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Lettre économique mensuelle

Décembre 2019
Article vedette

Pourquoi le vieillissement de la population canadienne devrait vous importer

La Lettre économique de ce mois-ci porte sur les changements que le vieillissement de la population canadienne entraîne au sein de notre économie et la manière dont votre entreprise peut en tirer parti.

Le Canada vieillit. Qu’est-ce que cela signifie concrètement? Dans les années 1970, on comptait huit Canadiens en âge de travailler pour chaque personne de plus de 65 ans. Ce ratio est maintenant plus près de quatre et devrait chuter à deux d’ici à 2050. Au bout du compte, on se retrouvera avec un nombre plus réduit de travailleurs (par rapport aux retraités) pour assurer l’activité économique et financer les programmes sociaux.

La baisse du taux de fertilité et l’allongement de l’espérance de vie expliquent la démographie vieillissante du Canada. Bien que l'immigration aide à atténuer les effets du bas taux de natalité, on s'attend à ce que la croissance de la population active au Canada soit beaucoup plus faible que celle des décennies précédentes, soit 0,5 %.

Le graphique ci-dessous montre les taux de croissance passés et prévus de la main-d'œuvre au Canada. Notez que la faible croissance ne s’améliorera pas avant un certain temps.

Quelles sont les conséquences d’un vieillissement de la population pour votre entreprise?

Pénurie de main-d’œuvre: Votre entreprise a-t-elle de la difficulté à trouver du personnel qualifié? Si oui, la situation ne risque pas de s’améliorer de sitôt, à cause de notre population vieillissante. Les conséquences de la pénurie de main-d’œuvre ne devraient pas être sous-estimées. Les recherches révèlent que les entreprises qui sont durement touchées par la pénurie ont plus de chances d’enregistrer une croissance faible, d’être moins concurrentielles et de voir la qualité de leurs produits et services diminuer.

BDC offre sur son site Web une série de rapports gratuits et téléchargeables pour aider les entrepreneurs à composer avec la pénurie de main-d’œuvre. Ces rapports fournissent des solutions concrètes pour votre entreprise, à savoir: l’automatisation de la production pour surmonter les problèmes de dotation en personnel, l’élaboration d’une proposition de valeur à l’intention des employés afin de devenir un employeur plus attrayant et l’exploitation des segments sous-utilisés du marché du travail, comme les immigrants et les travailleurs autochtones. Vous pouvez télécharger ces études ici et ici.

Habitudes de consommation: Certains secteurs s’en tireront mieux que d’autres. Parmi les gagnants, on compte évidemment des secteurs comme les soins de santé, les produits pharmaceutiques et les soins à domicile qui sont nécessaires pour répondre aux besoins d’une population vieillissante. Les entreprises de voyage et de loisirs qui proposent des activités faisant partie des «expériences à vivre» devraient également bien faire.

Par ailleurs, les établissements postsecondaires devraient également tirer parti de la tendance en concevant des cours destinés aux personnes âgées. Désignés comme des «universités du troisième âge» (U3A), les établissements offrent des cours dans des disciplines comme les langues, la philosophie, l’histoire et la musique qui sont adaptés expressément aux aînés.

D’autres secteurs éprouveront probablement plus de difficultés. Les recherches montrent que les personnes âgées achètent généralement des biens de qualité supérieure et les gardent plus longtemps. Cela aura des répercussions sur les habitudes de consommation et le cycle de vente des biens de consommation – pensez aux automobiles et aux appareils électroménagers – et pourrait offrir un débouché aux fabricants et aux détaillants de produits haut de gamme qui ont une longue durée de vie.

Incidence sur les dépenses publiques: Le vieillissement de la population fera grimper les dépenses publiques, notamment le coût des soins de santé et des pensions. Le graphique ci-dessous, qui compare la croissance des dépenses de santé au PIB du Canada, montre que, depuis le début des années 2000, la progression de dépenses de santé est plus forte que la croissance économique.

De plus, l’augmentation de la population active joue un rôle important dans la croissance économique globale. En particulier, un plus grand nombre de personnes au travail se traduit par un revenu et des dépenses plus élevés des ménages. Inversement, le vieillissement de la population et la contraction de la main-d’œuvre risquent d’étouffer la croissance. Le ralentissement de la croissance du PIB influera sur les recettes fiscales de l’État et alourdira le fardeau des dépenses liées aux personnes âgées.

