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Lettre économique mensuelle

Février 2019
Article vedette

Quand la prochaine récession aura-t-elle lieu?

La question la plus fréquemment posée aux économistes est : quand la prochaine récession aura-t-elle lieu?

Après 10 ans de croissance, nombreux sont ceux qui croient qu’une récession est inévitable. L’incertitude accrue à l’égard de l’économie et la performance irrégulière du marché boursier ont alimenté cette préoccupation.

Toutefois, les récessions ne surviennent pas seulement parce que l’économie est en croissance depuis 10 ans. Si l’on prend les cycles économiques passés au Canada, on constate que les récessions ont été causées par de fortes hausses des taux d’intérêt ou par une certaine forme de choc pour l’économie.

Alors, est-ce que l’économie connaîtra une récession ou un atterrissage en douceur?

Apprendre des quatre dernières récessions

En regardant les données historiques de l’économie canadienne, on peut en apprendre beaucoup sur les causes des récessions. Le graphique montre que l’économie canadienne a connu quatre récessions au cours des 40 dernières années.

La première, en 1981, était imputable à une forte hausse des taux d’intérêt. Lorsque le taux d’inflation a atteint 12 %, la Banque du Canada a réagi en montant les taux à 19 %. La stratégie a fonctionné; l’inflation a diminué, mais les taux d’intérêt élevés ont entraîné une importante récession.

En 1991, l’élément déclencheur a été la hausse des prix du pétrole, donnant lieu à une récession mondiale. Plus récemment, une bulle immobilière aux États-Unis a entraîné une crise financière en 2007-2008 qui a été suivie d’une autre importante récession mondiale. Finalement, la chute de 60 % des prix du pétrole en 2014 a causé une récession de six mois au Canada.

L’inflation étant maîtrisée, les taux d’intérêt resteront bas

Comme nous l’avons vu, les récessions sont causées par des hausses importantes des taux d’intérêt ou par un choc pour l’économie—plus récemment, la baisse des prix du pétrole ou les déséquilibres financiers. Quel facteur sera à l’origine de la prochaine récession?

Au cours des deux dernières années, les taux d’intérêt ont augmenté, mais à un rythme très modeste, selon les normes historiques. En effet, comme nous pouvons le voir dans le deuxième graphique, l’inflation se situe actuellement sous la barre des 2 %. C’est une excellente nouvelle! Cela signifie que la Banque du Canada n’est pas pressée d’augmenter de manière importante les taux d’intérêt afin de contrôler l’inflation.

Sans pressions inflationnistes, la banque peut continuer d’augmenter les taux en fonction des perspectives de croissance de l’économie. À l’heure actuelle, l’économie ralentit et la Banque du Canada a réagi en diminuant le rythme des hausses de taux.

Le risque d’une hausse importante de l’inflation est faible, c’est pourquoi nous pouvons nous attendre à ce que les taux d’intérêt restent assez stables. Sur ce plan, il n’y a pas lieu de croire qu’une récession est imminente.

La menace des chocs pétroliers

Comme il a été mentionné précédemment, deux des quatre récessions au Canada ont été causées par un choc pétrolier. Toutefois, la vulnérabilité du Canada aux baisses de prix importantes est plus faible aujourd’hui, car la part du secteur pétrolier dans l’économie est deux fois moins importante qu’elle l’était en 2014.

En outre, les prix du pétrole se sont redressés depuis leur plus récente baisse et devraient continuer de progresser en 2019.

Un déséquilibre financier est-il signe de danger?

Les déséquilibres financiers découlant de la surévaluation des actifs peuvent aussi provoquer une récession. La hausse importante des prix des maisons au Canada au cours de la dernière décennie a créé des déséquilibres dans différentes parties du pays, surtout à Toronto et à Vancouver.

En conséquence, le ratio d’endettement des consommateurs au Canada a nettement augmenté. Vu la hausse des taux d’intérêt, les Canadiens consacrent une plus grande part de leur revenu au remboursement des intérêts, ce qui a pour effet de réduire leurs autres dépenses.

Malgré tout, l’augmentation des taux d’intérêt et la nouvelle réglementation fédérale visant à ralentir le marché de l’habitation, surtout à Vancouver et à Toronto, ont porté leurs fruits. Le marché canadien de l’habitation se rééquilibre et, jusqu’à présent, on peut parler d’un atterrissage en douceur.

