logo BDC

Lettre économique mensuelle

Novembre 2019
Article vedette

Comment les entrepreneurs peuvent-ils composer avec un niveau de stress élevé?

Les préoccupations peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé physique et le bien-être mental

Pour certains d’entre nous, le mois de novembre peut devenir particulièrement morose à mesure que les journées raccourcissent et que la température se refroidit. La déprime et la tristesse sont fréquentes à ce stade-ci de l’année.

Les entrepreneurs, en particulier, peuvent être affectés par un stress intense découlant de leur lourde charge de travail, de la pression qu’ils se mettent sur les épaules pour réussir et des enjeux considérables auxquels ils sont confrontés en tant que propriétaires d’entreprise. La lettre de ce mois-ci examine ce que vous pouvez faire pour mieux gérer le stress et, de façon générale, améliorer votre perception de l’entreprise que vous dirigez.

Être entrepreneur, c’est particulièrement exigeant et stressant

Selon Statistique Canada, le tiers de toutes les nouvelles entreprises ferment leurs portes après cinq ans. Après 10 ans, cette proportion passe à 50 %.

Ces données démontrent à quel point il est risqué de devenir entrepreneur. Dans un récent sondage mené auprès d’environ 500 propriétaires d’entreprise par l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), on découvre donc sans surprise que trois quarts des entrepreneurs disent devoir composer avec un stress énorme. L’insécurité financière ainsi que l’isolation sociale et professionnelle figurent au sommet de la liste des facteurs de stress intense.

Les mesures à prendre pour faire face aux difficultés

L’étude de l’ACSM identifie les stratégies auxquelles les entrepreneurs peuvent avoir recours pour gérer leur stress. Celles-ci peuvent notamment comprendre la délégation de tâches, la prise de décisions plus intuitives et des actions afin de motiver les employés à assumer davantage de responsabilités. Certains entrepreneurs ont également dit qu'ils ont donné un sens à leur travail et qu'ils sont devenus plus persévérants pour faire face à des niveaux de stress élevés. Pour de plus amples informations sur la relation entre la persévérance et le succès, consultez ce TED Talk d’Angela Duckworth.

Un certain nombre d'études ont démontré que des taux plus élevés de satisfaction au travail sont également corrélés à des niveaux de stress plus faibles. Une étude récente de BDC a révélé un lien direct entre le niveau de satisfaction des entrepreneurs à l'égard de leur travail et leurs compétences techniques et en gestion.

D'après un sondage mené auprès d'environ 1 000 propriétaires d'entreprise, l'étude de BDC a révélé que les entrepreneurs insatisfaits étaient beaucoup plus susceptibles d'avoir de faibles compétences techniques et en gestion. Les données suggèrent que les entrepreneurs ont plus de facilité à faire face aux tâches avec lesquelles ils se sentent à l'aise et pour lesquelles ils sont suffisamment équipés.

Investissez dans vos compétences

Au terme de notre étude, nous recommandions principalement d’investir dans vos compétences. Vous trouverez ci-dessous différentes suggestions pour le faire.

  • Renseignez-vous sur les programmes offerts par les collèges et les universités qui sont conçus pour les propriétaires d’entreprise. Les cours sont habituellement axés sur les compétences fondamentales en affaires et adaptés aux horaires chargés des entrepreneurs.
  • Les chambres de commerce et d’autres organisations d’affaires proposent aussi des cours, des séminaires et des activités de réseautage dans le cadre desquels vous pouvez rencontrer d’autres personnes qui font face aux mêmes défis que vous et découvrir les solutions qu’ils ont trouvées.
  • Les cours en ligne sont également une bonne option à envisager puisque vous pouvez apprendre à votre rythme. Le Centre d’apprentissage pour entrepreneurs de BDC offre des cours gratuits sur des sujets comme le financement de votre entreprise, la gestion financière et l’efficacité opérationnelle.
  • Trouvez un coach d’affaires. Celui-ci est habituellement un ancien entrepreneur ou dirigeant d’entreprise ayant réussi et qui possède une vaste expérience dans votre secteur d’activité. Cette personne pourra vous conseiller dans votre travail et veiller à ce que vous vous concentriez sur des tâches quotidiennes qui favorisent des améliorations importantes au sein de votre entreprise et à l’égard de votre niveau de stress.

En résumé

Vous êtes un facteur clé du succès de votre entreprise. Vous devez être en santé pour réussir. Prenez le temps de réfléchir aux changements que vous pouvez apporter pour mieux gérer votre stress et améliorer votre santé mentale et physique.

Perspectives Canada

Le marché de l’habitation se redresse

Le marché canadien de l’habitation prend du mieux. Les ventes de logements et les mises en chantier augmentent. Il s’agit de bonnes nouvelles pour l’économie canadienne, étant donné que l’habitation représente plus de 7 % du PIB.