Les gouvernements tentent d’atténuer les répercussions du vieillissement de la population en encourageant une participation plus grande de la main-d’œuvre, la hausse du niveau d’immigration et l’amélioration de la productivité par des investissements dans la machinerie et le perfectionnement des travailleurs.

Si ces solutions ne suffisent pas, les gouvernements devront avoir recours à des solutions plus dures comme une hausse des impôts et de l’âge donnant droit aux prestations gouvernementales. Les consommateurs et les entreprises auront probablement un fardeau plus lourd à supporter pour financer les dépenses des programmes gouvernementaux liés au vieillissement et combler le manque à gagner résultant de la diminution des recettes de l’impôt sur le revenu.

Marché du logement: Intuitivement, on pourrait penser que le vieillissement de la population réduira la demande de nouveaux logements. Des chercheurs de la Banque des règlements internationaux (BRI) affirment au contraire que, lorsque la population vieillit, la demande de nouveaux logements s’accroît.

La BRI explique que, dans les pays riches comme le Canada, les aînés resteront dans leur maison, étant donné qu’ils en sont généralement les propriétaires et qu’un déménagement constitue une expérience stressante. Ainsi, peu de logements existants seront disponibles sur le marché et il faudra construire des logements pour répondre à la demande des nouveaux acheteurs. Si la BRI a raison, le vieillissement de la population aura un effet stimulant sur les secteurs du logement et de la construction (au moins à court et à moyen terme).

Ce qu’il faut retenir

Le vieillissement de notre population comporte des risques, mais il crée également des opportunités pour les petites et moyennes entreprises. Vous devriez agir maintenant afin que votre entreprise soit en mesure de répondre aux tendances démographiques actuelles et de poursuivre sa croissance.

*En passant, le vieillissement d’une société n'a pas nécessairement que de mauvais côtés. Cet article de la Harvard Business Review explique bien pourquoi l’âge n’est que l’un des facteurs influant sur la performance économique.

Perspectives Canada

Le Canada en 2020: l’économie se portera mieux

Après un lent début en 2019, l’économie canadienne s’est renforcée au cours des derniers mois et l’on s’attend maintenant à ce que la croissance atteigne 1,5 % pour l’ensemble de l’année. Cela est de bon augure pour 2020, où et la croissance devrait s’élever à 1,7 %, poussant l’économie près de sa pleine capacité.

Ces perspectives relativement favorables découlent de l’essor de deux secteurs qui avaient limité l’expansion économique en 2019. Premièrement, le marché du logement est en train de rebondir et jouera un rôle positif en 2020. Deuxièmement, les entreprises devraient accroître leurs investissements. Ces deux facteurs jumelés contribueront à une croissance plus équilibrée en 2020.

Les consommateurs demeureront le moteur de la croissance en 2020

Les Canadiens continuent de tirer parti de la vigueur du marché du travail. L’économie a créé 293 000 emplois au cours des 12 derniers mois et le taux de chômage est maintenant de 5,9 %, l’un des plus bas en 40 ans.

Le resserrement du marché du travail dans de nombreuses régions du pays pousse les salaires à la hausse. En conséquence, le revenu disponible des ménages augmente, ce qui stimule les dépenses de consommation.

Le revenu plus élevé des ménages et la faiblesse des taux hypothécaires ont également pour effet de raffermir le marché immobilier et, après une année au ralenti, le secteur du logement prendra de la force en 2020 et contribuera davantage à la croissance.

Le raffermissement de l’économie mondiale stimulera les exportations canadiennes

Alors que l’incertitude géopolitique a freiné l’économie canadienne en 2019, nous pensons que l’économie mondiale s’accélérera en 2020, ce qui favorisera les exportations du Canada.

Deux raisons justifient notre optimisme. Premièrement, 21 banques centrales ont assoupli leur position en 2019, ce qui stimulera la croissance. Deuxièmement, nous nous attendons à la conclusion d’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine, qui entraînera l’élimination des tarifs imposés sur des produits d’une valeur de 1 G$ US.

Le président américain Donald Trump, qui devra faire face à une élection en 2020, a besoin d’une économie en santé. Il est donc fortement incité à s’entendre avec la Chine. De l’autre côté de la table de négociation également, la Chine a un fort intérêt à conclure un accord, parce que les tarifs américains freinent sensiblement sa croissance économique.