L’économie ralentit, mais il n’y a aucun signe de récession

Un coup d’œil aux récessions canadiennes des 40 dernières années nous indique que plusieurs des principales causes sont moins menaçantes aujourd’hui.

Après dix ans de croissance, l’inflation est maîtrisée, atténuant les pressions pour de nouvelles hausses des taux d’intérêt. Les prix du pétrole se sont redressés et devraient continuer d’augmenter tranquillement en 2019. En outre, les prix des maisons fléchissent dans les marchés qui ont été en effervescence pendant des années.

Ces facteurs positifs devraient faire croître l’économie cette année et atténuer les craintes de récession des Canadiens.

Perspectives Canada

L’économie du Canada ralentit, mais continue de croître

La Banque du Canada s’attend à ce que l’économie canadienne progresse de 1,7 % cette année. Bien que ce taux soit plus faible que l’an dernier, il demeure assez solide pour une économie avancée avec une population vieillissante.

Le produit intérieur brut a fléchi en novembre par rapport au mois précédent, mais a tout de même gagné 1,7 % sur 12 mois, ce qui signifie que l’économie ralentit, mais continue de croître.

La construction, surtout résidentielle, a été le facteur ayant le plus pesé sur l’économie, le secteur s’étant contracté chaque mois depuis juin, en regard du même mois en 2017.

Le ralentissement est surtout imputable à la hausse des taux d’intérêt. Le taux directeur de la Banque du Canada est en hausse de 1,25 % par rapport à son niveau de juillet 2017. Même si les banques n’ont pas encore pleinement appliqué les hausses de la banque centrale, leurs taux sont tout de même supérieurs d’environ 1 %, ce qui a pour effet de réduire l’accessibilité à la propriété pour certains acheteurs.

Parmi les autres facteurs ayant une incidence sur le marché de l’habitation, mentionnons la ligne directrice fédérale, appelée B-20, qui oblige les gens souhaitant contracter un prêt hypothécaire non assuré à prouver qu’ils peuvent absorber une hausse des taux d’intérêt. En outre, la réglementation provinciale en Colombie-Britannique et en Ontario limite les achats des étrangers dans ces provinces.

L’endettement pèse sur les ménages

Les hausses des taux d’intérêt ont aussi un impact sur d’autres secteurs de l’économie. Nous pouvons le constater dans le ratio du service de la dette des ménages. Ce ratio mesure la part du revenu disponible nécessaire pour couvrir les remboursements de dette actuels et futurs. Il a augmenté de manière soutenue et s’établissait à 14,5 % au troisième trimestre de 2018 (les dernières données disponibles), ce qui signifie que pour chaque dollar de revenu disponible, 14,5 cents sont appliqués au service de la dette.

Même si la hausse n’est pas aussi importante qu’avant la crise financière de 2008-2009, elle demeure assez élevée.

La hausse des paiements d’intérêts signifie qu’il reste moins d’argent pour le magasinage, en particulier les gros achats, comme les voitures et les produits électroniques, qui étaient en forte demande en 2017. En effet, les ventes de véhicules automobiles ont diminué tous les mois depuis mars sur une base unitaire.

Même si l’on exclut les gros achats, les ventes au détail ont tout de même reculé de 0,4 % en novembre par rapport à il y a un an. Le ralentissement des ventes n’a pas été limité aux produits liés à la maison, comme les matériaux de construction et les outils de jardinage. Il a aussi touché d’autres secteurs, notamment les magasins de vêtements, d’articles de sports, et d’alimentation et de santé.

La confiance des consommateurs joue un rôle important

Selon le sondage mené par Nanos-Bloomberg, la confiance des consommateurs à l’égard de leur bien-être financier a légèrement diminué récemment. Les attentes des Canadiens, quoique stables au cours des dernières semaines, sont nettement plus basses qu’en octobre. Ces résultats expliquent en partie le ralentissement de la consommation des Canadiens.

La croissance de l’emploi a été stable, 327 000 emplois ayant été créés au cours de la période de 12 mois se terminant en janvier 2019, lesquels étaient répartis à peu près également entre les postes à temps plein et à temps partiel. La croissance de l’emploi a été plus solide dans les provinces qui ne produisent pas de pétrole.