Un certain nombre de facteurs ont contribué au ralentissement du marché de l’habitation:

  • l’Ontario et la Colombie-Britannique ont imposé une taxe sur les investissements étrangers dans le marché immobilier résidentiel pour réduire la demande étrangère dans les régions métropolitaine de Vancouver et Toronto;
  • le gouvernement fédéral a mis en place une simulation de crise pour les emprunts hypothécaires en raison du niveau élevé d’endettement des ménages;
  • les taux d’intérêt ont considérablement augmenté en 2017 et 2018.

Ces facteurs ont réduit la demande sur le marché de l’habitation, entraînant une baisse de l’activité qui a limité la croissance économique dans de nombreuses régions du pays.

La vigueur du marché de l’emploi favorise ce redressement

La bonne performance du marché de l’emploi est une des principales raisons qui expliquent le redressement du marché de l’habitation. Malgré une croissance modeste, l’économie canadienne a créé 442 500 emplois au cours de la dernière année.

Les entreprises continuent d’embaucher, même si le niveau d’incertitude économique demeure élevé. Par conséquent, de nombreuses provinces affichent un taux de chômage historiquement bas.

La création d’emplois a été particulièrement vigoureuse au Québec et en Ontario, soutenant de robustes marchés de l’habitation dans ces provinces. La Colombie-Britannique aussi profite de la solidité du marché de l’emploi, qui favorise la reprise de l’investissement immobilier résidentiel dans la province.

Les bas taux représentent un autre facteur

La baisse des taux d’intérêt représente un autre facteur favorable. En 2017 et 2018, cinq hausses de taux successives de la Banque du Canada ont contribué au ralentissement du marché de l’habitation. Cette année, la banque centrale n’a pas modifié son taux directeur, mais les taux hypothécaires ont continué de diminuer, tout comme les taux d’intérêt sur les marchés mondiaux.

Les taux continueront d'être moins élevés et ceci devrait soutenir le marché de l’habitation. L’économie mondiale ralentit dans un contexte de querelles commerciales et d’incertitude politique, ce qui contraint de nombreuses banques centrales à abaisser leurs taux.

En outre, la Banque du Canada a assoupli les critères des simulations de crise, ce qui simplifie l’accès aux emprunts hypothécaires pour de nombreux Canadiens.

L’incertitude reste élevée

Malgré l’amélioration du marché de l’habitation, l’économie canadienne demeure confrontée à certains obstacles. Le Brexit ainsi que la querelle commerciale entre les États-Unis et la Chine contribuent à l’incertitude élevée à l’égard de l’économie mondiale.

Cette situation a une incidence négative sur la confiance des entreprises dans le monde, y compris au Canada. Par conséquent, les entreprises canadiennes réduisent leurs projets d’investissement, ce qui limite la croissance économique. Malgré le ralentissement mondial, les exportations canadiennes sont demeurées robustes jusqu’à présent. Cependant, si cette situation persiste, elles pourraient subir des pressions accrues.

La Banque du Canada ne modifie pas les taux

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1,75 %. Elle prévoit une amélioration de l’économie en 2020, grâce à la solidité du marché de l’emploi, qui donnera un coup de pouce au marché de l’habitation ainsi qu’à la consommation. L’économie canadienne devrait tourner presque à plein régime en 2020 et ne nécessite pas de baisses des taux, selon la banque centrale.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Malgré l’incertitude à l’échelle mondiale, l’économie canadienne poursuit sa croissance, soutenue par la consommation, les exportations et les dépenses publiques.
  2. La solidité du marché de l’emploi se traduit par la création de postes et l’augmentation des salaires, qui favoriseront les dépenses de consommation et les investissements dans l’immobilier résidentiel. Le marché de l’habitation prend du mieux, surtout au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.
  3. Les conditions de crédit demeurent très favorables pour les entreprises et les ménages. La baisse des taux devrait continuer de soutenir la consommation et le marché de l'habitation.
Perspectives États-Unis

L’incertitude force la Réserve fédérale américaine à réduire encore les taux d’intérêt

L'économie américaine continue d'afficher une croissance solide, soutenue par les dépenses de consommation et un marché de l'habitation robuste. Toutefois, la querelle commerciale avec la Chine et l'instabilité politique au pays créent une grande incertitude.

Face à cette situation, la Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur pour la troisième fois depuis l’été dernier afin d’éviter un ralentissement économique.

Les investissements des entreprises sont en baisse

Les investissements des entreprises américaines ont chuté pour le deuxième trimestre consécutif. La baisse des prix du pétrole est en partie responsable de ce déclin. Cela dit, le principal facteur est l’incertitude causée par la querelle commerciale avec la Chine.

