logo BDC

Lettre économique mensuelle

Septembre 2019
Article vedette

La Banque du Canada réduira-t-elle ses taux d’intérêt cette année?

Bien que les banques centrales des États-Unis et d’autres pays aient réduit leurs taux d’intérêt, il semble peu probable que la Banque du Canada (BdC) les imite.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale américaine (Fed) a abaissé son taux en juillet, expliquant qu’il s’agissait d’une mesure préventive en réponse à la faible croissance mondiale et à l’incertitude commerciale. Cependant, l’économie américaine tourne déjà au ralenti, étant donné que les effets stimulants des réductions d’impôt de l’année dernière s’estompent et que les effets de la guerre commerciale avec la Chine commencent à se faire sentir.

Il convient également de noter que les répercussions défavorables des tensions commerciales ne touchent pas que les États-Unis et la Chine. Elles affectent la confiance des entreprises et entravent les échanges commerciaux et les investissements à l’échelle de la planète. (Voir les perspectives États-Unis pour plus d’informations.)

Voilà pourquoi le marché obligataire américain s’attend à d’autres réductions de taux de la part de la Fed cet automne, à l’instar des autres banques centrales.

Est-ce que la Banque du Canada leur emboîtera le pas? Nous en doutons.

La BdC doit trouver un équilibre entre gérer l’économie et freiner les pressions inflationnistes et les bulles spéculatives. Pour l’instant, le taux actuel de la BdC semble toujours stimuler l’économie, car, dans les faits, ce taux est négatif (nous y reviendrons).

Une baisse du taux pourrait inciter les ménages déjà très endettés à emprunter davantage. En effet, la dette des ménages canadiens est à un sommet historique: il correspond à 100 % du PIB. L’augmentation de 1,25 % des taux d’intérêt par la BdC depuis 2017 a fait grimper le ratio d’endettement des ménages – à savoir la part du revenu disponible affecté au remboursement de la dette – à un niveau aussi élevé qu’au quatrième trimestre de 2007. Puisqu’une plus grande part du revenu disponible est affectée au paiement de la dette, il en reste moins pour la consommation, qui a tout juste atteint 0,5 % au dernier trimestre, contre 3,6 % en 2017. La baisse des dépenses des ménages ralentit la croissance économique dans son ensemble.

Malgré les difficultés découlant des tensions commerciales, l’inquiétude de la BdC à l’égard de l’endettement des ménages se traduira probablement par un maintien des taux.

Politiques monétaires divergentes

Dans le passé, si les États-Unis réduisaient leurs taux d’intérêt, le Canada emboîtait le pas à son plus important partenaire commercial. Dernièrement, les choses se passent autrement.

Au cours de la Grande Récession, les deux pays ont abaissé leur taux directeur à 0,25 %, mais dès 2014, le Canada a remonté le sien à 1 %. Ce geste a permis à la BdC de soutenir l’économie et de réduire les taux lorsque les prix du pétrole mondiaux se sont effondrés après avoir atteint plus de 100 $ US le baril.

Les États-Unis quant à eux ont maintenu leur taux directeur à 0,25 % pendant beaucoup plus longtemps – jusqu’en décembre 2015 – afin de soutenir la croissance. En 2018, la Fed a enfin relevé son taux à 2,5 %.

Si nous considérons le taux d’intérêt réel – c’est-à-dire le taux nominal diminué de l’inflation – nous constatons que les taux d’intérêt aux États-Unis sont demeurés beaucoup plus accommodants que ceux du Canada, et ce, jusqu’en mars 2017.

Les États-Unis ont connu une croissance économique plus forte

Les taux d’intérêt plus bas ont donné lieu à une croissance économique plus forte aux États-Unis, et ce, jusqu’à la fin de 2016, moment où le taux de croissance du Canada s’est vivement redressé, en partie en raison de la baisse des taux d’intérêt réels.

Certains estiment que la Fed a exagéré en rehaussant son taux l’année dernière, et ils ont peut-être raison. Si l’on considère que le taux d’intérêt neutre réel – un taux qui ne stimule ni ne restreint l’économie – est d’environ 0 %, on peut donc dire que le taux directeur des États-Unis a été restrictif au cours de la dernière année.

