux stimuleront la croissance cette année. Cela dit, des risques se profilent à l’horizon. Cet article examine trois des risques les plus importants que nous surveillons de près.

Les récessions ne tombent pas du ciel

Petit rappel: on dit que les récessions surviennent après au moins deux trimestres affichant une croissance négative du PIB. Le graphique ci-dessous illustre la croissance du PIB réel du Canada depuis le début des années 1980. Comme le montre le graphique, il y a eu quatre récessions au Canada depuis 1981. Chaque récession a été déclenchée par un ensemble particulier de circonstances et d’événements.

Plus précisément, les taux d’intérêt élevés ont plongé l’économie dans une récession au début des années 1980. Dans les années 1990, une récession aux États-Unis, une politique monétaire restrictive et des augmentations d’impôts ont déclenché une récession de ce côté-ci de la frontière. Les deux dernières récessions du Canada ont été causées par la crise des prêts hypothécaires à risque et l’effondrement des prix du pétrole brut en 2015. Ce qu’il importe de souligner ici, c’est que les récessions ne se produisent pas par hasard: elles ont un élément déclencheur.

Les sections suivantes décrivent les éléments déclencheurs potentiels et les risques que nous surveillons de près.

Endettement des ménages

Les niveaux d’endettement des ménages ont atteint des sommets historiques au Canada. Le graphique ci-dessous montre comment le ratio dette-revenu au Canada a augmenté depuis 2012.

Une dette plus élevée signifie que les ménages ont moins d’argent à consacrer à autre chose, et cela représente un risque si le chômage ou les taux d’intérêt augmentent, forçant les ménages à réduire leurs autres dépenses.

Il convient d’examiner de plus près ce risque et d’aborder la question des taux d’intérêt. Puisque l’inflation est maîtrisée (l’inflation de base oscillant autour de 2 %) et que l’économie se porte relativement bien, nous ne prévoyons pas de modification importante, si modification il y a, du taux directeur de la Banque du Canada en 2020.

De plus, le marché du travail se porte bien dans la majeure partie du pays, 35 000 nouveaux emplois ayant été créés en décembre et 320 000 au cours de 2019. Nous ne voyons aucune raison de nous attendre à une diminution de l’emploi à court terme.

Pourvu que les taux d’intérêt n’augmentent pas de façon importante et que le marché du travail ne se détériore pas, nous estimons que le risque lié à l’endettement des ménages est actuellement maîtrisé.

L’avenir du secteur du pétrole et du gaz au Canada

Les prix du pétrole demeurent nettement inférieurs aux niveaux de 2014 et des années précédentes. Récemment, une fuite dans l’oléoduc Keystone et la grève du CN ont maintenu le prix du pétrole brut canadien à un niveau bas.

À long terme, les obstacles découlant de la faible croissance de la demande mondiale en matière de pétrole, de l’augmentation de la production américaine de pétrole de schiste et de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone sont également susceptibles d’affecter les prix du pétrole. Une baisse des prix attribuable à une diminution de la demande mondiale de pétrole ou encore à un retard dans l’achèvement ou l’annulation d’un nouvel oléoduc aurait évidemment une incidence négative importante, particulièrement dans l’Ouest canadien.

Toutefois, il est important de noter que la contribution du secteur du pétrole et du gaz à l’économie canadienne est plus faible qu’auparavant. Par exemple, les investissements en capital dans le secteur du pétrole et du gaz au Canada représentent environ 44 % de leur niveau de 2014, juste avant la dernière récession liée au pétrole.

Le fait que le secteur est maintenant plus petit atténuerait l’incidence d’un ralentissement, surtout dans les régions à l’extérieur du cœur de la production de pétrole du Canada, et réduit la probabilité qu’un ralentissement lié au pétrole déclenche une récession pancanadienne.

Choc externe

L’économie canadienne est ouverte, donc l’élément déclencheur de notre prochaine récession pourrait provenir de l’étranger. Une récession aux États-Unis aurait rapidement des répercussions au Canada. Alors, regardons rapidement l’état de l’économie américaine.