Le commerce avec la Chine représente 21 % de l’ensemble des importations américaines de biens et 7 % des exportations. Le gouvernement américain a imposé des droits de douane sur plus de 500 milliards de dollars américains d’importations chinoises afin que la Chine offre un meilleur accès à son marché.

Les tarifs douaniers ont entraîné une réduction des exportations chinoises de 11 % depuis le début de 2019. Ils ont également eu des répercussions sur les entreprises américaines. Selon le produit, les entreprises doivent payer des droits de douane de 15 % ou de 25 % sur leurs importations en provenance de la Chine ou trouver de nouveaux fournisseurs dans d’autres pays. Cette situation crée beaucoup d’incertitudes pour les entreprises et fait donc baisser les investissements des entreprises.

Les consommateurs demeurent confiants

Bien que les entreprises s’inquiètent au sujet de l’économie, les consommateurs américains ne semblent aucunement avoir perdu confiance jusqu’à présent.

L’économie continue de créer des emplois à un rythme solide et les salaires sont à la hausse, ce qui contribue au degré de confiance élevé des consommateurs. En effet, le taux de chômage était de 3,6 % en octobre, l'un des taux les plus bas en 50 ans. De plus en plus d’Américains rejoignent à nouveau le marché du travail après des années de difficulté à trouver un emploi.

La bonne performance du marché de l’emploi et la baisse des taux d’intérêt se traduisent par une augmentation des dépenses de consommation et des investissements résidentiels. Les ventes de produits sensibles aux taux d’intérêt, comme les voitures et les meubles, ont connu une croissance de 4.4 % en 2019 (depuis le début de l’année) et la consommation totale croît également à un bon rythme. Ces résultats sont importants, car les dépenses de consommations représentent environ deux tiers du PIB.

Le marché de l’habitation prend également de l’élan à la suite de quelques mois de déclin. La dernière réduction des taux d’intérêt devrait stimuler davantage la croissance au cours des prochains mois.

L’économie continue d’afficher une croissance supérieure aux attentes

Malgré l’incertitude créée par le conflit commercial avec la Chine, l’économie américaine continue d’afficher une croissance supérieure à la tendance. La dernière réduction des taux d’intérêt aidera à soutenir la croissance en cette période de turbulences.

Nous nous attendons à ce que l’économie américaine inscrive une croissance solide en 2019 et en 2020, soutenue par les dépenses de consommation et les investissements résidentiels.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. La demande des États-Unis en produits d’exportation canadienne demeure vigoureuse et continue d’offrir des occasions aux exportateurs canadiens.
  2. Le dollar canadien devrait rester faible en regard du billet vert, ce qui offre un avantage supplémentaire aux exportateurs.
  3. Les taux d’intérêt aux États-Unis resteront bas au cours des prochains mois, ce qui signifie que les coûts d’emprunt seront abordables.
Point sur le marché du pétrole

Les craintes d’un ralentissement mondial font baisser les prix du pétrole

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a révisé à la baisse ses prévisions de 2019 et 2020 pour la demande de pétrole en raison des craintes d’un ralentissement de l’économie mondiale.

L’AIE a abaissé sa prévision de croissance de la demande de pétrole cette année à un million de barils par jour (Mb/j) et à 1,2 million en 2020, ce qui représente une réduction de 100 000 barils chaque année. Les craintes d’un affaiblissement de l’économie mondiale ont plus que contrebalancé les répercussions de la forte baisse de l’offre de pétrole à la suite de l’attaque contre les installations de l’Arabie saoudite, en septembre.

Par ailleurs, les prix du pétrole ont remonté dans une certaine mesure, en raison des manchettes encourageantes au sujet d’un éventuel accord commercial «de phase 1» entre les États-Unis et la Chine. Cet effet a toutefois été atténué par l’annonce de stocks américains considérablement plus élevés que ce que prévoyaient la plupart des analystes.

Il y a près d’un an, le groupe de l’OPEP+, qui regroupe les principaux pays producteurs, a convenu de réduire la production de 1,2 Mb/j au cours du premier semestre de 2019, afin de soutenir les prix. En juin, le groupe a prolongé cette réduction jusqu’en mars 2020, et il devrait réviser de nouveau cette politique les 5 et 6 décembre prochains.

Mohamma Barkindo, le secrétaire général de l’OPEP a déclaré que l’organisation fera ce qu’il faudra pour préserver l’équilibre sur les marchés.

L’OPEP vise habituellement à maintenir le prix du pétrole autour de 70 $ US le baril. Ces derniers temps, le prix du Brent a tourné autour de 60 $ US, et les craintes d’un ralentissement mondial pourraient inciter le groupe de l’OPEP+ à réduire la production plus longtemps que prévu. Cette décision devrait soutenir les prix en 2020, ce qui atténuera les répercussions de la baisse de la demande.