Bien que la Fed ait affirmé que sa réduction de taux en juillet visait à se prémunir contre les risques à la baisse, l’économie a déjà commencé à ralentir et les investissements des entreprises ont diminué pour la première fois depuis 2016.

Étant donné que les banques centrales américaine et canadienne doivent composer avec des réalités économiques différentes, elles continueront sans doute à suivre leur propre voie en ce qui concerne leur taux directeur.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Il est peu probable que les taux d’intérêt augmentent prochainement, puisque les États-Unis ont récemment revu leur taux directeur à la baisse. Étant donné que les coûts d’emprunt demeurent faibles, il y a lieu d’examiner quel type d’investissement améliorerait votre rentabilité et favoriserait la croissance.
  2. Le dollar canadien pourrait s’apprécier par rapport au dollar américain, étant donné que le marché obligataire s’attend à d’autres réductions de taux aux États-Unis. Si vous importez des marchandises des États-Unis, cet automne semble être le bon moment pour faire vos achats.
Perspectives Canada

Les exportations stimulent la croissance du Canada, alors que les dépenses intérieures diminuent

Malgré les tensions commerciales et un ralentissement de la croissance mondiale, le Canada a enregistré une impressionnante croissance annualisée de 3,7 % au deuxième trimestre, la plus forte depuis 2017.

Cela dit, la croissance n’était pas équilibrée. Les exportations ont propulsé l’économie au cours du trimestre, alors que les dépenses des ménages se sont affaiblies et les investissements des entreprises se sont contractés.

Les exportations de biens ont enregistré un solide rendement, ayant connu une remarquable croissance de 15 % au cours du trimestre. Il y a eu une forte demande à l’égard des biens canadiens suivants: les produits agricoles, les produits chimiques industriels, le matériel de transport et l’énergie. De plus, dans la foulée de l’élimination des tarifs imposés par les États-Unis le 20 mai dernier, les exportations d’acier et d’aluminium se sont fortement redressées.

Les services de voyage ont également connu une solide croissance au cours du trimestre, soit à raison de 10 %. Un taux de change favorable pour les Américains et les Européens les a sans doute convaincus de visiter le Canada, particulièrement pendant le palpitant championnat de basketball de la NBA à Toronto.

Les dépenses de consommation ont connu un repli

En effet, les consommateurs ont continué de ressentir les effets de la hausse des taux d’intérêt, les dépenses des ménages s’affaiblissant pour afficher une croissance annualisée de 0,5 %, la plus faible depuis 2012. Les achats de services des ménages ont continué d’augmenter, mais les achats de biens durables tels que des meubles ou de gros appareils électroménagers ont diminué.

Démontrant peut-être des signes de prudence par rapport à l’avenir, les ménages ont fait fructifier leur épargne, laquelle a atteint 4,1 % de leur revenu disponible, contre 2,8 % au premier trimestre.

Les perspectives de reprise des dépenses ne semblent pas prometteuses puisque la confiance des consommateurs se dégrade depuis le début du mois de juillet, selon un sondage de Nanos/Bloomberg. L’économie continue de créer des emplois (plus de 80 000 en août), néanmoins, il s’agissait principalement de postes à temps partiel.

Les investissements des entreprises se contractent

Les dépenses des entreprises se sont contractées au dernier trimestre, annulant les gains enregistrés au trimestre précédent. La diminution des achats d’équipement et de machines a stimulé la baisse générale, et ce, malgré une augmentation des achats d’ordinateurs. Les modifications fiscales entrées en vigueur l’an dernier et permettant aux entreprises de facturer immédiatement à 100 % de nombreux biens d’équipement, tels que des ordinateurs et des logiciels, devraient aider davantage d’entreprises à effectuer les investissements dont elles ont besoin pour augmenter leur productivité.

Le faible niveau de confiance des entreprises explique probablement l’affaiblissement du volume de placements. La confiance constitue un facteur essentiel pour l’investissement.