Les facteurs économiques fondamentaux des États-Unis demeurent solides. La croissance de l’emploi au cours des 36 derniers mois a fait en sorte que le taux de chômage touche un creux historique de 3,5 %. De plus, l’inflation est maîtrisée et les dépenses de consommation ne montrent aucun signe d’essoufflement. Le risque d’une véritable guerre commerciale totale a été atténué récemment par l’entente «phase 1» avec la Chine. Les évaluations boursières sont élevées, mais les ratios cours/bénéfices et les indices des prix des propriétés se situent à des niveaux raisonnables par rapport aux sommets historiques.

Selon le consensus des économistes, l’économie américaine devrait connaître une autre année solide, enregistrant une croissance du PIB d’environ 2 %. (Voir l’onglet portant sur les États-Unis de la présente lettre pour une analyse plus complète de l’économie américaine.)

Ces facteurs font en sorte qu’il est peu probable que les problèmes de l’économie américaine déclenchent une récession au Canada.

En résumé

Nous avons examiné trois éléments déclencheurs potentiels de la prochaine récession au Canada, à savoir l’endettement des ménages, un ralentissement dans le secteur du pétrole et du gaz et un choc externe en provenance des États-Unis. Les données indiquent que ces facteurs sont peu susceptibles de déclencher une récession de sitôt.

Perspectives Canada

L’économie du Canada ralentit, mais les données sur l’emploi sont rassurantes

L’économie canadienne a ralenti au dernier trimestre de 2019, la consommation et le marché de l’habitation ayant perdu de leur élan.

En octobre, le taux de croissance du PIB a été légèrement négatif et des milliers d’emplois ont été perdus en novembre. Cependant, le nombre d’emplois a augmenté de 35 000 en décembre, ce qui est rassurant. Nos prévisions pour 2020 restent optimistes à cet égard. Nous prévoyons que l’économie affichera une croissance modeste, quoique robuste durant l’année.

Des facteurs temporaires ont causé un ralentissement de l’économie à la fin de 2019

Le PIB réel du Canada a chuté de 0,1 % en octobre, ce qui indique une croissance plus lente pour la fin de 2019. L’emploi, les mises en chantier, la fabrication et les ventes au détail étaient faibles.

Cependant, certains facteurs de ralentissement ont été temporaires, comme les grèves de General Motors et du CN.

D’autres facteurs ont été plus inattendus. Par exemple, l’activité en matière de construction a ralenti, ce qui a pris par surprise la plupart des analystes. Le marché de l’habitation devrait reprendre de la vigueur, car la demande sous-jacente demeure forte grâce à de solides tendances démographiques, à la faiblesse du taux de chômage et à la hausse du revenu des ménages.

D’autres secteurs de l’économie devraient également soutenir la croissance en 2020. Les exportations resteront vigoureuses compte tenu du redressement de l’économie mondiale. Les investissements des entreprises devraient aussi mieux se porter, soutenus par une augmentation de ceux dans le secteur de l’énergie. Enfin, le gouvernement fédéral mettra probablement en place de nouveaux programmes et des réductions d’impôt sur le revenu, ce qui stimulera l’économie.

Le marché du travail a affiché de solides gains en 2019

Son redressement survenu en décembre semble indiquer que le mauvais rendement de novembre était attribuable à des facteurs temporaires, vu l’excellente tenue de ce marché au cours de l’année. Le nombre d’emplois a augmenté de 320 000; de ce nombre, 283 000 étaient des emplois à temps plein. Le taux de chômage est maintenant de 5,7 % au Canada, soit le taux le plus bas depuis les 40 dernières années.

Le chômage est faible dans la plupart des provinces, sauf en Alberta, où l’économie a ralenti considérablement en 2019 en raison du secteur pétrolier, qui connaît une période difficile. L’Ontario (5,3 %), le Québec (5,3 %) et la Colombie-Britannique (4,8 %), les trois plus grandes provinces, ont affiché des taux de chômage très faibles (voir le tableau 1).

