1. Question: Adopter les affaires électroniques
Par les temps qui courent, tout le monde parle d'affaires électroniques. Mais je ne sais pas si ce serait bon pour moi. Devrais-je envisager de me lancer dans cette aventure?
Réponse
Parfois, on a l'impression d'être les seuls à ne pas faire des affaires en ligne. En tout cas, l'engouement suscité par les affaires électroniques a de quoi amener une entreprise à réfléchir sérieusement à la possibilité de se joindre au mouvement. Cependant, toutes les PME ne font pas des affaires en ligne et toutes n'ont pas intérêt à prendre le virage électronique.
Bien des gens confondent «affaires électroniques» avec «commerce électronique», qui consiste à vendre des produits ou services par internet, en général à des consommateurs. Une entreprise qui vend des vêtements en ligne fait du commerce électronique, mais pas nécessairement des affaires électroniques. En revanche, une entreprise qui offre ses services à une autre sur le web fait des affaires électroniques, et non du commerce électronique parce que les opérations ne sont pas effectuées en ligne.
De nos jours, la plupart des affaires électroniques font intervenir une approche «clic et mortier», c'est-à-dire qu'une entreprise ayant pignon sur rue intègre les communications électroniques à ses activités quotidiennes. Il peut s'agir de simplement mettre sur pied un site web à des fins de marketing et d'information - aussi appelé «dépliant en ligne» - ou encore de créer un magasin virtuel complexe offrant des centaines de produits à la vente, avec toutes les difficultés logistiques que cela suppose, par exemple l'expédition.
Cependant, de nombreuses entreprises n'existent que sur le net. Pour ces entreprises virtuelles, il est plus rentable de faire des affaires en ligne que d'investir dans un emplacement réel, sans compter qu'elles peuvent ainsi joindre davantage de clients éloignés. Il s'agit généralement, à la base, d'entreprises du savoir, dont les principaux produits ou services portent essentiellement sur des informations ou des connaissances spécifiques qu'elles proposent à d'autres par l'intermédiaire du web. Les «entreprises du contenu» en sont un bon exemple. Il s'agit en réalité d'entreprises de publication en ligne qui recueillent de l'information dans un domaine précis (comme le génie) pour la vendre à une communauté de clients similaires qu'elles ont réunis.
Partant de ces distinctions, il est important que chaque PME se livre à un auto-examen minutieux pour déterminer si les affaires électroniques lui conviennent. Dans la plupart des cas, certains aspects des affaires électroniques se révéleront utiles. Dans d'autres, par contre, faire des affaires en ligne n'ajoutera que peu de valeur à l'entreprise, notamment si celle-ci exerce ses activités dans un secteur très restreint où la communication de masse n'est guère importante.