Les investissements des entreprises se redressent

Les bas prix du pétrole et l’incertitude à l’échelle mondiale ont rendu les investissements des entreprises volatils ces deux dernières années, en particulier au début de 2019.

Les investissements se sont cependant améliorés au cours du troisième trimestre, ce qui annonce un revirement de tendance. Devant la vigueur de la demande à l’étranger, les exportateurs canadiens continueront d’investir pour accroître leur capacité. Nous prévoyons également que l’incertitude économique baissera d’un cran, ce qui devrait aider les investissements.

La croissance économique du Canada sera plus équilibrée en 2020

La bonne nouvelle est que la croissance sera non seulement plus élevée, mais également plus équilibrée en 2020. Les consommateurs, les entreprises, les gouvernements et les exportateurs devraient tous contribuer à la croissance, qui rapprochera l’économie de sa pleine capacité.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Le marché du logement se comportera mieux en 2020 et donnera de l’élan à l’industrie de la construction. Les producteurs de bois d’œuvre et les grossistes en matériaux de construction devraient aussi en profiter.
  2. Compte tenu du redressement de l’économie mondiale, la demande pour des produits et services canadiens augmentera en 2020.
  3. La pénurie de main-d’œuvre restera un problème important dans beaucoup de régions du Canada.
Perspectives États-Unis

Les États-Unis en 2020: pas de récession en vue

Malgré toute l’incertitude engendrée par les tensions commerciales, l’économie américaine a très bien résisté en 2019.

À l’extérieur des États-Unis, les nouvelles économiques ont été dominées par les tarifs que l’administration Trump a imposés à des importations chinoises d’une valeur de 500 G$ ainsi qu’à l’acier et à l’aluminium du Canada (levés en mai), tarifs qu’elle applique maintenant au Brésil et à l’Argentine.

Néanmoins, l’économie américaine devrait croître de 2,2 % en 2019, et ce, grâce aux consommateurs, qui constituent le véritable moteur de l’expansion économique. Nous pensons que l’économie américaine est en voie de connaître une autre année de croissance ferme en 2020, notamment en raison de la perspective d’une atténuation des tensions commerciales.

Trois raisons incitent à croire que l’économie américaine se comportera bien en 2020.

1. Un accord avec la Chine

Le différend commercial avec la Chine a créé beaucoup d’incertitude. Nombre d’entreprises américaines doivent payer des tarifs sur les produits qu’elles importent de Chine, ce qui réduit leur bénéfice net.

Selon nous, les États-Unis signeront un accord avec la Chine pour deux raisons. Premièrement, Trump a besoin d’une économie prospère s’il veut avoir une chance d’être réélu en novembre. Deuxièmement, les tarifs américains font mal à l’économie de la Chine, qui est donc fortement incitée à conclure un accord.

Une entente ne mettra probablement pas fin aux tensions entre les deux plus grandes économies du monde, mais elle éliminera les tarifs et résorbera en grande partie l’incertitude. De plus, un accord encouragerait les investissements des entreprises, qui devraient encore augmenter en 2020.

2. Le bas niveau des taux d’intérêt

La Réserve fédérale a réduit les taux d’intérêt trois fois depuis l’été dernier pour les porter à 1,75 %. Ces réductions semblent déjà avoir des retombées positives sur le marché du logement. Celui-ci prendra de l’essor en 2020, stimulé par le bas niveau des taux et la vigueur du marché du travail. De plus, les stocks de logements à vendre et le taux d’inoccupation des propriétés sont faibles, conditions qui sont favorables à une hausse des mises en chantier.

3. Les consommateurs demeureront le moteur de la croissance en 2020

Le marché du travail reste très vigoureux. À 3,5 %, le taux de chômage est l’un des plus faibles en 50 ans. L’économie continue de créer des emplois à un rythme ferme – 180 000 emplois en moyenne par mois en 2019. En outre, les chômeurs de longue date réintègrent le marché du travail, ce qui constitue une très bonne nouvelle pour de nombreux Américains.

Le faible taux de chômage pousse les salaires à la hausse et renforce la confiance des consommateurs. En conséquence, les Américains dépensent plus dans les magasins et en ligne et achètent plus de maisons. La bonne performance du marché du travail se poursuivra en 2020 et les consommateurs demeureront le principal moteur de la croissance économique.