Ces résultats sont importants, non seulement parce que les emplois offrent des opportunités aux Canadiens, mais aussi parce que les niveaux d’emploi constituent l’un des meilleurs indicateurs de la santé de l’économie. Ces chiffres montrent que l’économie canadienne continue de bien se porter et qu’elle affiche une croissance qui se rapproche de son plein potentiel.

La croissance économique du Canada sera modeste, mais solide en 2020

Malgré le ralentissement de l’économie à la fin de 2019, nous pensons que l’économie canadienne continuera de croître en 2020. Le bon rendement du marché du travail soutiendra la consommation et le marché de l’habitation.

Les exportations canadiennes devraient aussi continuer de bien se porter grâce à la solide croissance de l’économie américaine et à l’amélioration de la situation économique dans le monde. Nous nous attendons également à ce que le gouvernement augmente ses dépenses pour soutenir la croissance en 2020.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Le marché de l’habitation se portera mieux en 2020, soutenant le segment de la construction. Les fabricants de bois d’œuvre et les grossistes en matériaux de construction devraient aussi en profiter.
  2. Compte tenu du redressement de l’économie mondiale, la demande en matière de produits et services canadiens sera solide en 2020.
  3. La pénurie de main-d’œuvre demeurera un problème important dans de nombreuses régions.
Perspectives États-Unis

L’entente commerciale entre les États-Unis et la Chine réduira les tensions et soutiendra l’économie

Juste avant Noël, l’administration américaine a annoncé deux nouvelles importantes sur le plan commercial.

Premièrement, l’administration Trump a conclu une entente avec les sénateurs démocrates pour ratifier l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Même si les trois pays ont finalisé cet accord, les démocrates de la Chambre des représentants voulaient un libellé plus ferme quant aux normes de travail au Mexique avant d’accepter la ratification. Cette mésentente a été résolue juste avant Noël, et le nouvel accord de libre-échange est maintenant ratifié par les trois pays.

Deuxièmement, l’administration américaine a annoncé avoir conclu une première entente commerciale avec la Chine, évitant ainsi une autre vague de hausses tarifaires prévues pour décembre. Cet accord ne met pas fin au différend commercial entre les deux pays, mais il réduira les tensions, lèvera certaines incertitudes et favorisera la croissance économique.

Une nouvelle entente avec la Chine

Au cours des 19 derniers mois, les États-Unis ont imposé des droits de douane sur des importations chinoises pour forcer la Chine à rendre son marché plus accessible aux entreprises américaines. Les droits de douane ont suscité beaucoup d’incertitudes, et les bénéfices de nombreuses sociétés américaines en ont subi les répercussions. La confiance des entreprises s’est donc effritée en 2019.

L’économie américaine s’est bien comportée au cours des deux dernières années, mais le différend commercial a limité la croissance et forcé la Réserve fédérale américaine à réduire les taux d’intérêt. Ce facteur a également ralenti la croissance de l’économie chinoise et a eu une incidence négative sur les économies à l’échelle mondiale.

Le président Trump a qualifié cet accord avec la Chine de «phase 1» dans le cadre des négociations entre les deux pays. En plus de mettre fin à une nouvelle vague de hausses tarifaires, cette entente réduira certains droits de douane qui avaient déjà été imposés. En échange, la Chine a accepté d’augmenter ses achats de produits agricoles et énergétiques aux États-Unis et offrira une meilleure protection aux entreprises américaines menant leurs activités en Chine.

Cette entente ne résout pas le différend commercial, mais il réduira les tensions et lèvera certaines incertitudes pour les entreprises américaines. Non seulement l’accord réduit les obstacles au commerce avec la Chine, mais il laisse aussi entrevoir un accord plus vaste dont la conclusion pourrait permettre d’éliminer tous les tarifs imposés au cours des deux dernières années.

L’économie américaine continue de créer des emplois

L’économie américaine a connu une solide croissance en 2019, ce qui s’est reflété sur le marché de l’emploi.

L’économie a créé 145 000 emplois en décembre et 250 000 en novembre pour maintenir le taux de chômage à 3,5 %, soit le taux le plus bas depuis les 50 dernières années.