De plus, l’utilisation des capacités, laquelle a diminué au cours des six derniers mois, suggère que les entreprises ne risquent pas d’investir substantiellement au cours de la prochaine période.

Les investissements résidentiels connaissent finalement une reprise

Après cinq trimestres de contraction, le secteur du logement a finalement fait état d’une croissance au dernier trimestre. La revente de propriétés et les investissements dans de nouvelles résidences ont connu une hausse, particulièrement en ce qui a trait aux immeubles à logements multiples, au même titre que les rénovations d’immeubles.

Les taux d’intérêt devraient demeurer bas

Puisque l’inflation de base correspond à sa cible et que les difficultés s’accentuent à l’échelle mondiale, la Banque du Canada ne devrait pas augmenter ses taux d’intérêt prochainement. Se reporter à l’article principal pour plus d’informations.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Les consommateurs risquent de continuer de réduire leurs grosses dépenses. Les détaillants pourraient donc devoir accroître la valeur de leur offre de produits afin d’effectuer ces ventes.
  2. Déterminez si la déduction pour amortissement accélérée peut vous aider à acheter de l’équipement et des machines afin d’améliorer l’efficacité de votre entreprise.
  3. Les taux d’intérêt demeurent relativement bas, ce qui signifie que le coût d’emprunt pour investir est toujours abordable.
Perspectives États-Unis

Les effets de la guerre commerciale commencent à se faire sentir

La croissance économique aux États-Unis a ralenti pour s’établir à 2 % au deuxième trimestre, alors que des signes montrent que les entreprises ressentent les effets de la guerre commerciale avec la Chine.

Les tarifs imposés par les deux pays ralentissent les échanges économiques, et l’incertitude à l’égard de la future politique commerciale force les entreprises à remettre leurs investissements à plus tard.

Les consommateurs américains sont responsables de la croissance observée au cours du trimestre, les dépenses des ménages ayant grandement contribué à la croissance du PIB, soit à raison de 3,1 %.

Les tensions commerciales ont des répercussions sur les entreprises

La confiance des entreprises américaines s’est dégradée de façon soutenue avec l’imposition d’autres tarifs. La confiance des entreprises est essentielle pour faire des plans d’investissements, et l’affaiblissement de celle-ci se manifeste par la baisse des investissements des entreprises au deuxième trimestre. Cette composante s’est contractée pour la première fois depuis 2016.

Certains analystes craignent que la contraction des investissements des entreprises n’annonce une récession imminente.

Le secteur manufacturier a déjà été touché directement par la guerre commerciale, la production ayant diminué au premier trimestre. De plus, l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier du IHSMarkit s’est encore affaibli en août après avoir inscrit un faible résultat en juillet, enregistrant sa plus faible croissance depuis 2009.

Les consommateurs tiennent le coup

Jusqu’à présent, les consommateurs américains soutiennent l’économie. Représentant environ 70 % du PIB des États-Unis, les dépenses de consommation représentent un important baromètre de la santé de l’économie. Elles ont augmenté très rapidement, soit à raison de 4,7 % au cours du deuxième trimestre, ayant été stimulées par une croissance de 12 % des achats de biens durables.

Le vigoureux marché du travail soutient les dépenses de consommation. L’économie a créé 130 000 emplois en août, ce qui est largement suffisant pour absorber les nouveaux participants sur le marché du travail. De plus, le salaire horaire moyen remonte progressivement, ayant augmenté de 3,2 % par rapport à l’année dernière.

L’année dernière, les droits de douane à l’importation ont eu une incidence limitée sur les ménages. Bon nombre d’entreprises ont constitué des stocks avant l’entrée en vigueur de certains tarifs, et quelques entreprises ont absorbé les droits de douane dans leur marge de profit. De plus, l’inflation est demeurée faible, s’étant établie à 1,7 % en juillet.

Alors que les deux premières vagues ont visé les biens primaires et intermédiaires, la dernière vague vise les biens de consommation. Le président Trump sait que les consommateurs seront plus sensibles à une augmentation des prix de ces produits. C’est pourquoi il a repoussé la date d’implantation des tarifs sur plus de la moitié des biens visés à la mi-décembre.