L’économie sera en expansion en 2020

Revigorée par un nouvel accord avec la Chine, l’économie américaine se comportera bien en 2020. L’économie ne présente aucun déséquilibre susceptible de déclencher une récession. Les consommateurs sont peu endettés et il n’y a pas de bulle immobilière. Les cours boursiers sont élevés, mais non déraisonnables, si l’on considère le rendement et le niveau d’endettement des entreprises.

La dette publique est considérable, certes, mais la première économie du monde est en mesure d’absorber des déficits importants. Par conséquent, nous n’avons aucune raison de croire que l’économie tombera en récession. Au contraire, nous prévoyons une croissance solide en 2020.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. La demande des États-Unis pour des produits canadiens restera vigoureuse et continuera d’offrir des débouchés aux exportateurs canadiens.
  2. Le dollar canadien devrait rester relativement faible par rapport au billet vert, ce qui constituera un avantage supplémentaire pour les exportateurs.
  3. Les taux d’intérêt aux États-Unis demeureront bas au cours des prochains mois, de sorte que les coûts d’emprunt seront faibles.
Point sur le marché du pétrole

Le pire est-il passé pour les marchés pétroliers?

La dynamique de l’offre, les tensions commerciales et la crainte d’une récession ont rendu les prix du pétrole très volatils ces deux dernières années. À l’approche de 2020, les marchés pourraient être sur le point de se stabiliser, grâce à une plus forte croissance mondiale et à une dynamique de l’offre plus régulière.

Le Fonds monétaire international prévoit que la croissance économique mondiale passera de 3,0 % cette année à 3,4 % en 2020. La prévision d’une croissance plus forte repose sur l’assouplissement des conditions de crédit par plusieurs banques centrales et l’éventualité d’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine, qui stimulerait les échanges mondiaux ainsi que la fabrication. Cette évolution se traduirait finalement par une hausse de la consommation de pétrole.

La demande de pétrole devrait croître de 1,2 million de barils par jour (Mb/j) en 2020 et s’accompagner d’une hausse des activités de raffinage.

La gestion de l’offre se poursuivra en 2020

L’OPEP et ses alliés se sont réunis à Vienne plus tôt ce mois-ci pour discuter du futur de la dernière entente. Les ministres de l’OPEP+ ont décidé d'augmenter leurs réductions de production de 500 000 barils par jour supplémentaires, portant la réduction totale à 1,7 Mb/j dès janvier 2020. Cette décision survient après que l’Agence internationale de l'énergie ait prévu une hausse de 2,3 Mb/j de la production des pays à l'extérieur de l'OPEP, dont les États-Unis, qui devraient continuer d’augmenter leur production pour la porter à une moyenne annuelle de 13,2 Mb/j.

Par ailleurs, l’Alberta a prolongé la réduction de sa production pétrolière jusqu’en décembre 2020. La province autorisera cependant une légère hausse de la production chaque mois. Bien que le transport reste un casse-tête d'envergure pour le secteur, la canalisation no 3 d’Enbridge est entrée en service plus tôt ce mois-ci et devrait procurer un certain soulagement aux producteurs au cours de la prochaine année. Il est également possible de se soustraire aux compressions imposées en expédiant la production par train.

La plus grande stabilité des prix au niveau mondial sera bien accueillie par les producteurs après la forte volatilité survenue en 2018 et en 2019. À la fin de 2018, les prix du pétrole avaient chuté parce que l’offre avait augmenté plus rapidement que la demande. Il a fallu un certain temps avant que le marché retrouve son équilibre et que les prix remontent.

L’une des raisons de l’offre excédentaire est le fait que les États-Unis ont offert plus de dérogations aux sanctions contre l’Iran que le marché avait prévu. Les États-Unis ont changé de cap par la suite, en mettant fin aux dérogations et en annonçant peu de temps après de nouvelles sanctions contre un autre pays producteur important, le Venezuela.

D’autre part, l’OPEP et ses alliés ont convenu de réduire la production de 1,2 Mb/j en décembre dernier et ont décidé plus tard de prolonger les compressions jusqu’en mars 2020. Les membres de l’OPEP se sont conformés aux réductions, mais le respect a été plus inégal parmi les pays non membres. En octobre, la Russie a dérogé à l’entente sur l’offre pour le troisième mois consécutif, ce qui a mis plus de pression sur l'Arabie Saoudite pour répondre à l'objectif.