Bien que la croissance de l’emploi favorise certainement la confiance des consommateurs, une augmentation de la croissance des salaires, laquelle a été faible, entraînerait une hausse de la confiance et des dépenses.

En janvier, la croissance des salaires n’avait augmenté que de 2 % à l’échelle nationale par rapport à il y a un an. Les secteurs axés sur les services enregistrent une plus forte croissance que les secteurs de production de biens. Les hausses du salaire minimum mises en œuvre dans de nombreuses provinces ont sans doute contribué à la hausse de la croissance des salaires dans les secteurs du commerce de détail et de l’hôtellerie.

Plus de capacités excédentaires dans le marché du travail

La Banque du Canada croit qu’il y a probablement plus de capacités excédentaires dans le marché du travail que nous le pensons, selon le taux de chômage officiel. Cela s’explique par le fait que bon nombre de personnes souhaiteraient travailler à temps plein, mais n’ont qu’un poste à temps partiel. Lorsque l’on tient compte de ces travailleurs à temps partiel involontaires, le taux de chômage national monte à 7,5 % en regard du taux de chômage officiel de 5,8 %, en date de janvier 2019.

Ainsi, à mesure que les capacités excédentaires diminuent, la croissance des salaires devrait monter, ce qui incitera les ménages à dépenser.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Les taux d’intérêt devraient rester stables au cours des prochains mois pendant que la Banque du Canada évalue les répercussions des hausses sur l’économie.
  2. Les dépenses des consommateurs diminuent et les détaillants en ressentiront les effets. Lorsque possible, ces derniers devraient différencier leurs gammes de produits afin d’attirer les consommateurs plus économes.
  3. Le ralentissement du marché de l’habitation signifie que la construction résidentielle et d’autres secteurs liés à l’immobilier pourraient connaître des difficultés au cours des prochains mois.
Perspectives États-Unis

Après une solide année 2018, la croissance économique ralentit aux États-Unis

Bien que les données soient plutôt rares ce mois-ci, l’économie américaine fait généralement belle figure sur le plan de la croissance, surtout par rapport aux autres pays développés. Selon les prévisions du consensus, la croissance atteindra 2,5 % cette année. La création d’emplois demeure excellente; 304 000 nouveaux emplois ont été créés en janvier et le taux de chômage demeure faible à 4,0 %.

Cependant, la croissance économique sera plus lente cette année par rapport à l’an dernier pour deux grandes raisons : la fermeture du gouvernement et le ralentissement de l’économie mondiale.

Les effets de la fermeture continueront de se faire sentir

La fermeture du gouvernement fédéral américain, qui a duré 35 jours, a été la plus longue de l'histoire. Le gouvernement a rouvert temporairement le 25 janvier pour trois semaines, et le 15 février, le Congrès a accepté un accord sur la sécurité frontalière, que le président Donald Trump a signé. Il a par la suite déclaré une urgence nationale à la frontière sud pour détourner les fonds du ministère de la Défense afin de financer le mur.

La fermeture aura un impact durable sur l’économie, faisant diminuer la croissance d’environ 0,5 %, principalement au premier trimestre de l’année, selon le président du Conseil des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Le Congressional Budget Office s’attend à ce que l’économie annule une partie de la production perdue plus tard durant l’année.

La fermeture a touché directement près de cinq millions de travailleurs; 800 000 employés fédéraux n’ont pas été payés durant la fermeture, même si plus de la moitié d’entre eux ont quand même dû travailler, et plus de quatre millions de sous-traitants du gouvernement fédéral n’ont pas été payés.

La Small Business Administration a également cessé d’approuver des prêts, les décisions d’investissement devant être reportées ou annulées. En outre, les voyageurs ont annulé ou reporté leur séjour en raison du manque de personnel de sécurité aux aéroports.

Un ralentissement de l’économie mondiale

L’économie américaine est aussi confrontée aux effets du ralentissement à l’échelle mondiale. Les indicateurs avancés des pays développés, comme ceux du G7 et la Chine, affichent une baisse de l’activité économique.

La Réserve fédérale a choisi d’être patiente en janvier et de maintenir son taux directeur à 2,5 %, citant les conditions économiques et financières à l’échelle internationale. Une pause dans le cycle de hausses devrait freiner la vigueur du dollar américain par rapport aux autres monnaies.

