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Lettre économique mensuelle

Juillet 2019
Article vedette

Dans quelle mesure la guerre commerciale aura-t-elle un effet défavorable sur le Canada?

Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont pris de l’ampleur et débordent maintenant le cadre des déséquilibres commerciaux pour s’étendre aux domaines des transferts de technologie et de l’investissement.

Depuis le mois de juillet dernier, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 25 % sur des produits représentant des exportations chinoises de 250 G$ US. La Chine a répliqué en imposant des droits de douane sur des produits qui représentent des exportations américaines de 110 G$ US. Le président Donald Trump a de plus menacé d’imposer des droits de 25 % sur des produits qui représentent les 325 G$ US d’importations chinoises annuelles restantes.

À mesure que de nouveaux droits sont imposés et que les menaces s’accentuent, l’incertitude grandit à l’échelle mondiale, minant la confiance des entreprises et freinant le commerce international et l’investissement.

Au même moment, la Chine a suspendu les importations d’importants produits agricoles canadiens, alléguant que ces produits sont contaminés. Le gouvernement canadien a déclaré que ces allégations sont sans fondement, et de nombreux analystes estiment que la Chine agit de la sorte par mesure de représailles contre l’arrestation et la détention de la directrice financière de Huawei, qui attend son extradition vers les États-Unis.

On ignore l’importance de l’impact de ce qui précède sur la conjoncture économique au Canada, mais on peut penser que le risque d’un effet néfaste attribuable à un ralentissement économique mondial grandit.

La croissance économique mondiale décélère

À la suite des mesures mentionnées, le volume des échanges internationaux a diminué de 2,3 % sur la période allant d’octobre à avril, selon le Bureau néerlandais d’analyse de la politique économique. En outre, la Banque mondiale prévoit une croissance économique mondiale de 2,6 % seulement pour cette année, soit le taux le plus faible depuis la crise financière.

Selon l’OCDE, si les États-Unis mettent à exécution leur toute dernière menace en matière d’imposition de droits de douane, le taux annuel de croissance diminuera de 0,6 % aux États-Unis et de 0,8 % en Chine d’ici 2021. Un ralentissement de la croissance des deux premières puissances économiques mondiales aura des répercussions sur les partenaires commerciaux de celles-ci, dont le Canada.

La proportion des exportations canadiennes de biens qui prend le chemin des États-Unis et de la Chine est respectivement de 75 % et 5 %. L’effet du conflit commercial sur l’économie américaine revêt donc une importance capitale. L’année dernière, l’incidence a été négligeable: elle n’a représenté que 0,04 % du PIB selon le National Bureau of Economic Research.

Depuis lors, toutefois, les droits de douane sont passés de 10 % à 25 % sur des produits chinois représentant des importations de 200 G$ US. Et, si le président Donald Trump met à exécution sa menace d’imposer des droits sur la totalité des produits chinois importés, les catégories de produits touchés seront plus difficiles à trouver ailleurs, et l’effet néfaste sur l’économie sera plus important.

La seule chose qui ne fait aucun doute, c’est que l’incertitude grandit. Et cela veut dire que le coût du capital va probablement augmenter, ce qui aura un effet défavorable sur l’investissement mondial.

Les exportations pourraient augmenter

Ces dernières semaines, le dollar canadien s’est apprécié par rapport au dollar américain – en l’occurrence de plus de 3 % depuis la fin mai.

Mais si la demande extérieure commence à faiblir, particulièrement aux États-Unis, la demande de produits canadiens va diminuer. Conséquemment, la demande de dollars canadiens provenant des marchés internationaux diminuera, ce qui aura un effet baissier sur la monnaie. Un huart en baisse aide nos exportations et rend le tourisme plus abordable pour les étrangers.

Un autre facteur qui pourrait favoriser les exportations canadiennes est la stratégie de représailles de la Chine contre les États-Unis. Celle-ci a abaissé les droits de douane sur des produits concurrents qu’elle importe d’autres pays. À titre d’exemple, les exportations canadiennes de homards vers la Chine ont plus que doublé après avoir fait l’objet d’une baisse de droits de douane de 3 points de pourcentage en 2018, alors que les exportations américaines de homards ont chuté de 70 % après l’imposition par la Chine de droits de douane de 25 % en juillet 2018, selon le Peterson Institute.