L’écart entre le WTI et le WCS s’élargit

Au cours de la première semaine de novembre, l’écart entre le prix du West Texas Intermediate (WTI) et celui du Western Canadian Select (WCS) s’est élargi, pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 11 mois. Le prix du WCS (prix de référence du brut lourd canadien) a baissé encore plus que les prix du Brent et du WTI. La raison? Une fuite dans l’oléoduc Keystone a contraint TC Énergie à le fermer, à la fin d’octobre. Au moment d’écrire ces lignes, aucune estimation officielle ne laissait entrevoir à quel moment il serait remis en service.

Les producteurs de l’Ouest canadien étaient déjà aux prises avec les problèmes de transport bien connus, et la fermeture temporaire de l’oléoduc Keystone réduit la capacité de transport d’environ 600 000 barils de plus par jour.

Quelques jours avant la fuite dans l’oléoduc Keystone, le gouvernement de l’Alberta avait annoncé une nouvelle politique visant à soutenir les producteurs pétroliers. Le gouvernement a prolongé d’un an la réduction de la production pétrolière, jusqu’en décembre 2020, mais il a fait savoir que les producteurs pourront désormais demander à être exemptés de cette réduction.

Pour répondre à la hausse de la demande, les producteurs pourront accroître leur production si la production supplémentaire est acheminée à l’extérieur de la province par train. Le transport ferroviaire est une option, mais il coûte plus cher et n’est justifié économiquement que si l’écart avec le prix du WTI dépasse environ 20 $ US le baril. Or, l’écart était légèrement supérieur à ce seuil au début du mois.

En résumé

Les prix devraient demeurer peu élevés au cours des prochains mois, compte tenu du ralentissement de la demande mondiale causé par l’affaiblissement de l’économie mondiale. Il s’agit là de mauvaises nouvelles pour les producteurs canadiens qui sont confrontés à des limitations de la production pendant plus longtemps que prévu, à la fermeture d’un pipeline et à l’élargissement de l’écart de prix pour leur produit.

Autres indicateurs économiques

Les taux directeurs américain et canadien à égalité

Le 30 octobre, une fois de plus, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1,75 %. Plus tard, ce même jour, la Réserve fédérale américaine (Fed) annonçait une troisième baisse consécutive de son taux directeur, qui se retrouve à égalité avec le taux canadien. Les deux économies tournent presque à plein régime, mais les banques centrales ont soulevé des préoccupations quant aux répercussions de la guerre commerciale et au ralentissement mondial.

Le huard fait du surplace

En octobre, le huard a continué de s’apprécier lentement face au billet vert, tournant autour de 0,76 $ US au cours du mois. En général, le dollar canadien n’a pas fluctué considérablement depuis le début de l’année. Toutefois, il a commencé à s’apprécier graduellement par rapport au dollar américain cet automne, en raison du resserrement de l’écart de taux entre les deux pays.

La confiance des entreprises s’effrite

L’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est demeuré stable en octobre. La confiance des PME a augmenté de 0,5 point, à 59,8. L’augmentation des carnets de commandes et des comptes débiteurs semble avoir redonné confiance aux propriétaires d’entreprise en ce qui concerne les perspectives de croissance. Un peu plus de 43 % des propriétaires considèrent que leur entreprise est actuellement en bonne santé – leur plus forte proportion depuis un an. La FCEI estime que cette proportion se situe près de la limite supérieure des moyennes historiques.

Cela dit, les différences entre les provinces sont importantes. La valeur de l’indice a chuté à 50 points pour la Saskatchewan (un indice inférieur à 50 signifie que le nombre de propriétaires d’entreprise qui s’attendent à un rendement plus faible de leur entreprise l’an prochain est supérieur au nombre de ceux qui tablent sur un rendement plus élevé). C’est dans les provinces maritimes et au Québec que l’optimisme à l’égard de l’avenir est le plus fort.

Les conditions du crédit aux entreprises restent essentiellement inchangées

Selon l’Enquête auprès des responsables du crédit menée par la Banque du Canada, les conditions de crédit pour les petites entreprises sont demeurées inchangées au troisième trimestre de l’année. Les sociétés du secteur de l’énergie et des Prairies ont signalé un resserrement des modalités tarifaires et non tarifaires des prêts. Les conditions de crédit ont été stables dans l’ensemble pour les ménages; les conditions d’octroi de prêts hypothécaires ont été assouplies, mais les modalités des prêts non hypothécaires se sont resserrées. Le taux d’intérêt effectif des entreprises et des ménages est demeuré inchangé en octobre.

Indicateurs clés: Canada

Partager

v17.9.0.10395