Un dollar légèrement plus faible sera une bonne chose pour les pays et les entreprises dont la dette en dollars américains est élevée. De plus, les autres banques centrales ont maintenant moins de pression pour relever leurs taux d’intérêt afin de maintenir la vigueur de leur monnaie.

Bien que la Fed ne l’ait pas dit explicitement, le ralentissement de la croissance en Chine et les tensions commerciales qui persistent entre ce pays et les États-Unis commencent à peser sur les conditions économiques et financières à l’échelle mondiale.

Même si la croissance en Chine a ralenti l’an dernier pour s’établir à 6,6 %, ce taux reste exceptionnellement solide pour un pays aussi développé. Toutefois, compte tenu de la taille de l’économie chinoise et de ses liens avec d’autres pays par l’entremise des chaînes d’approvisionnement mondiales, tout changement mineur du taux de croissance a un impact démesuré sur le reste du monde.

Qu’est-ce que cela signifie pour les entrepreneurs?

  1. Vu la stabilité des taux d’intérêt aux États-Unis, le dollar canadien devrait rester stable ou potentiellement s’apprécier.
  2. Les taux d’intérêt à plus long terme au Canada, comme ceux pour un prêt hypothécaire à taux fixe de cinq ans, devraient rester assez stables, puisqu’ils sont fondés sur le taux des billets du Trésor américain à cinq ans, lesquels sont à leur tour fondés sur le taux directeur de la Fed.
  3. La vigueur du marché du travail aux États-Unis devrait permettre aux consommateurs de continuer à magasiner. Les exportateurs canadiens, surtout de biens de consommation—un élément positif du contexte commercial canadien—devraient continuer de faire belle figure.
Point sur le marché du pétrole

Malgré les réductions de la production, le rebond des prix mondiaux est toujours modeste

Le West Texas Intermediate et le Brent, les pétroles de référence mondiaux, se négocient légèrement au-dessus du prix moyen en décembre, à 55 $ US et à 63 $ US le baril, respectivement. Bien qu’il s’agisse d’une modeste amélioration par rapport à novembre, ces prix sont toujours environ 20 $ sous les prix par baril enregistrés en octobre.

Au début de décembre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres pays producteurs de pétrole, notamment la Russie, ont conclu une entente visant à réduire sa production de 1,2 million de barils par jour (b/j), de janvier à juin; cette entente a eu un effet négligeable sur les prix jusqu’à ce jour.

Même si techniquement, l’accord est entré en vigueur en janvier, l’OPEP a démontré son engagement envers la diminution de l’offre de pétrole en décembre lorsqu’elle a réduit sa production de 750 000 b/j. De ce nombre, une quantité de 400 000 b/j est attribuable à l’Arabie saoudite, qui a ralenti sa production à 10,6 millions b/j. En janvier, l’Arabie saoudite a extrait 10,2 millions b/j et s’est récemment engagée à réduire sa production à 10,1 millions b/j.

En revanche, la production de la Russie a augmenté en décembre pour s’établir à 11,8 millions b/j. Les récents commentaires du ministre russe de l’Énergie donnent à penser que le pays va réduire graduellement sa production au cours du semestre de l’entente et atteindra sa cible de réduction de 240 000 b/j seulement plus tard.

On peut se demander si la Russie respectera la nouvelle entente lorsqu’on se penche sur les aspects suivants : La Russie peut gérer son déficit budgétaire lorsque les prix mondiaux du pétrole sont inférieurs à 60 $ US le baril. Le financement des programmes de dépenses de nombreux pays au Moyen-Orient, notamment l’octroi de subventions à la consommation d’énergie à la population dépendent, exige des prix du pétrole plus élevés.

La production américaine toujours à la hausse

La vigueur de la production aux États-Unis joue un rôle déterminant dans la dynamique de l’approvisionnement mondial, le pays produisant une moyenne de 11,7 millions b/j depuis novembre. Sa production ayant atteint 11,9 millions b/j en janvier, les États-Unis sont devenus le plus important producteur de pétrole brut au monde. La production a bondi de 2,2 millions b/j en 2018; un exploit extraordinaire!

L’Energy Information Administration prévoit que les États-Unis continueront d’augmenter leur production en 2019, quoiqu’à un rythme plus modéré, en y ajoutant 500 000 b/j. Cette augmentation continuera d’exercer une pression à la baisse sur les prix, en particulier sur le WTI, qui se négocie à environ 8 $ US le baril sous le prix du Brent.