Un plus grand nombre de personnes trouvent des emplois, et les salaires augmentent plus rapidement. Le nombre de travailleurs découragés a chuté de 98 000 en 2019, ce qui est un signe très évident que le marché se porte bien.

Ces personnes sont au chômage depuis longtemps et ont du mal à réintégrer le marché du travail. Le fait qu’ils réussissent désormais à trouver un emploi indique que le marché est serré, ce dont bénéficient des millions d’Américains, qui gagnent alors des salaires plus élevés. Cela signifie également que l’économie américaine fonctionne au maximum de sa capacité.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. La demande des États-Unis en matière de produits canadiens demeurera vigoureuse et continue d’offrir des débouchés aux exportateurs canadiens.
  2. Le dollar canadien devrait rester relativement faible par rapport au billet vert, ce qui constituera un avantage supplémentaire pour les exportateurs.
  3. Les taux d’intérêt aux États-Unis demeureront bas au cours des prochains mois, de sorte que les coûts d’emprunt seront faibles.
Point sur le marché du pétrole

Les prix du pétrole continueront-ils d’augmenter en 2020?

Les prix mondiaux du pétrole sont à la hausse depuis le début décembre, le prix du Brent ayant dépassé les 65 $US le baril et celui du West Texas Intermediate (WTI), les 60 $US. Toutefois, il serait étonnant que les prix du pétrole surpassent considérablement ces niveaux à long terme.

La récente remontée des prix est imputable au conflit entre les États-Unis et l’Iran. En guise de représailles à l’assassinat de Qassem Soleimani, un général iranien tué lors d’une attaque de drones par les États-Unis, l’Iran a lancé des missiles sur deux bases militaires américaines en Irak.

À la suite des attaques, les prix du pétrole ont bondi. Heureusement, des représentants des deux pays ont depuis tenté de calmer le jeu, ce qui a réduit la probabilité qu’éclate un véritable conflit. Bien que les tensions demeurent élevées, les marchés ont été quelque peu rassurés et les prix sont revenus à leurs niveaux d’avant les attaques.

Les facteurs économiques fondamentaux sont susceptibles de maintenir la stabilité des prix

Même avant la confrontation entre les États-Unis et l’Iran, les prix avaient augmenté en raison de modestes pressions à la hausse relatifs à l’offre et à la demande.

Les indicateurs économiques positifs des États-Unis et de la Chine ont atténué les craintes à l’égard d’un ralentissement économique mondial. En outre, l’achèvement de la «phase 1» de l’entente commerciale entre les États-Unis et la Chine permettra également d’améliorer l’optimisme à l’égard de l’économie, en particulier concernant les perspectives de la fabrication et du commerce – deux segments liés à la demande en matière de pétrole.

Du côté de l’offre, l’OPEP et ses partenaires ont convenu de réduire davantage la production, soit de 0,5 million de barils par jour (Mb/j). L’Arabie saoudite a volontairement décidé de réduire sa production de 400 000 barils par jour de plus, ce qui porte les réductions totales à 2.1 Mb/j.

Lors de cette réunion du 6 décembre, les membres de l’OPEP+ n’ont pas prolongé les réductions au-delà de mars 2020, mais de nombreux analystes s’attendent à ce que le groupe revienne sur cette décision au cours des mois à venir.

Bien que la production de l’OPEP devrait diminuer, la production des pays non membres de l’OPEP contrebalancera largement la contraction. Cela devrait entraîner une accumulation de stocks au cours de la première moitié de l’année et une pression à la baisse sur les prix avant que ceux-ci n’augmentent de nouveau au cours de la deuxième moitié de 2020, lorsque les stocks auront diminué.

L’Energy Information Administration des États-Unis prévoit que les prix du Brent s’établiront en moyenne à 61 $US le baril en 2020 et les prix du WTI, à environ 55 $US le baril.

L’écart de prix entre le WCS et le WTI ne diminuera pas de sitôt

Le prix d’un baril de Western Canadian Select (WCS) a légèrement augmenté en décembre, bien que l’écart entre le WTI et le WCS demeure élevé, à plus 20 $US le baril.