En se basant sur les tarifs en vigueur l’année dernière, la Banque de réserve fédérale de New York a estimé que la moyenne des droits de douane payés par les ménages était de 282 $ US l’année dernière. En mai, les tarifs sont passés de 10 % à 25 % sur 200 milliards de dollars américains de marchandises chinoises, et le président Trump a menacé de faire passer les tarifs à 30 % sur 250 milliards de produits de tout type le 15 octobre. Les autres échanges commerciaux avec la Chine feront l’objet d’un tarif de 15 %, lequel sera imposé en deux temps: ce mois-ci et en décembre. JP Morgan Chase estime que les droits de douane des ménages augmenteront pour s’établir à plus de 1 000 $ US par année.

Les prochains mois permettront de déterminer dans quelle mesure l’économie américaine peut résister à la guerre commerciale.

Diminution des taux d’intérêt visant à soutenir l’expansion

Comme l’activité économique a diminué et qu’elle risque de continuer sur sa lancée, la Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur en juillet. Les économistes s’attendent à au moins deux autres réductions d’ici la fin de l’année. On peut débattre de la question de savoir si les réductions des taux d’intérêt seront suffisantes pour stimuler d’autres investissements. La confiance et les attentes en matière de croissance future sont des moteurs clés de l’investissement.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Les taux d’intérêt pourraient diminuer davantage alors que les tensions commerciales continuent de grimper.
  2. Si vous exportez aux États-Unis, continuez de faire en sorte que votre entreprise se distingue à titre de fournisseur de valeur.
  3. Les tensions commerciales risquent de continuer de peser sur la confiance à l’échelle mondiale tant que les États-Unis et la Chine ne concluront pas d’entente.
Point sur le marché du pétrole

Les incertitudes commerciales affectent les prix du pétrole

Les prix du pétrole mondiaux ont baissé au cours des dernières semaines en raison de la montée des tensions entre les États-Unis et la Chine.

Les marchés craignent de plus en plus que l’exacerbation des tensions commerciales ralentisse la croissance mondiale. En effet, le Fonds monétaire international a revu son estimation de la croissance mondiale à 3,2 % pour cette année, soit le taux le plus bas depuis 2009.

Un ralentissement de la croissance économique se traduit normalement par une baisse de la demande pour les produits pétroliers.

La faiblesse de la demande de pétrole est généralisée

La demande mondiale pour le pétrole est tombée à son niveau le plus bas depuis 2008, et l’Agence internationale de l’énergie prévoit une croissance d’au plus 1,1 million de barils par jour (Mb/j) pour 2019 et de 1,3 Mb/j en 2020.

Le commerce mondial est un indicateur clé de l’évolution de la demande pour le pétrole, car le transport des marchandises est un élément important du commerce mondial. Selon le Bureau néerlandais d’analyse de la politique économique, le commerce mondial a commencé à ralentir l’automne dernier et s’est contracté de 3,2 % entre octobre et juin.

Les ventes de voitures constituent un autre baromètre éclairant. La baisse des ventes de voitures a une incidence à la fois sur le secteur pétrochimique, qui produit des plastiques et d’autres produits servant à la construction d’automobiles, et sur les marchés de l’essence. Au cours des six premiers mois de l’année, les ventes de voitures ont baissé en Chine, en Europe et aux États-Unis. Aux États-Unis, la demande d’essence a reculé en juillet par rapport à il y a un an.

Malgré les réductions de l’OPEP+, le marché du pétrole est toujours bien approvisionné par la production américaine

L’Arabie saoudite, la Russie et d’autres pays étant partie à l’accord de l’OPEP+ continuent de réduire l’offre – d’environ 2 millions de barils par jour, en juillet, par rapport à il y a un an. Cependant, cette réduction est en partie involontaire et découle des sanctions américaines contre l’Iran et le Venezuela, qui limitent l’approvisionnement du marché mondial en pétrole. Le groupe de l’OPEP+ s’est engagé à maintenir les réductions jusqu’en mars 2020.