Les mesures commerciales chinoises ont un effet néfaste sur les agriculteurs canadiens

Malheureusement, les exportateurs canadiens qui sont apparemment victimes du conflit suscité par l’arrestation d’une dirigeante de Huawei ne se portent pas aussi bien.

La Chine a suspendu les importations de certains produits de canola canadiens en avril, alléguant que ces produits contenaient des parasites. Comme la Chine représente 40 % de nos exportations de canola et que le problème concerne la moitié environ de ces exportations, cela a un effet néfaste sur les agriculteurs des Prairies.

Puis, en juin, la Chine a interdit les importations de porc et de produits à base de viande, déclarant qu’ils contiennent une substance prohibée en Chine – toutefois autorisée au Canada et aux États-Unis. Les exportations des deux produits vers la Chine ont augmenté nettement cette année, alors que la production chinoise de porc a grandement pâti d’une vaste épidémie de fièvre porcine africaine.

L’an dernier, le canola, le porc et les produits à base de viande ont représenté 11 % des exportations canadiennes vers la Chine, mais moins de 1 % de l’ensemble des exportations canadiennes de biens. La Chine est un marché important pour certains producteurs des Prairies et du Québec, mais, à moins que cette mesure commerciale se transforme en interdiction de la totalité des exportations canadiennes, elle ne devrait pas avoir un impact important sur le volume global des exportations canadiennes.

Conclusion

Bien que les États-Unis et la Chine aient convenu de reprendre les négociations, reste à savoir s’ils pourront facilement en arriver à un accord. Les tensions ont débordé le cadre des déséquilibres commerciaux pour s’étendre aux questions controversées de la propriété intellectuelle et du transfert de technologie.

On peut espérer que le président Trump va surseoir pour six mois à la décision d’imposer de nouveaux droits de douane pendant qu’il cherchera à obtenir un accord. Malheureusement, le Canada restera un simple spectateur de ces négociations, pendant qu’il s’efforcera de régler ses propres litiges avec la Chine.

À l’échelle mondiale, plus les droits de douane seront en vigueur longtemps, plus les distorsions des marchés et la dégradation des perspectives en matière de commerce, d’investissement et de croissance seront importantes.

Perspectives Canada

Le secteur du pétrole et du gaz, moteur de la croissance économique au Canada

Après avoir inscrit une performance correcte en mars, plusieurs secteurs se sont repliés en avril, la croissance annualisée de 3 % ayant été presque entièrement générée par un rebond du secteur du pétrole et du gaz.

Le gouvernement de l’Alberta, qui avait imposé des restrictions de production à l’industrie pétrolière dans le but de stimuler les prix, autorise maintenant chaque mois un accroissement de production. Malgré le retrait progressif des restrictions, l’écart entre le prix du pétrole de référence Western Canadian Select et celui du pétrole américain concurrent s’est maintenu.

L’autre bonne nouvelle pour le secteur est l’approbation de l’oléoduc Trans Mountain par le gouvernement fédéral. (Voir le point sur le marché du pétrole pour plus d’informations.)

Les technologies de l’information et des communications ainsi que les services professionnels sont les autres secteurs qui ont apporté une contribution importante à la croissance en avril. Ces secteurs ne représentent que 5 % et 6 % respectivement du PIB, mais ils progressent et contribuent aux gains de productivité dans d’autres secteurs.

Les hausses de taux d’intérêt nuisent au commerce de détail et à la construction

Le secteur du commerce de détail n’affiche qu’une hausse de 0,3 % à ce jour, cette année, par rapport à 2018. Le commerce de détail a divers défis à relever: il doit notamment s’adapter au commerce électronique et affronter la concurrence de détaillants étrangers en ligne comme Amazon. Les magasins qui ont une clientèle de ménages à revenu moyen éprouvent de plus en plus de difficultés, le marché opérant un virage au profit des segments des articles bon marché et des articles de luxe. Parmi les magasins qui ont fermé leurs portes récemment, mentionnons Sears, Déco Découverte de HBC et Payless Shoes.

Les hausses de taux d’intérêt accentuent la pression, car une part croissante du revenu disponible des ménages sert à assurer le service de la dette. Les remboursements d’intérêts et de capital comptaient pour 14,9 % du revenu disponible au premier trimestre de 2019, rejoignant ainsi le sommet record atteint au quatrième trimestre de 2007.