La réduction de la production est favorable au Western Canadian Select

Après une chute brutale à 13 $ US le baril en novembre, l’Alberta a décidé d’imposer une réduction de la production de 325 000 b/j dès janvier, ce qui a fait grimper le prix du Western Canadian Select (WCS) jusqu’à 42 $ US le baril à la fin de janvier. Cette amélioration a permis à la province de réduire la baisse de production de 75 000 b/j en février.

Comme le montre le graphique, l’écart entre le Western Canadian Select (WCS) et le West Texas Intermediate (WTI) s’est nettement réduit, passant d’une moyenne de 42 $ US le baril en octobre à 10 $ US le baril en janvier.

Deux facteurs favorisent le rétrécissement de cet écart. Le premier est la croissance soutenue de la production aux États-Unis, qui exerce une pression à la baisse sur le prix du WTI. Le deuxième facteur est l’augmentation de la demande pour le pétrole brut lourd du Canada. Trois raisons expliquent cette hausse : les baisses de la production; la quantité moins importante de pétrole lourd dans le monde, en raison du ralentissement de la production au Venezuela; et la hausse de la demande par les raffineurs américains après la fin de leurs programmes d’entretien à la mi-novembre.

Ce qu’il faut retenir

Bien que les indices de référence mondiaux grimpent lentement, il ne faut pas s’attendre à un retour rapide aux sommets atteints l’an dernier. Lorsque l’OPEP et la Russie se sont engagées à éliminer 1,8 million b/j de l’offre de pétrole sur le marché mondial en novembre 2016, les prix ont augmenté progressivement au cours des dix mois suivants, sans atteindre leur sommet pendant près de deux ans.

Cette fois-ci, une quantité plus faible de pétrole est retirée du marché dans un contexte de hausse de la production aux États-Unis et de ralentissement de l’économie mondiale. En outre, le respect de l’entente est moins probable, surtout avec la Russie qui est en mesure de gérer son déficit si le prix du baril s’établit à 60 $ US.

Autres indicateurs économiques

La Banque du Canada va probablement laisser son taux directeur inchangé en mars

La Banque du Canada a maintenu son taux du financement à un jour à 1,75 % le 9 janvier. La prochaine décision de la Banque quant à son taux directeur est prévue pour le 6 mars. Au moment d’écrire ces lignes, la plupart des analystes s’attendent à deux autres relèvements de taux en 2019. Compte tenu des commentaires de la Banque à l’égard de la baisse de l’inflation pendant la majeure partie de 2019, une hausse des taux en mars semble peu probable.

Le huard s’est légèrement apprécié en janvier

Le dollar canadien a continué de s’apprécier par rapport au dollar américain en janvier. Il a gagné deux cents durant le mois, terminant la période au-dessus de 0,76 $ US. La hausse des prix du pétrole brut et le ton plus conciliant de la Fed quant aux taux d’intérêt aux États-Unis ont permis au huard de se redresser légèrement au cours du dernier mois.

La confiance des PME en Alberta continue de se détériorer

L’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante montre une légère amélioration de l’optimisme des entrepreneurs en janvier. Cette hausse n’a toutefois pas contrebalancé la perte enregistrée dans le dernier mois de 2018. Dans l’ensemble, la confiance des entreprises a augmenté de 2,5 points à l’échelle nationale. Par ailleurs, elle s’est détériorée pour un deuxième mois d’affilée en Alberta et s’est établie à 37,5 malgré la hausse des prix du pétrole brut. La province n’avait pas été témoin d’un niveau d’optimisme aussi faible depuis plus de deux ans. De plus, le secteur des ressources naturelles affiche le plus faible niveau de confiance par suite d’un repli de 6,5 points en janvier.

Les conditions de crédit aux entreprises se sont assouplies

Le taux d’intérêt effectif des ménages est resté inchangé en janvier, soit à environ 4 %. Par ailleurs, le taux d’intérêt effectif des entreprises a récemment fléchi, s’établissant à 3,75 % soit le même taux qu’en octobre. Jusqu’à présent, les taux d’intérêt effectifs des ménages et des entreprises ont augmenté d’environ 100 points de base malgré la hausse du taux directeur de 125 points de base.

Indicateurs clés : Canada

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