Malgré cette intervention, les prix vont probablement continuer de baisser. Cela s’explique en partie par le fait que les États-Unis pompent du pétrole à un rythme exceptionnellement élevé. En août, la production de pétrole brut aux États-Unis s’est maintenue au-dessus des 12 millions de barils par jour. Ce flot continu s’étire maintenant depuis février 2019. En effet, la production a surpassé ce niveau chaque semaine, à l’exception d’une semaine en juillet lorsque la tempête tropicale Barry a interrompu la production sur la côte du golfe du Mexique aux États-Unis.

Dans un contexte où la demande diminue et l’offre des États-Unis augmente, les prix à l’échelle mondiale continueront sans doute de baisser. Certains analystes estiment que l’OPEP+ doit réduire l’offre d’un autre million de barils de pétrole; autrement, le prix du Brent tombera probablement sous les 60 $ US le baril.

Le principal prix de référence au Canada demeure stable

Les prix du pétrole le plus exporté par le Canada, le Western Canadian Select (WCS), ont fluctué en fonction des prix du West Texas Intermediate. L’écart entre les deux est demeuré stable, autour de 12-13 $ US le baril dernièrement, et ce, malgré l’accroissement récent de la production. La réduction de la production imposée par le gouvernement de l`Alberta se poursuivra jusqu’à la fin de 2020, ce qui favorisera le prix du WCS. Il s’agit-là d’une bonne nouvelle pour l’industrie pétrolière canadienne. En outre, les travaux de construction seront lancés ce mois-ci au pipeline Trans Mountain et, si tout se déroule comme prévu, le pipeline devrait entrer en service au milieu de 2020.

En résumé

Les prix mondiaux vont probablement continuer de baisser à mesure que les préoccupations entourant la croissance mondiale s’intensifient. Malgré les réductions de production imposées par l’OPEP+, l’offre des autres pays, particulièrement celle des États-Unis, exercera vraisemblablement une pression à la baisse sur les prix.

Autres indicateurs économiques

Le taux directeur reste inchangé

Le 4 septembre, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1,75 %. La Banque est aux prises avec des signaux contradictoires. Le PIB du deuxième trimestre a été assez solide, s’établissant à 3,7 %; toutefois, la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis représente une menace pour l’économie mondiale. Se reporter à l’article principal pour plus d’informations.

Le huard affiche une légère baisse

Au cours des deux derniers mois, le dollar canadien a perdu près de 2 % par rapport au dollar américain. Le ralentissement de la croissance économique à l’échelle mondiale pourrait représenter une menace pour les exportations canadiennes et exercer des pressions supplémentaires sur le huard.

Regain de confiance

La confiance des propriétaires de PME s’est modérément améliorée en août, ce qui a estompé la plus grande part des pertes enregistrées en juillet. L’indice du Baromètre des affaires de la FCEI a gagné près de trois points, pour s’établir à 60,6. Ce n’est que la deuxième fois depuis le début de l’année que l’indice dépasse la barre des 60 points (un indice se situant entre 65 et 70 traduit une économie qui croît selon son potentiel). La hausse est généralisée, concernant huit des dix provinces. La province où la confiance est la plus élevée est le Québec (67,7); la Nouvelle-Écosse (67,2) et l’Île-du-Prince-Édouard (66,7) suivent. Les secteurs où la confiance est la plus élevée sont ceux de l’information, des arts et du spectacle (66), de l’hébergement et de l’alimentation (65,6) et de la finance, de l’assurance et de l’immobilier (64,4).

Les taux effectifs continuent de baisser

Entre le mois de janvier et la fin du mois d’août, le taux d’intérêt effectif des entreprises a perdu 40 points de base, et se situe maintenant à 3,4 %. Le taux d’intérêt effectif des ménages s’établissait à 3,7 % en août, ce qui représente un recul par rapport au sommet de dix ans de 4 % atteint au début du mois de mars. Le recul des taux effectifs est dans une grande mesure conforme à celui des taux des obligations d’État.

Indicateurs clés: Canada

Partager

v17.9.0.10395