Les hausses de taux d’intérêt ont nui au secteur de la construction également. Malgré une petite hausse en avril, le secteur est en baisse de 5 % par rapport à avril 2018. De nombreux promoteurs ont de la difficulté à vendre leurs immeubles en raison de la hausse des taux d’intérêt survenue l’année dernière et l’application de tests de résistance hypothécaire, qui ont rendu les logements moins abordables sur plusieurs marchés.

Des marchés comme ceux des zones métropolitaines de Vancouver et de Toronto ont vu les prix des logements baisser, mais restent aux prises avec un problème d’accessibilité. D’autres marchés, comme ceux de Montréal et d’Ottawa, où les prix ont augmenté régulièrement pendant la dernière année, voient se détériorer le caractère abordable des logements.

Bien que le crédit hypothécaire ait récemment progressé à un rythme plus rapide en mai que pendant les mois précédents, il est peu probable que l’on assiste à une amélioration importante dans le secteur de la construction, car le nombre de mises en chantier a chuté de 10 % environ en mai par rapport à avril.

Le secteur de la fabrication ne connaît qu’une faible croissance

Le secteur de la fabrication s’est replié en avril et n’affiche qu’une hausse de 0,6 % à ce jour, cette année, par rapport à 2018. Le matériel de transport est le sous-secteur qui a le plus freiné la croissance; un résultat attribuable en partie à des fermetures temporaires atypiques dans le secteur automobile, selon Statistique Canada.

Le secteur des produits du bois et du papier a aussi enregistré un repli, en partie attribuable à la concurrence de producteurs étrangers à faible coût et à l’essor des médias numériques, qui s’opère au détriment des journaux et des autres médias imprimés.

En revanche, le secteur de la fabrication de machines et de produits informatiques ainsi que le secteur des produits alimentaires et des boissons ont contribué de façon plus favorable à la croissance.

Aucune hausse de taux d’intérêt à l’horizon

Bien que l’inflation se soit accélérée, pour atteindre 2,4 % en mai, l’inflation de base se maintient à 2 %, la cible fixée par la Banque du Canada. Vu le caractère de plus en plus incertain de la croissance mondiale, la Banque a laissé son taux directeur à 1,75 % ce mois-ci et fera probablement de même pendant quelque temps.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Vu le caractère incertain de la croissance mondiale, il est peu probable que les taux d’intérêt montent. Dans un contexte de stabilité des taux d’intérêt, songez aux gains de productivité qu’un investissement dans les technologies pourrait apporter à votre entreprise.
  2. La nécessité, à long terme, pour le commerce de détail de s’adapter à une concurrence étrangère croissante par le moyen du commerce électronique ne va pas s’estomper, non plus que les difficultés que connaissent les entreprises dont les activités visent les ménages à revenu moyen. Si vous évoluez dans ce secteur, vous allez devoir trouver des façons de pratiquer une concurrence autre que par les prix.
  3. Vu le coût croissant du service de la dette chez les ménages, le ralentissement est appelé à se poursuivre dans le secteur du logement. Les fournisseurs de ce secteur font face à une conjoncture difficile cette année. Songez à la façon dont vous pourriez opérer une diversification qui vous permettrait de vous tourner vers d’autres marchés potentiels.
Perspectives États-Unis

Croissance vigoureuse tirée par la consommation au deuxième trimestre

Alors qu’une grande partie de la planète s’inquiète à propos d’un ralentissement de la croissance économique, la bonne orientation de la conjoncture se poursuit aux États-Unis, tirée par un consommateur qui reste optimiste et continue de dépenser.

Le rythme des dépenses de consommation s’est maintenu en avril et en mai, même si la progression du revenu disponible a fléchi. La confiance des consommateurs est ressortie en légère baisse en juin par rapport au sommet de 15 ans atteint en mai, mais il est peu probable que cela se traduise par un ralentissement de la consommation à court terme.

Les petites entreprises sont optimistes

L’optimisme a également augmenté chez les petites entreprises, selon l’indice de la National Federation of Independent Business. Les entreprises ont déclaré des ventes et des dépenses en immobilisations en hausse. Ce sont les entreprises évoluant dans les domaines du transport, de la construction, des services professionnels et de la fabrication qui sont les plus susceptibles de procéder à des investissements dans les prochains mois. Comme les petites entreprises emploient la moitié des travailleurs du secteur privé, il s’agit d’un autre élément susceptible d’assurer une poursuite de la croissance économique aux États-Unis.