Dans une perspective à long terme, la contribution la plus importante à la formation d’une offre ferme à l’échelle mondiale vient de la production américaine. Celle-ci, qui est en hausse constante depuis des années grâce à la révolution du pétrole de schiste, a atteint le niveau record de 12,8 Mb/j en novembre. Les États-Unis, qui ont été pendant de nombreuses années les plus grands importateurs de pétrole dans le monde, sont devenus des exportateurs nets cet automne. Imaginez la perturbation que cela a causée sur le marché du pétrole!

Au Canada, le prix de référence, le Western Canadian Select (WSC), a également été très volatil cette année. La production élevée et la capacité de transport limitée ont provoqué une accumulation des stocks et poussé le WCS à la baisse.

L’écart entre le WCS et le West Texas Intermediate a atteint presque 50 $ le baril au début de l’année, incitant le gouvernement albertain à imposer une compression de la production de 325 000 barils par jour afin de réduire la surabondance des stocks. L’effet a été immédiat sur le WCS et l’écart s’est rétréci pour revenir à sa moyenne historique pendant la majeure partie de l’année.

Ce qu’il faut retenir

L’accord de Vienne, conjugué à une production américaine plus stable et au renforcement de l’économie mondiale, devrait favoriser un meilleur équilibre du marché cette année, mais les prix risquent de demeurer relativement faibles.

Les mesures prises par le gouvernement albertain et la capacité additionnelle provenant de la canalisation no 3 d’Enbridge devraient maintenir l’écart de prix du pétrole canadien près de sa moyenne historique en 2020.

Autres indicateurs économiques

La Banque du Canada a terminé l’année comme elle l'a commencée

La Banque du Canada a maintenu son taux du financement à un jour à 1,75 % le 4 décembre. Dans son communiqué, la Banque a souligné que la croissance de l’économie canadienne était conforme aux prévisions et que l’économie mondiale se stabilisait. Compte tenu des perspectives de la Banque, les taux ne changeront probablement pas en 2020. Cela dit, dans son dernier communiqué, la Banque du Canada avait un ton moins souple que dans les précédents et a répété que le facteur de risque principal pour l’économie était le commerce international.

Le huard a été stable et le restera probablement en 2020

Cela fait maintenant un an que le dollar canadien est stable, ayant oscillé autour de 0,75 $ US depuis novembre 2018. La faiblesse du huard est une bénédiction pour les exportateurs canadiens, qui souffrent de l’incertitude créée par les tensions commerciales depuis un certain temps. Une plus grande stabilité des marchés mondiaux en 2020 devrait aider le dollar à se maintenir généralement au même niveau, bien que le léger ralentissement de l’économie américaine puisse entraîner une certaine appréciation du huard par rapport au billet vert.

La confiance des petites entreprises a été ébranlée

La confiance des propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) a reculé sensiblement au Canada en novembre. L’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a perdu presque quatre points et s’est établi à 56,1. Le degré d’optimisme des PME s’est dégradé dans la plupart des provinces. Les Prairies forment encore une fois la région la plus pessimiste, la valeur de l’indice ayant glissé sous le seuil de 50 points en Alberta et en Saskatchewan. D’autres indicateurs du sondage de la FCEI révèlent également un malaise général chez les propriétaires d’entreprise canadiens. La proportion des entreprises qui s’attendent à une croissance plus faible au cours des 12 prochains mois est à la hausse. Le pourcentage d’entreprises qui qualifient leur situation générale de «mauvaise» a également augmenté.

Les conditions de crédit sont stables

Les taux d’intérêt effectifs des entreprises et des particuliers sont actuellement d’environ 3,5 % et 3,7 % respectivement. Bien que les taux d’intérêt aient un peu diminué récemment, ils suivent en grande partie l’évolution du taux directeur de la Banque du Canada, qui est stable depuis un certain temps. Comme la Banque du Canada estime que les perspectives de l’économie sont meilleures en 2020 qu’en 2019, nous nous attendons à ce qu’elle garde son taux d’intérêt directeur à 1,75 %. Le taux d’intérêt effectif devrait également rester stable et les conditions du crédit demeureront probablement souples en 2020.

Indicateurs clés: Canada

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