Cet écart important est attribuable aux stocks plus élevés au Canada, lesquels découlent de restrictions temporaires en matière de transport. Les restrictions résultant de la fuite dans l’oléoduc Keystone et de la grève du CN. Par conséquent, les stocks de pétrole de l’Ouest canadien ont atteint un sommet de 39 millions de barils à la fin novembre.

L’écart entre le WCS et le WTI se rétrécira probablement lentement, grâce à l’achèvement de la partie canadienne de la canalisation no 3 d’Enbridge et à une potentielle augmentation des exportations par train.

En résumé

La réponse à la question «Les prix du pétrole continueront-ils d’augmenter en 2020?» est «probablement pas». Nous ne croyons pas que les prix du pétrole se redresseront avant la deuxième moitié de l’année, une fois que les stocks auront diminué. Les producteurs canadiens bénéficieront sans doute d’un certain allègement à la fin⊄2020 lorsque la partie américaine de la canalisation no 3 d’Enbridge deviendra opérationnelle.

Autres indicateurs économiques

La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ne devraient pas intervenir en 2020

La Banque du Canada maintiendra probablement le statu quo le 24 janvier, ce qui signifie que le taux de financement à un jour au Canada restera à 1,75 %. La Réserve fédérale américaine fera probablement de même à sa prochaine réunion, le 28 janvier. Il y a eu trois réductions de taux depuis l’été aux États-Unis, alors que le taux directeur du Canada est stable depuis maintenant plus d’un an. Les deux banques centrales perçoivent le renforcement de l’économie mondiale et l’inflation bien maîtrisée comme des raisons de faire preuve de patience.

Le huard a légèrement augmenté

Le dollar canadien a commencé à prendre de la valeur à la fin de 2019. La hausse du huard s’explique par trois facteurs: les prix du pétrole se sont redressés récemment, l’écart entre les taux d’intérêt des États-Unis et du Canada s’est rétréci et un certain niveau d’incertitude a été levé après la conclusion de l’entente de «phase 1» entre les États-Unis et la Chine. Bien que ces facteurs aient contribué à la hausse du huard, nous ne croyons pas qu’ils stimuleront davantage la valeur de cette monnaie dans un proche avenir. Le dollar devrait demeurer relativement stable au cours des prochains mois.

La confiance des petites entreprises s’est effritée davantage en décembre

La confiance des propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) a reculé pour toucher son niveau le plus bas en 2019 au mois de décembre. L’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a reculé de moins d’un point et s’est établi à 55,5, mais il faut savoir que cela fait suite à un coup dur au mois de novembre. Le niveau d’optimisme des PME s’est détérioré dans toutes les provinces, sauf en Ontario et en Colombie-Britannique. Les provinces productrices de pétrole étaient déjà les plus pessimistes, et la confiance s’est détériorée davantage. Les valeurs indicielles de l’Alberta et de la Saskatchewan étaient inférieures à 40. La proportion de propriétaires qui déclarent que leur entreprise se porte bien a chuté pour toucher son plus bas niveau depuis 2016. De plus, une plus grande proportion de propriétaires croient que la baisse de la demande intérieure limite leur capacité d’augmenter leur production ou leurs ventes.

Les conditions de crédit sont stables

Bien que les conditions du crédit se soient assouplies dans la plupart des régions du monde, les taux d’intérêt effectifs des entreprises et des particuliers sont demeurés stables, s’établissant à environ 3,5 % et 3,7 % respectivement. Les taux d’intérêt effectifs reflètent principalement les changements du taux directeur de la banque centrale, lequel est stable au Canada depuis plus d’un an maintenant. Comme la Banque du Canada estime que les perspectives de l’économie seront meilleures en 2020 qu’en 2019, nous nous attendons à ce qu’elle maintienne son taux directeur à 1,75 %. Le taux d’intérêt effectif devrait également rester stable, et les conditions du crédit demeureront probablement expansionnistes en 2020.

Indicateurs clés: Canada

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