Une trêve ayant été conclue dans la guerre commerciale, le calme revient sur les marchés financiers

Ces derniers mois, les inquiétudes concernant les tensions commerciales et la croissance mondiale ont déclenché un repli sur les obligations d’État des États-Unis, considérées comme des valeurs sûres. Les titres du Trésor américain à long terme, par exemple les titres à 10 ans, ont fait l’objet d’une demande particulièrement forte, qui a entraîné les cours à la hausse et les taux de rendement à la baisse.

Il y a maintenant trêve dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, les deux pays s’efforçant d’en arriver à un accord. Aussi longtemps que la détente durera, les taux obligataires ne devraient pas baisser davantage.

Comme la croissance économique reste soutenue et malgré que l’inflation demeure faible, il est peu probable que la Réserve fédérale abaisse son taux directeur à la fin du mois. La hausse des prix à la consommation a faibli, pour ressortir à 1,8 % en mai, et l’inflation de base, qui atteint tout juste 1,6 %, est nettement inférieure à l’objectif de 2 % de la Fed.

La croissance des salaires n’a pas contribué à la hausse de l’inflation, le salaire horaire moyen n’ayant augmenté que de 3 % en juin. La croissance des salaires a été faible récemment, mais elle pourrait s’accélérer au cours des prochains trimestres. La productivité a augmenté de 2,4 % sur un an au premier trimestre, ce qui constitue la meilleure performance depuis 2010. Généralement, la croissance des salaires suit l’amélioration de la productivité avec un certain retard.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Le marché américain continue de présenter de formidables possibilités d’exportation pour les sociétés canadiennes en 2019, particulièrement pour celles qui fournissent des biens de consommation.
  2. Le dollar canadien s’est apprécié ces dernières semaines par rapport au billet vert, ce qui a rendu le taux de change plus avantageux pour les importateurs. (Se reporter à l’article principal pour plus d’informations.)
  3. Il est peu probable que les taux d’intérêt baissent aux États-Unis dans un proche avenir, ce qui veut dire que, pour l’instant, le coût des emprunts a probablement touché un plancher.
Point sur le marché du pétrole

Le ralentissement de la croissance mondiale influe davantage sur les prix que les tensions géopolitiques

Ces derniers mois, les prix pétroliers mondiaux ont progressé en dents de scie, le marché ayant donné lieu à une activité de spéculation principalement attribuable aux tensions commerciales et à leur impact sur la croissance mondiale.

Fin avril, alors qu’on croyait que les chances d’une conclusion imminente d’un accord entre les États-Unis et la Chine était élevées, les prix ont monté, le prix du Brent atteignant 75 $ US/baril, et celui du West Texas Intermediate, 66 $ US/baril.

Fin juin, toutefois, les prix ont décroché de 10 % environ, victimes d’une baisse de la demande pétrolière sur fond de ralentissement à la fois du commerce mondial et de la croissance mondiale.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Energy Information Administration des États-Unis, la croissance de la demande de pétrole va chuter à 1,2 million de barils par jour en 2019, ce chiffre constituant une révision à la baisse par rapport à la prévision antérieure, qui était de 1,4 million de barils par jour. Les banques d’investissement sont encore plus pessimistes: Barclays et Morgan Stanley prévoient une croissance de la demande de pétrole de 1 million de barils par jour, et JPMorgan ne prévoit qu’une hausse de 800 000 barils par jour.

Le commerce mondial ralentit

Le commerce mondial a déjà ralenti: il s’est en effet replié de 2,3 % sur la période allant d’octobre à avril, selon le Bureau néerlandais d’analyse de la politique économique. Or, cette baisse est survenue avant qu’entre en vigueur la majoration des droits de douane liés à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Le 10 mai, les droits sur des produits chinois représentant des importations de 200 G$ US sont passés de 10 % à 25 %. La Chine a riposté, mais moins fortement.

À ce stade, les variations de prix sur le marché du pétrole sont sans doute attribuables davantage aux tensions commerciales qu’à des effets directs sur la croissance de la demande. Selon l’AIE, les droits de douane en vigueur actuellement ne vont retrancher que 70 000 barils par jour à la demande de 1,2 million de barils par jour prévue.

Cependant, si la totalité des menaces d’imposition de droits sur les échanges entre les États-Unis et la Chine sont mises à exécution et que l’on tient compte des effets indirects – tels qu’un ralentissement de l’investissement et une hausse du coût du capital – l’effet baissier sur la croissance de la demande mondiale de pétrole risque d’être cinq fois plus important, soit 350 000 barils par jour.

Les sanctions contre l’Iran ont un effet favorable sur le pétrole canadien

En même temps, les problèmes géopolitiques qui influent sur l’offre de pétrole ne semblent pas avoir sur les prix mondiaux du brut l’effet haussier qu’ils avaient dans le passé.

Depuis qu’ils se sont retirés de l’accord sur le nucléaire qui lie l’Iran, la France, l’Allemagne, la Chine, la Russie et la Grande-Bretagne, les États-Unis ont accru leurs sanctions contre l’Iran. Les exemptions que les États-Unis avaient accordées à divers pays ont pris fin en mai, et les exportations de pétrole iranien sont passées de 2,6 millions de barils par jour, il y a un an, à 810 000 barils par jour – ce qui représente une ponction de 1,7 million de barils de brut moyen-lourd par jour sur le marché mondial.

Les raffineries asiatiques sont d’importants acheteurs de ce pétrole, car elles ont investi dans du matériel et des procédés qui ont un meilleur rendement de production de diesel et de carburéacteur à partir de cette qualité de pétrole.

La moindre quantité de pétrole moyen-lourd iranien sur le marché mondial a un effet favorable sur le Western Canadian Select (WCS), étant donné que ces pétroles sont de qualités semblables. Depuis quelques mois, bien que l’offre de brut albertain ait augmenté par suite d’une détente des restrictions de production, l’écart de prix négatif du WCS par rapport au WTI s’est maintenu à 13 $ US/baril.

En résumé

Aussi longtemps que les États-Unis et la Chine n’auront pas conclu un accord prévoyant un retrait des droits de douane, les négociateurs vont continuer de spéculer sur le ralentissement potentiel de la croissance de la demande de pétrole, ce qui va entraîner à la baisse les prix mondiaux. En même temps, la baisse de l’offre de brut de qualité semblable sur le marché mondial devrait continuer d’avoir un effet favorable sur le WCS.

Autres indicateurs économiques

Le taux directeur reste inchangé

Le 10 juillet, la Banque du Canada a annoncé qu’elle maintenait son taux directeur à 1,75 %. Cette décision s’explique par des prévisions de faible croissance économique mondiale pour le deuxième semestre de 2019 et par l’incertitude entourant les accords de commerce international.

Le huard connaît une petite hausse

Ces dernières semaines, le dollar canadien s’est apprécié par rapport au dollar américain, en l’occurrence de plus de 3 % depuis la fin mai. Cela tient pour une large part à des anticipations de baisse de taux d’intérêt par la Réserve fédérale des États-Unis en raison des tensions commerciales et du ralentissement de la croissance mondiale. La stabilité de l’écart de prix défavorable entre le brut albertain et le brut américain contribue également à soutenir le dollar canadien.

Progression mensuelle de la confiance des entreprises

Le Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a inscrit une hausse de 1,8 point, pour atteindre 61,5 points, son plus haut niveau de cette année. Il s’agit du degré d’optimisme le plus élevé depuis le mois d’août dernier. Cette plus récente amélioration de la confiance a été générale, 9 provinces sur 10 provinces y ayant participé. Les propriétaires d’entreprise de l’Île-du-Prince-Édouard (68,4) et du Québec (67,6) demeurent de loin les plus optimistes; viennent ensuite dans l’ordre ceux de la Nouvelle-Écosse (63,9) et de l’Ontario (62,6), dont les résultats ont relativement peu varié par rapport à ceux du mois de mai. Les secteurs les plus prometteurs sont ceux des services professionnels et aux entreprises (65,5), de l’hébergement et de la restauration (63,3) ainsi que de la santé et des services éducatifs (62,0).

Petite amélioration des conditions de crédit aux entreprises et aux ménages

Les conditions de prêt hypothécaire aux ménages se sont assouplies au deuxième trimestre de 2019, tandis que les conditions relatives aux prêts autres que les prêts hypothécaires sont en général demeurées inchangées, selon l’enquête de la Banque du Canada menée auprès des responsables du crédit. Le taux d’intérêt effectif des ménages a diminué, passant de 3,97 % à 3,8 %. Les conditions de prêt aux entreprises se sont en général assouplies légèrement, et le taux d’intérêt effectif des prêts aux entreprises est passé de 3,54 % à la fin mars à 3,50 % en juin.

Indicateurs clés: Canada

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